correspondant agoravox

vendredi 11 juin 2021

A LA DECOUVERTE DU CHATEAU DE BY, MUSEE ROSA BONHEUR.77-THOMERY.

Intéressante découverte que ce château de By, qui abrite un musée privé consacré à la peintre animalière Rosa Bonheur ! Pour le découvrir, il faut se rendre en Gâtinais, à Thomery, localité de Seine et Marne proche de Fontainebleau. Au XVe siècle existait ici un domaine seigneurial, appartenant à la famille de By, qui le gardera jusqu'à la Révolution.. Le château sera remanié au XVIIIe siècle.

La peintre animalière Rosa Bonheur (1822-1899), prise d'un envie de campagne et de nature, achète le domaine en 1859. Elle est alors au sommet de sa carrière et sa notoriété est internationale. C'est la vente pour 40 000 F de son tableau "Le marché aux chevaux" (actuellement au MMA de New York) qui lui permet de réaliser cet achat. C'est la première femme qui peut s'acheter un bien grâce au fruit de son travail. Elle y vivra jusqu'à sa mort. Après sa disparition, le château échoit à sa "fille d'adoption", la peintre américaine Anna Klumpke , qui aura l'idée tout de suite d'ouvrir l'atelier de Rosa Bonheur au public. Le domaine restera à ses descendants. Il est acquis en septembre 2017 par Katherine Brault, qui y crée en 2018 un musée consacré à la peintre animalère. C'est donc un domaine privé. Par ailleurs, une association des Amis de Rosa Bonheur, associée au château, met sur pied quelques actions. Elle cherche notamment à obtenir le classement du château, qui est déjà labellisé "Maison des Illustres".                                                      

Le château de By  vu de la cour: l'aile droite a été construite  en 1860  par l'architecte Jules Saulnier, dans un style néogothique,  pour y installer l' atelier de l'artiste, haut de plafond,vaste et lumineux. Un second atelier, dit "atelier d'hiver", est construit par la suite au 2e étage du château. Au dessus de l'atelier, côté rue, l'aile droite comporte un clocher qui donne l'heure, un cadeau de Rosa aux habitants.

LE MUSEE:

A l'intérieur, on visite l'atelier de Rosa Bonheur, resté en l'état depuis sa disparition, et rempli de souvenirs de l'artiste, ainsi que la "salle des études", qui réunit de nombreuses esquisses, dessins et gravures. 

Dans l'atelier de l'artiste trône ce tableau d'Anna Klumpke représentant Rosa âgée, dans sa tenue de peintre (remarquons le port du pantalon, plus par commodité que dans un esprit revendicatif; à l'époque une femme n'avait pas le droit d'apparaître en public en pantalon; il lui a fallu pour pouvoir le faire un "certificat de travestissement" en bonne et due forme!). 
Rosa est une femme de petite taille (1,50 m), et de fort caractère... 
Un lion et une lionne, qu'elle avait eus petits, Sultan et Fatma, se promenaient familièrement dans son atelier. Sous le tableau, c'est Fatma !

Ce tableau d'Edouard Dubufe, représentant Rosa jeune, a été en fait terminé par elle: elle a de sa main remplacé le guéridon sur lequel elle était appuyée primitivement, et qui ne lui plaisait pas, par... une vache !

Les têtes naturalisées de "ses" animaux décorent ce mur de l'atelier...

Dans la salle des études, belle gravure représentant Sultan et Fatma adultes. Les lionceaux ont été élaborés à partir de ses dessins des deux lions jeunes.

Beau portrait de Sultan.

L'artiste  allait dans les bois, ou encore dans les foires aux bestiaux, pour trouver ses modèles.Elle voyageait même à l'étranger pour découvrir certaines races de bovins plus rares. 

Rendre le mouvement était sa préoccupation: ce tableau où l'on voit des vaches écossaises est caractéristique de ce point de vue.

On peut voir au cours de la visite de nombreux objets lui ayant appartenu: ses lunettes ici par exemple.

Que fait un costume d'indien dans cette vitrine? C'est un cadeau de Buffalo Bill, grand admirateur de l'artiste , venu le lui remettre à l'occasion de son passage en France pour y présenter son spectacle. C'est un costume de sioux un peu fantaisiste, un costume de spectacle!

Rosa Bonheur a eu d'autres visiteurs prestigieux: l'impératrice Eugénie, qui est venue lui remettre la légion d'honneur en 1865 ( elle fut la première femme à l'obtenir) , ou encore le président Sadi Carnot.

DANS LE PARC:
La visite du parc de 3 ha, adossé à la forêt de Fontainebleau, est intéressante et révèle des aspects surprenants de la personnalité de la maîtresse des lieux. Elle nous permet d'apercevoir d'abord successivement l'ancienne chapelle, à un angle de la propriété, puis un clapier et un joli poulailler. 

Le clapier et le poulailler.

On croise ensuite une de ces cabanes à raisin où l'on conservait les grappes de chasselas destinées à de riches parisiens ( ce coin du Gâtinais était un pays de vignes).

                                           Une cabane à raisins typique de ce pays de vignes.

 On découvre ensuite un pavillon isolé au milieu des arbres du parc, le "pavillon des Muses".


Rosa Bonheur aimait aller peindre dans ce "pavillon des Muses", perdu dans le parc, en pleine nature, elle y était entourée de ses animaux. Des enclos  avaient été aménagés aux alentours pour certains d'entre eux, des abreuvoirs y avaient été creusés dont on voit encore la trace.
 L'artiste, dont tout le talent provenait de la Nature selon ses propres dires, mettait à égalité l'être humain et l'animal.Pour elle, les animaux ont une âme. Elle a aussi agi pour préserver la nature (telle partie de la forêt de Fontainebleau par exemple).


Nous découvrons aussi un "pas de tir" (qui sert à l'entraînement au tir - elle s'entraînait donc au tir!), construit avec les traverses d'une voie de chemin de fer que Rosa avait fait construire dans son parc pour tester un système de freinage de locomotive inventé par une de ses amies, qui n'avait pas été prise au sérieux par les autorités. Eh bien Rosa avait décidé de construire une voie ferrée pour le tester! Il y avait même une gare, encore visible dans le parc!

Dans le parc, un arbre âgé de 450 ans...

Retour vers le château par l'allée d'honneur bordé d'arbres nouvellement plantés par la propriétaire.

Le château vu du parc.

A l'approche du château on remarque la serre, fabriquée dans les ateliers de Gustave Eiffel, et l'orangerie.


Repas, ou simplement boissons et gourmandises peuvent être savourés dans un lieu fort agréable, en particulier par beau temps. Le château comporte aussi des chambres d'hôtes. 
Actuellement, il est nécessaire de s'inscrire pour la visite.

UN PETIT PLUS:
le fameux tableau : "le marché aux Chevaux":
Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Non seulement sa vente lui permit d'acheter le château de By, mais il lui valut une renommée internationale. Il fut présenté à l'exposition universelle de 1855. Elle fut influencée pour le réaliser par une frise du Parthénon. Elle alla 2 fois par semaine pendant 18 mois au marché aux chevaux de Paris pour réaliser des études préparatoires.Son dernier acheteur américain en a fait don au Metropolitan Museum of Art de New York. D'autres tableaux de Rosa Bonheur se trouvent notamment au musée d'Orsay et au château de Fontainebleau.


EN SAVOIR PLUS sur Rosa Bonheur et sa carrière:
VOIR:




mardi 5 janvier 2021

PARC NORD DES ULIS : DES FOULQUES AFFAMEES S'EN PRENNENT AUX MOLLETS D'UNE PROMENEUSE!

Une promeneuse, en effet, a cru revivre "Les oiseaux" d'Hitchcok, les corbeaux étant remplacés par des foulques, autres oiseaux noirs!

J'ai appris quelque chose sur les foulques, ces grosses poules d'eau noires à crête blanche: elles peuvent, dans certaines circonstances, attaquer l'homme, ou plutôt la femme en l'occurrence!
Les volatiles  du parc ont faim, et ils ont pris l'habitude d'accourir vers les promeneurs qui semblent avoir l'intention de leur donner à manger; réflexe conditionné par le fait que beaucoup de passants donnent aux oiseaux, bien que ce soit officiellement interdit.
Ce 30 décembre, jour de brouillard et de froid intense, je vois à une certaine distance une cohorte considérable de foulques se diriger en hâte vers une dame qui tient à la main un  sac en plastique apparemment garni de pain ou autre denrée susceptible d'intéresser ces volatiles; la dame s'écarte à reculons, un bouquet d'arbres me cache alors la scène en partie, mais j'entends des cris!



Foulque macroule.

Quand j'arrive sur les lieux, un reflux des oiseaux vers l'étang s'est produit, du fait que la promeneuse a fait mine de partir, mais je la vois qui se rapproche en se frottant la jambe: "Il y en a une qui m'a mordue! C'est que ça fait mal!"
En réalité, elle n'avait pas l'intention de nourrir les oiseaux! Elle avait dans son sac une brioche qu'elle se proposait de déguster chez elle avec sa famille, c'est ce qui a attiré cette bonne troupe, dont certains membres sont devenus mauvais! Est-ce par frustration ou par colère parce qu'on ne leur accordait pas ce qui leur était visiblement promis, certaines foulques se sont mis à avoir un comportement agressif!
Pendant que je discutais avec la promeneuse, les bêtes, voyant de nouveau le sac pendant au bout du bras de mon interlocutrice, se sont à nouveau précipitées vers nous, et nous avons évité de justesse de nouveaux coups de bec!
La foulque est normalement peureuse, mais elle peut-être hargneuse!
Et la faim peut favoriser, on le voit, ce deuxième trait de caractère!

LE PETIT CHAPERON ROUGE AURAIT VECU EN HUREPOIX!

Le Hurepoix, abondamment fourni en bois et forêts, était paraît-il autrefois le paradis des loups... et le cauchemar parfois des habitants , qui d'ailleurs au fil du temps les ont fait disparaître. Les nombreux noms de lieux ou d'allées forestières, dans la région, qui se réfèrent au loup attestent d'ailleurs encore de cette omniprésence de l'animal.

Et donc, tenez-vous bien, le petit Chaperon rouge serait une fillette ayant vécu en Hurepoix, plus précisément à Marcoussis, c'est un historien qui le dit, Jean-Marc Moriceau, professeur d'histoire à l'université de Caen, et spécialiste de l'histoire des campagnes et des loups! Entre novembre 1692 et 


mars 1693, il y aurait eu des attaques de loups dans le bois du Déluge, à Marcoussis. Une gazette de l'époque  rapportait par exemple que le 3 février, une jeune bergère, Marie Migret , qui gardait les vaches, avait été dévorée par un loup dans les bois de Marcoussis. Elle a été d'ailleurs inhumée au cimetière de Saint-Jean de Beauregard...  Charles Perrault, qui séjournait à la Cour de Versailles, aurait eu vent de cette affaire. Il aurait modernisé le conte, issu d'une vieille tradition orale, en s'en inspirant.
Il se trouve que le loup est vraisemblablement de retour dans la région (voir ci dessous) . La découverte il y a quelque temps d'un cadavre de poulain rongé  et d'autres traces dans le sud de l'Essonne semblent l'attester. Le loup décidément apprécie le Hurepoix! Va-t-on recommencer à avoir peur du loup dans la région? On nous assure qu'il est très rare qu'il attaque l'homme...

                                  LE LOUP DE RETOUR EN HUREPOIX!

Petits chaperons rouges, ne vous hasardez plus dans les bois: le loup est de retour en Hurepoix! Ainsi un loup aurait été observé dès 2016 entre Rambouillet , Auffargis et Cernay la Ville! Ce loup serait originaire de l'Yonne, d'après les spécialistes de l'Observatoire du loup, qui confirment un phénomène de migration du loup en direction de l'Ile de France. Le loup, paraît-il, se déplace de 20 à 60 km par jour; il n'est pas impossible qu'il se fixe dans la région s'il trouve le gibier suffisant (lapins) et une zone où il se sent relativement en sécurité.
                                                              
                                                                     

LOUP, Y ES-TU?

Néanmoins d'autres spécialistes restent sceptiques: peut-être les témoins ont-ils confondu avec un chien, certaines races ressemblent beaucoup au loup! Seule l'analyse génétique des excréments ou des poils collectés sur le terrain  donnerait une réponse sûre, mais de telles analyses n'ont pas encore été menées.
Il ne faudrait pas trop tarder pour les réaliser, selon l'Observatoire du loup, afin d'éviter les problèmes avec les élevages, et les massacres de loups  à tout va qui pourraient s'ensuivre !

dimanche 13 septembre 2020

EVENEMENTS A VENIR EN HUREPOIX:


                                       * A QUAND LA BELLE EPOQUE?
Le nouveau spectacle de l'association "Des auteurs et des Voix" évoquera les années1880 à 1900, qui précèdent la Belle époque.
"Selon une formule bien rôdée, qui a fait leur succès, Arlette Calloud et ses complices nous font revivre une période du passé pas à pas, à travers des témoignages de l'époque tirés aussi bien d'oeuvres littéraires que d'articles de journaux, de textes d'affiches, de lettres privées ou encore de chansons. Et c'est passionnant! On baigne véritablement dans l'époque, on vit ses incertitudes et ses inflexions telles que les ont vécues au présent les contemporains".La Blogazette des Ulis et du Hurepoix.



dimanche 26 janvier 2020

L'EXPOSITION SUR LOUISE DE VILMORIN A LA MAISON DE CHATEAUBRIAND (Châtenay-Malabry).

                                           Louise de Vilmorin.

C'est à l'occasion du 50 e anniversaire de la mort de Louise de Vilmorin (1902 - 1969)  que cette exposition a été montée à la maison de Chateaubriand en octobre 2019. Elle sera visible jusqu'au 15 mars 2020. Intitulée "Une vie à l'œuvre", elle se donne pour ambition de faire découvrir  l'œuvre peut-être un peu méconnue de Louise de Vilmorin, au delà du souvenir qu'elle a laissé à ses contemporains, celui d'une femme élégante, mondaine et séductrice.
Il est assez logique qu'une telle exposition ait été montée à la maison de Chateaubriand, située dans la commune voisine  de Verrières le Buisson, où se trouve le château familial de l'écrivaine. Il faut savoir aussi que dans la 1e moitié du XXe siècle, la maison de Chateaubriand, comme le château de Louise par la suite, fut un lieu de rencontre littéraire et artistique, qui accueillit Colette, Paul Valéry, Edouard Herriot par exemple.


Visite guidée de l'exposition.

 Une promenade dans la vie de l'écrivaine.
L'exposition, répartie dans 3 pièces différentes est en fait structurée en fonction de la biographie de l'auteur. On découvre d'abord sa famille, puis le fil de son existence de façon chronologique, et enfin ses dernières années. Il s'agit donc d' une sorte de promenade pas à pas dans la vie de l'écrivaine. Et à chaque étape, ses créations littéraires  et ses activités de plume diverses nous sont révélées, clairement replacées dans leur contexte.

              Affiche de la société Vilmorin: on pratiquait déjà les jeux sur les mots dans la famille.

Sa famille.
Tout le monde a entendu parler des graines Vilmorin. Elle était très fière de son père, grand botaniste, homme de culture et entrepreneur ambitieux. Une mère belle mais peu aimante, quatre frères qu'elle adorait, une sœur avec qui elle ne s'entendait pas (et qui épousera un cousin de Toulouse Lautrec):voilà le contexte familial. Elle se réfugie dans la lecture, et commence à composer des poèmes. Jeune, elle est de santé fragile. Un arthrite tuberculeuse de la hanche l'obligera à rester 3 années alitée à partir de 1919. Elle en gardera une légère boiterie.

Ses parents.

Louise et ses 4 frères, qu'elle adorait. Ils vivront avec elle au château de Verrières quand elle s'y installera.

    Elle symbolisait leur entente par un trèfle à 4 feuilles dont elle était la tige.

Les hommes de sa vie.
Au fil de la visite, on découvre les nombreux hommes de sa vie : après avoir été fiancée à Saint Exupéry, avec lequel sa mère lui imposa de rompre, car trop peu fortuné, elle épouse en 1925 un américain. De cette union naissent trois filles, qu'elle néglige à son tour. Elle s'ennuie. Elle a une brève liaison avec Malraux. Elle divorce finalement en 1937. Par la suite, elle  épouse un comte Hongrois: période heureuse mais courte: il la trompe. Nouveau divorce deux ans plus tard. Elle vit ensuite au palais Borghèse, résidence de l'ambassadeur de Grande Bretagne, dont elle est la maîtresse. C'est alors un tourbillon de mondanités. Dans les années 60, elle renoue avec Malraux, avec lequel elle vit au château de Verrières, qu'elle a réinvesti. Il y restera après sa mort.

Louise à l'époque de son premier mariage.


Buste sculpté de Louise de Vilmorin.

De la vie à l'œuvre.
Certains d'entre eux ont un rôle moteur par rapport à son activité d'écrivain: ainsi Malraux, qui lui suggère d'écrire pour se désennuyer. Sainte une fois, son premier roman, paraît chez Gallimard en 1934. Ou encore Cocteau, qui l'encourage, séduit par ce premier roman. Elle écrit alors La fin des Villavide et plusieurs poèmes. Elle noue une amitié et entretiendra une abondante correspondance avec celui dont elle dit "C'est le premier homme qui m'ait fait confiance". Sa relation avec Saint Exupéry nourrira plus tard les poèmes du recueil Fiançailles pour rien. La période hongroise lui inspire Le lit à colonnes, un 3e roman et des poèmes, réunis dans Le sable et le sablier. Pendant ses "beaux jours" au palais Borghèse, elle écrit Retour d'Erica (1946) et plusieurs poèmes. Retrouvant Jean Hugo en 1948, elle entame avec lui une correspondance, lui écrivant une lettre par jour. C'est Jean Hugo qui l'encourage à composer des vers, des holorimes, palindromes et calligrammes, ce qui donnera l'Alphabet des aveux (1954) admiré des surréalistes. Dans les années 50, Julietta, composé chez Jean Hugo, et Madame de... lui apportent la consécration. D'autant que ces deux romans seront adaptés au cinéma. Elle écrit aussi les dialogues du film de Louis Malle, Les Amants. A partir de 1954, elle rédige aussi des articles pour Vogue et Marie-Claire, sur des sujets divers: la mode, les voyages...Elle se lance dans une biographie de Chanel. Après 1960, retirée à Verrières, elle publiera encore L' heure maliciôse (1967) et des poèmes. Ils paraîtront dans le recueil posthume Solitude, ô mon éléphant (1972). Louise est enterrée dans le parc du château de Verrières, près du banc où elle venait souvent méditer.
Calligramme.

Un poème de l'époque.

Portrait de Louise par Jean Hugo.



De nombreux documents et objets à découvrir.
On peut découvrir au fil  du parcours de nombreux documents, manuscrits, photographies, affiches, tableaux, sculptures et objets divers qui proviennent d'archives publiques (par exemple de la bibliothèque nationale) et de fonds privés. Dans la dernière pièce de l'exposition, quelques éléments d'ameublement rappellent le salon bleu de Verrières, où Louise de Vilmorin recevait le Tout Paris de l'après guerre , après s'être installée définitivement  dans le château familial.

Louise de Vilmorin dans le salon bleu de Verrières.

* D'ici le 15 mars 2020, plusieurs animations sont proposées dans le cadre de cette exposition.
Se renseigner sur le site de la maison de Chateaubriand :

                                                            
Au loin, le ciel pâlit. Le soleil va se coucher.

vendredi 6 décembre 2019

LA VIE EN HUREPOIX D'UNE COMMUNE A L'AUTRE... RETROSPECTIVE AUTOMNE 2019.

                                              

                              * GOMETZ LE CHATEL:
                                 UN HOMMAGE A DEUX CELEBRITES DE LA COMMUNE.
L'association Mémoire castelgometzienne a proposé à la salle Barbara, le 14 septembre, une nouvelle exposition. Elle était consacrée à deux personnages importants liés à la ville: Gabriel Lemonnier, maire de 1859 à 1870, qui a été un des joailliers de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, et son gendre Georges Charpentier, l'éditeur des écrivains naturalistes, ami de Zola. "Nous avons cherché un sujet qui puisse faire participer tous les membres de l'association" a précisé Bernard Lian, son président, soulignant que cette exposition " a nécessité deux ans et demi de recherches". Le résultat est à la hauteur puisque plus de 50 panneaux présentant la vie, la famille ou soulignant  l'influence à l'époque de ces deux personnages occupaient trois pièces différentes. Le jour de l'inauguration, les visiteurs ont pu assister à une conférence de Christophe Peter sur le sujet, et  à une représentation de la pièce de Georges Charpentier "La folie persécutrice" par la troupe Le tapis volant de Gif sur Yvette. A noter qu'une bande dessinée originale créée avec les enfants du centre de loisirs a aussi été présentée. Ce programme devait être de nouveau présenté pour la fête du Patrimoine.

L'inauguration de l'exposition: à droite, Bernard Lian pendant son discours.

Gabriel Lemonnier,(1808-1883), joaillier de Napoléon III.

Georges Charpentier, (1846-1905), l"éditeur des naturalistes".


                                             * FONTENAY LES BRIIS:
                                  Une fête du centenaire de la ferme d'apprentissage de Bel-Air.
                     UN HOMMAGE PLEIN D'EMOTION A UN GRAND PHILANTHROPE.
A l'initiative de l' amicale des anciens de la ferme de Bel Air et de la fondation Charles Ferdinand Dreyfus, une fête du centenaire de la ferme  a été organisée dimanche 29 septembre au domaine de Soucy. Charles Ferdinand Dreyfus, grand bourgeois ami de Poincaré " décida de changer de vie en étant utile aux autres, notamment aux plus démunis" a souligné avec émotion Christian Vinsot, président de l'Amicale et ancien élève. En effet, dans ce domaine dont il venait d'hériter, il décida de
créer en 1919 une ferme d'apprentissage agricole pour pupilles de la nation, et par la suite pour enfants de familles démunies. Après sa mort en déportation, ses collaborateurs ont pris le relais jusqu'en 1958. Dans les bâtiments que possède encore la fondation créée en 1932 par ce grand philanthrope, un CFA s'installa à Bel Air entre 1990 et 2004. Aujourd'hui, restaurants et commerces animent le quartier. Une stèle a été dévoilée lors de l'hommage à Charles Ferdinand Dreyfus ,qui s'est déroulé dans la chapelle du domaine. Une exposition sur l'histoire de la ferme, une présentation de motos et de voitures anciennes et de matériel agricole d'autrefois, ainsi que diverses animations dans le parc étaient prévues.

                 Charles-Ferdinand Dreyfus ( à gauche) avec quelques uns de ses pensionnaires.

Dévoilement de la stèle, en présence de Léopold Le Compagnon, maire de Fontenay les Briis (à gauche).


Présentation de voitures anciennes...

… et de motos.


Exposition d'engins agricoles...

                                                 * LES MOLIERES:
                                        Marché gourmand et salon artisanal aux Molières :
                                        DES PRODUITS POUR TOUS LES GOUTS...                                              Samedi 2 et dimanche 3 novembre, les traditionnels marché gourmand et salon artisanal des Molières, organisés au bénéfice de la Caisse des Ecoles, étaient de retour dans la salle du Paradou. " Pour ce qui est des produits de bouche, les exposants sont des habitués. Il y a plus de renouvellement pour l'artisanat. Nos choix sont dictés par un souci de diversité et en fonction de nos goûts", explique Carole, de la Caisse des Ecoles. Dans le marché gourmand, sous tentes, des produits venus de toute la France sont proposés: charcuterie du Lyonnais, foie gras de l'Aveyron, escargots de l'Yonne, oignons du Nord de la France, huîtres de Bretagne... Un stand propose aussi  des produits crétois! Le miel, lui, vient de Briis sous Forges, et la bière, de Maintenon. Le choix en vin est varié: Bordeaux, Sancerre, muscadet, vins d'Alsace, Champagne, vin d'une exploitation familiale de l'Hérault, il y en a pour tous les goûts. Côté artisanat, sous abri, beaucoup de bijoux sont proposés, ainsi que de la maroquinerie, des jeux, des produits de beauté bio, des savonnettes et des articles divers, parfois vendus au bénéfice d' une bonne œuvre, comme la Patte de l'Espoir, vouée aux animaux en détresse, ou la Lendemaine qui s'occupe d'adultes autistes.

Du côté des produits de bouche.

Christine, qui a  grandi aux Molières, a repris aujourd'hui l'exploitation vinicole de ses grands parents en Languedoc et revient fidèlement présenter sa production au marché gourmand de la commune chaque année.

Le stand de l'association La Patte de l'Espoir.

                                              * BRIIS SOUS FORGES :
                                      Rendez-vous avec un illustrateur à la médiathèque.
                                 Les secrets du métier d'illustrateur.
Samedi 9 novembre, une trentaine d'enfants accompagnés de parents étaient au rendez-vous proposé par la médiathèque de Briis sous Forges : une rencontre avec Robin, illustrateur de livres pour enfants, mais aussi directeur artistique de l'album Popi (éditions Bayard). " Cette rencontre se fait dans le cadre de l'exposition "Les animaux de Zaü", consacrée à des planches illustrées de cet auteur tirées de son album "L'enfant qui savait lire les animaux""explique  Anne-Marie Chappe, la directrice de la médiathèque."Et comme nous connaissons Robin, qui est briissois, et illustrateur lui aussi ,nous avons eu l'idée d'organiser cette rencontre." Deux ateliers pour enfants, qui ont réalisé des dessins eux aussi présentés dans l'exposition, ont été proposés pendant les vacances scolaires . Robin, ce samedi, a expliqué aux enfants comment s'élaborait un ouvrage: à partir d'un texte proposé, il réalise un projet d'illustrations sous forme d'esquisses. Si un éditeur est intéressé, le livre est réalisé. Crayon en main, Robin a ensuite confié aux jeunes présents ses petits secrets d'illustrateur.

Robin explique aux enfants comment  s'élabore un ouvrage.

Autour de l'illustrateur.

                       * Une version de nos articles a paru dans Le Républicain de l'Essonne.