correspondant agoravox

Affichage des articles dont le libellé est 1a-reportages GRAND FORMAT EN HUREPOIX (vallée de la Renarde).. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1a-reportages GRAND FORMAT EN HUREPOIX (vallée de la Renarde).. Afficher tous les articles

dimanche 19 avril 2015

A la découverte des oiseaux dans le parc-arboretum du château de Segrez.


Des promenades ornithologiques sont régulièrement organisées dans le parc-arboretum du château de Segrez (1)(2) à Saint-Sulpice de Favières (Essonne).
Ce matin du dimanche 19 avril 2015, un petit groupe d'une vingtaine d'amateurs est présent au rendez-vous que leur a fixé, vers 10h, Sabine Beulin, qui va guider la visite. Beaucoup sont munis des indispensables jumelles, certains sont pourvus d'impressionnants téléobjectifs photographiques...
Le groupe va, pendant deux heures et demie, avancer par petites étapes à travers le parc, l'oeil et l'oreille aux aguets !

La visite guidée...

L'étonnante variété des espèces présentes .
Il faut beaucoup de patience, et aussi beaucoup de chance, pour faire une visite fructueuse. Il ne faut pas craindre non plus le torticolis ! Les oiseaux passent furtivement et très haut, dans les grands arbres du parc, et plus ils sont hauts, plus ils sont , pour la plupart, minuscules et difficiles à apercevoir... C'est par leur chant que notre guide très souvent les identifie , et elle montre aussitôt aux visiteurs, sur un ouvrage qu'elle transporte avec elle, l'image de l'oiseau correspondant .


    Ca y est, je le vois!

Et ce qui frappe, au bout d'un moment, c'est l'étonnante variété des espèces présentes dans un tel espace. Qui n'a pas vu, dans un parc public ou dans un chemin de campagne, des corbeaux (à moins que ce ne soient des corneilles, attention!), des pies, des pigeons ramiers, ou encore des mésanges ou des rouge-gorge ? Très souvent, l'inventaire pour le promeneur béotien se borne là.


                                                A travers le parc fleuri par le printemps.
                                                          
A Segrez, ce jour-là, le groupe a croisé le chemin (ou plutôt le vol) de plusieurs sittelles, d'un pouillot véloce, d'un troglodyte mignon, d'une grive musicienne, d' un colombin (à ne pas confondre avec le ramier), de quelques fauvettes , d'un ou deux rouge-gorge, de quelques pics noirs , et de nombreux choucas. La vedette du parc, le pic mar, s'est longuement fait entendre du côté d'un vieux chêne, mais pas de chance, il n'a pas daigné se montrer .

                                    
                                                                 Attente fleurie...
Quelques moments forts .
Les visiteurs se souviendront de quelques moments plus intenses : ainsi la longue observation du manège de deux sittelles aux abords du trou, dans un arbre, où elles avaient vraisemblablement établi leur nid. Ces oiseaux « cimentent » le trou d'un arbre avec de la boue. Plus tard, le groupe a eu le grand plaisir de voir un choucas entrer dans le trou d'un arbre, où était là encore un nid,  et le couple en ressortir un moment après : les appareils photos sont entrés en transe !
Il a été aussi très surprenant de trouver plusieurs nids de troglodytes mignons accrochés aux parois irrégulières de la grotte artificielle construite dans le parc. L'un des nids était même installé dans un des gros coquillages incrustés dans la paroi lors de l'édification de la grotte !


Le château vu de la grotte...

Le plaisir d'une balade dans un beau parc fleuri par le printemps.
Ces moments d 'émotion furent d'autant plus précieux qu'il étaient rares, et ont sans doute suffi au bonheur des visiteurs. Mais personne, on en est sûrs , n'aura été vraiment déçu par la balade. Traverser longuement un très beau parc-arboretum comme celui-là, éclairé par un doux soleil printanier , et embelli par le fleurissement de saison , est un plaisir infini à lui seul. Admirer au passage la beauté des arbres, ou encore les perspectives où se niche le château en sont d'autres...

                                                         
                                                   Beauté des arbres au printemps.

Nul doute enfin que cette visite aura donné l'envie à chacun encore davantage de poursuivre seul, avec persévérance, dans son environnement, l'observation des oiseaux . Car il aura au moins appris qu'il a beaucoup plus à découvrir qu'il ne le pensait !

Dernière minute: Sabine Beulin me précise que 60 espèces ont été recensées à Segrez depuis 2011, la dernière en date le 19 avril en début d'après midi! Il s'agit du serin cini.

JM Sattonnay.
  1. Sur le château de Segrez et son histoire, voir notre article : http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/08/les-jolis-chateaux-de-lessonne-le.html
  2. Sur l'arboretum du château de Segrez, voir notre reportage : http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/08/larboretum-du-chateau-de-segrez-saint.html
LES OISEAUX DE SEGREZ (photos internet) :

pic mar

pic noir



                                                                                                       sittelle
troglodyte mignon

pouillot véloce

 mésange charbonnière



                                                                                      fauvette à tête noire




rouge gorge (photo JMS)
grive musicienne


                                 choucas

                                    pigeon colombin


    Et le petit dernier : le serin cini.
gobemouche gris (2018).

mercredi 5 novembre 2014

LA GUERRE DE 14 PAR CEUX QUI L'ONT VECUE - L'association DES AUTEURS ET DES VOIX leur redonne la parole.


Une "première" réussie à Orsay.

La belle salle de l'ancienne ferme de la  Bouvêche,  à Orsay, où la toute nouvelle association « Des auteurs et des voix » proposait sa première prestation, était comble jeudi 16 octobre : il s'agissait d' une série de lectures à trois voix de textes sur la guerre de 14-18, qui donnait la parole « à ceux qui l'ont vécue », écrivains ou simples « poilus » dont le témoignage nous est parvenu . Sujet austère : la souffrance, les conditions de vie effroyables dans les tranchées, l' horreur étaient au rendez-vous. Mais le choix des textes, auxquels se mêlaient quelques chansons, la construction maîtrisée de la séquence, entrecoupée d'intermèdes musicaux qui créaient une respiration et invitaient à la méditation, ont assuré le succès de cette « première ». Il est aussi lié au talent des lecteurs expérimentés que sont Arlette Calloud , Patrice Bouret et Bruno de Monès . Le dernier texte , de Roland Dorgelès , évoquait, telle une deuxième mort, l'oubli dont les «sacrifiés» de cette guerre seraient l'objet : grâce à « Des auteurs et des Voix », cet oubli était aussi un peu réparé ce soir-là.



 De gauche à droite : Arlette Calloud , Bruno de Monès et Patrice Bouret   à l'œuvre le 16 octobre.

"Le goût des textes et de leur mise en voix".

Cette soirée s'insérait dans la programmation de "Plumes et Paroles", une autre association de lecteurs d'Orsay, présidée par Janine Hillenweck,  dont "Des auteurs et des Voix" était l'invitée. Coup de pouce confraternel méritoire.
Si son association est nouvelle , Arlette Calloud , sa fondatrice et présidente, est une "lectrice" confirmée : " J'ai toujours eu le goût des textes et de leur mise en voix" explique cette ancienne professeure de français , qui a longtemps animé des clubs de théâtre et de marionnettes dans le cadre scolaire. Elle s'est aussi  consacrée au conte pendant quelques années, a  enregistré des livres pour la Bibliothèque Sonore d’Orsay , à destination des aveugles , et elle participe comme lectrice au Salon de la Nouvelle de Bures, organisé chaque année par l'association  Parlons Nouvelles en Vallée de Chevreuse ."Et puis j'ai eu envie, cette année, de fonder ma propre association", ajoute-t-elle.
Ce projet , c'est aussi une histoire d'amitié . Elle y a enrôlé Nicole Brun , une amie de longue date , une ancienne professeure de français elle-aussi : elles ont préparé leur Capes ensemble! Le long travail , qui s'est étalé sur huit mois, de recherche et de choix des textes , elles l'ont mené de concert .
Et les conjoints de ces dames, eux, s'occupent de la partie  technique! Une petite entreprise familiale donc également !
Arlette Calloud a su aussi s'assurer le concours d'autres lecteurs chevronnés: Bruno de Monès  est notamment depuis douze ans lecteur dans l'Atelier de Lecture de Janine Hillenweck à Orsay. Patrice Bouret est comédien , écrivain et poète (1).


(1) Patrice Bouret vient notamment de publier un recueil de poésies: Le matin vient et la nuit aussi suivi de Chemins du Chant (Editions Le Nouvel Athanor - 2013)

JMS

Des Auteurs et des Voix  étaient présents aussi :

mercredi 5 novembre à la Médiathèque de Briis sous Forges (20h30). 
vendredi 7 novembre à la Médiathèque de Saclay (18h).
samedi 8 novembre à la Médiathèque de Bures (17h).
lundi 10 novembre à la Médiathèque de Gometz-le-Châtel (20h).

Environ 200 spectateurs ont pu apprécier la prestation de qualité proposée par l'association. Un début prometteur! Arlette et Nicole songent déjà à un nouveau thème...

Une version abrégée de cet article est parue dans Le Républicain du jeudi 30 octobre.

                                                              PLUS D'IMAGES :



Dans l'attente du spectacle...

 

Janine Hillenweck , présidente de "Plumes et Paroles" , souhaite la bienvenue à tous.



Arlette Calloud présente la séance.



 

Bruno de Mones a chanté plusieurs chansons de l'époque.

 


 

Bruno de Monès chante.


 

Arlette Calloud à l'œuvre .
 
 
Jean-Marc Calloud gère l'enchaînement textes/musique. A sa gauche , Nicole Brun , la complice d'Arlette.

 
Gérard Brun filme la séance.
 












mardi 7 octobre 2014

Villiers-le Bâcle : quand le "gang des teigneuses" investit la ferme pédagogique du Bel-Air.

A l'occasion de mes reportages pour le Républicain de l'Essonne, je collecte des images : témoignage complémentaire ou photos - souvenirs pour qui veut.

Une ferme pour apprendre à connaître et respecter la nature.
 
La ferme pédagogique du Bel Air , à Villiers-le- Bâcle , a été créée il y a 40 ans : la commune a mis alors à la disposition d'une association 2 hectares de terrain appartenant auparavant à la ferme avicole de l'ancien maire Jean David .«  Son but : faire connaître aux enfants les animaux de la ferme, leur apprendre à les respecter, et au delà à connaître et respecter l'environnement naturel », explique Edith Wilmart , la vice-présidente de l'association « Les Amis de la ferme du Bel-Air » qui gère actuellement le site. Toutes sortes d'animaux sont en effet les hôtes des lieux: ânes, chèvres, moutons, cochons, lapins , coqs et poules, dindes, pintades, canards , oies (attention aux jars, qui pourraient vous pincer les mollets!)...

 
Edith Wilmart co-préside l'association des Amis de la ferme du Bel-Air.
 
La ferme pédagogique ouvre ses portes au public gratuitement le dimanche ; en semaine elle travaille avec les écoles , le centre de loisirs et des centres d'éducation spécialisée. Le samedi est réservé aux jeunes adhérents à qui sont proposées diverses activités autour des animaux, que l'on apprend à nourrir et soigner , ou des « jardins thématiques » de la ferme : ainsi dans le " jardin aromatique", on va identifier les plantes aromatiques présentes. Divers ateliers sont organisés de plus par la ferme en rapport avec les animaux et les plantes notamment (1).
De temps à autre , elle organise un "événement" exceptionnel. Ce fut le cas les samedi 2 et dimanche 3 août derniers : un dynamique "marché de la laine et du tricot" avait investi les lieux.
 
Des spécialistes de la laine et du tricot venus de toute la France.
 
Ce week-end d'août , une animation inusitée règne  : en effet , « le gang des teigneuses » (« je teins , tu teins, elles teignent » ) avait fait main basse sur la ferme ! Ce sympathique gang, c'est Amélie Lambert , venue du Loiret et organisatrice de l'événement , et ses copines , toutes spécialisées dans l'artisanat et le commerce de la laine , en général « en ligne ». Une vingtaine de stands pleins à ras bord de pelotes bariolées occupaient l'espace : les exposants venaient de toute la France : le gratin des arts de la laine était là ! La plupart d'entre eux ont travaillé la laine eux-mêmes , complètement ou en partie. Ici la laine présentée vient directement d'une ferme d'élevage de moutons , ou de chèvres angora ; là une ferme de Haute-Provence propose une laine de moutons mérinos d'Arles croisés de

 
Des stands débordant de pelotes bariolées...

mérinos néo-zéalandais de grande qualité ; plus loin , on peut assister à des démonstrations des savoir-faire utilisés : on transforme la laine en fil au fuseau ; des rouets de toutes tailles et de toutes formes, chacun ayant un usage spécifique, étaient activés devant les visiteurs... « Le travail au rouet redevient tendance aujourd'hui », indiquait Amélie Lambert. Ailleurs étaient proposés des objets associant la laine et d'autres matières (coussins, tabourets , objets décoratifs, poupées de tissu …).Une céramiste avait confectionné des bols où l'on peut poser sa pelote de laine... Bref, la promenade d'un stand à l'autre était instructive, et les amoureuses du tricot avaient de quoi remplir leurs paniers... Le dimanche était réservé aux personnes inscrites à divers ateliers (payants) correspondant aux diverses techniques du travail de la laine : cette fois , on ne se contenterait pas de regarder , on pratiquerait soi-même !
JMS

(1) Pour plus de renseignements, voir le site de la ferme : http://fermepedagogiquedubelair.fr

*Voir aussi notre article dans Le Républicain de l'Essonne du jeudi 7 août.

                                      
                                                     PLUS D'IMAGES :

                          Avec les "teigneuses" .... 2/8/14.

 
Cette dame présente la laine tirée de ses chèvres angora.
 
 
Des stands débordants de pelotes colorées. Ici celui d'Artifilum venu de Plombières les Bains dans le 88.
 
 
Ici de belles laines de moutons mérinos...élevés dans les alpes de Haute-Provence.
 
 
 
Démonstrations de techniques de filage.

 
Travail de la laine au rouet.

 
Filage de la laine au fuseau par des teigneuses de Marseille.
 
 
Des poupées waldorf confectionnées avec de la laine par les ateliers Happy Fanny de Montargis.
 
 
Quelques stands d'objets artisanaux...
 

 
Ici des objets utilisant la laine :coussins, tabourets...
 
 
Plaisir de prendre un agneau sur ses genoux .
 
Pour plus d'infos sur les teigneuses , contacter Amélie Laurent :printup1.paris@gmail.com   ou voir le site: www.gang-des-teigneuses.com ou la page Facebook : LE GANG DES TEIGNEUSES . 
 


jeudi 28 août 2014

L'arboretum du château de SEGREZ à Saint-Sulpice de Favières : une visite passionnante !

Un arboretum fameux.
Un arboretum fameux à l'époque (il comportait plus de 6500 espèces) a été créé au XIXe siècle dans le parc de 24 hectares du château de SEGREZ (1) à Saint-Sulpice de Favières par le botaniste  Alphonse Lavallée , dont la famille avait acquis le domaine. Il avait fait venir des arbres de tous les coins du monde , notamment d'Amérique du nord et d'Asie.
Alphonse Lavallée  finira sa carrière comme président de la Société Nationale d'Horticulture.
A l'époque 24 jardiniers s'occupaient du parc  (aujourd 'hui un seul) !
De 1890 à 1950 , le parc est abandonné. Jusqu'à ce qu'un enfant des nouveaux propriétaires , la famille Picard , décide de suivre des cours de botanique et de reprendre le flambeau!

                                                   
                                                      Le château de Segrez  vu du parc.

Maintenant les locaux du château  sont voués aux réceptions pour événements familiaux ou professionnels , mais il est possible , sur rendez-vous , d'obtenir une visite de l'arboretum , guidée par des spécialistes , surtout si l'on forme un groupe  - ce qui permet aussi de découvrir le parc à l'anglaise et le château.
A l'automne en particulier , l'arboretum , qui compte maintenant 5 à 600 espèces différentes - ce qui représente encore beaucoup d'arbres - offre au regard une féérie de couleurs. Au printemps , c'est la floraison de certaines espèces qui crée l'enchantement.


Une observation précise des formes diverses avec Michèle Dautet.

Nous l'avons visité en été : la verdure est omniprésente , les feuillages sont fournis , ce qui favorise une observation précise  des formes différentes des feuilles ou des fruits qui distinguent souvent les variétés d'une même espèce.

Infinie variété de la Nature.
Aujourd'hui , c'est Michèle Dautet , une des deux guides de l'arboretum , qui officie , avec compétence et gentillesse . C'est parti pour deux heures de promenade instructive -et enchantée- dans le parc. " Nous avons ici trois générations d'arbres " explique -t-elle d'emblée :" Des plantations des années 70-80 effectuées par la famille Picard (actuels propriétaires de Segrez) , d'autres du XIXe siècle , dont l'auteur est Alphonse Lavallée , d'autres encore plus anciens, datant du XVIIIe siècle , époque de la construction du château". Non loin de l'entrée du parc , nous découvrons déjà un immense  noyer du Texas de 1850 , ou encore un tout aussi imposant noyer du Caucase âgé de 150

Un immense noyer du Texas de 1850 (40 m de haut).

ans ! Plus loin , nous découvrirons un "noyer ailé", ainsi nommé à cause de la forme de ses feuilles : que de variations au sein de la même espèce , que notre guide s'attache à nous faire percevoir, par l'observation du feuillage et des fruits notamment ! On a 50 à 60 chênes dans le parc: saviez-vous qu'il en  existe une variété  à feuilles de châtaignier ? Qu'il existe des hêtres pleureurs? Et que ces hêtres pleureurs ont besoin de l'ombre de leurs feuillages pour protéger leur bois , sinon celui-ci est menacé? Celui que nous découvrons est de 1870. Nous rencontrerons encore un hêtre à feuille de fougère , plusieurs variétés d'érables (érables sycomore, chinois ,"cannelle","champêtre"...).Nous sommes médusés par l'infinie variété de la Nature!

De surprises en émerveillements.
Au fil de la visite , nous allons de surprises en émerveillements : les tulipiers de Virginie doivent leur nom à leurs fleurs , et leurs fruits sont en forme de bougie ; ceux du mélèze d'eau -un arbre hermaphrodite - ont l'aspect d'une orange ; les glands du chêne de Chine mettent deux ans à parvenir à maturité; les arbres aux perruches sont nommés ainsi à cause de leurs couleurs en automne ;  nous tombons en arrêt devant un cyprès chauve qui date de la Révolution française ; voici un liquidambar ,


Feuilles et fruits du magnolia américain (Louisiane et Virginie).

 arbre d'Amérique du Nord dont on tirait parfums ou pommades au XIXe siècle ; les indiens , eux , mâchaient une gomme produite par l'arbre; nous apprenons que le feuillage du magnolia américain ,venu de Louisiane et Virginie, au climat doux , perd son caractère persistant sous nos climats , car le garder lui demanderait un trop gros travail! Nous avons rencontré un tilleul dont les fleurs sentent le caramel (d'où son nom d"arbre à caramel"). Nous avons appris encore que le sequoia a un tronc non résiné, ce qui lui permet de résister au feu ; que le ginko du Japon est appelé "arbre des


Noisettes chinoises "en bouquet".

 grands-parents" à cause de sa longévité ; que les noisettes chinoises sont en bouquet ,et non groupées
par paire; qu'on entoure certains arbres de grillage pour empêcher les pic-verts de les heurter de leur bec , ce qu'ils font pour attirer la femelle; que le feuillage de l'if est un poison mortel...Et bien d'autres choses encore !
Fabuleux encore ce hêtre tortueux de 1870 , au branchage vigoureux et tourmenté : il est amusant de pénétrer sous le parasol obscur de ses branches tombantes.


                                                     Sous le "hêtre tortueux " de 1870.

Sauver les espèces en voie de disparition.
Un arboretum a pour fonctions la conservation et la création d'espèces ; certaines espèces rares, en voie de disparition, ou qu'on croyait même parfois disparues, ont été implantées dans certains arboretums , celui du jardin des Plantes à Paris par exemple , pour les sauver; Segrez a récupéré certains exemplaires de ces espèces , tels que le mélèze d'eau , ou l'emmenopterys Henryi, venu de Chine , qui peut faire 45 m de haut et vivre 1000 ans.

Bref , ce fut une découverte vraiment passionnante , qui peut intéresser même des non spécialistes. Nous la recommandons chaudement!
JMS

(1) Sur le château et le parc de SEGREZ , voir notre article:
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/08/les-jolis-chateaux-de-lessonne-le.html

                                                   PLUS D'IMAGES:


Le hêtre pleureur.


                                            Branches basses d'un noyer ailé âgé de 150 ans..


Il est orné de ces guirlandes.


Ce noyer  a une tout autre allure.


Feuilles du charme.


Liquidambars d'Amérique , plantés par Lavallée. La sève de cet arbre était recueillie par incision par les Indiens. Ils en faisaient une gomme à mâcher ,un maquillage (de couleur orangée)... Elle a été utilisée en pharmacie au XIXe pour des pommades ,des fixatifs de parfum..


Feuilles de liquidambars.


Le hêtre tortueux de 1870 : vue extérieure.


Sous le hêtre tortueux...


Cyprès chauve.


Poivrier : goûtez ses grains, vous verrez...


Feuilles et grains du poivrier.


Le fusain des îles Sakhalines (Japon) a de beaux fruits rouges.


Feuilles et faînes (fruits) du hêtre.



Arbres de Judée : ils deviennent rose pourpre au printemps.


Tulipiers de Virginie : ils fleurissent en mai-juin.


Feuillage du tulipier.


Feuilles , et fruits en forme de bougie du tulipier.


Fruit du tulipier.


La branche tombante de cet arbre a recréé des racines.


Erable cannelle (chinois) , de petite taille.


Branche de sequoia.


Tilleul de Henry (venu de Chine).Ses feuilles ont une odeur proche du jasmin.


Bruyère arbustive.


Les feuilles de cet arbre poussent directement sur la branche.


Les feuilles de celui-ci (emmonneptorys henryi , rare) se déploient en étoile à l'extrémité de branchettes.


Un impressionnant  et vénérable châtaignier à fleurs doubles de 1870.


Ginko , arbre japonais. Il a su résister à la bombe atomique! Il était déjà brouté par les dinosaures...En Asie c'était un arbre vénéré , planté au pied des temples.


Feuilles du ginko.


Fruit du ginko.


Noisetier chinois.


Fruits en grappe du noisetier chinois.

Fin août 2014.

L'ARBORETUM EN OCTOBRE :
Nous sommes revenus en octobre : l'arboretum commençait à se colorer...


  Cet amélanchier d'Amérique du nord commence à virer au jaune.
Au printemps il est couvert de fleurs blanches. Il produit de petites baies noires avec lesquelles on fait des confitures.


Feuillage d'automne de l'amélanchier.


Metasequoia d'Asie , âgé de 20 ans . On avait cru cette espèce disparue , jusqu'à ce qu'en 1941,un botaniste chinois en trouve un exemplaire dans une forêt. Depuis, des graines ont été envoyées à tous les arboretums du monde. Il perd ses aiguilles en hiver ,comme le cyprès chauve et le mélèze. Les grappes de chaton de pollen qui pendent s'ouvrent au printemps. 


Le liquidambar commence à s'empourprer!


 Belles couleurs des feuilles du liquidambar.


Des troncs élancés.


Feuille et fruit du liquidambar.


Hêtre à feuille de fougère.


Hêtres à grandes feuilles.

Les tulipiers de Virginie ont pris des couleurs...


On voit sur cette branche leurs fruits en forme de bougie. Au printemps, ils s'ouvriront pour libérer les graines.


Au pied d'un platane aux couleurs automnales.


Aspect dynamique des troncs de ces platanes . Ils peuvent se reproduire par marcotage (une branche se penche vers le sol et y prend racine) ou bouturage (l'arbre lâche une de ses branches qui au contact du sol crée des racines).


Arbres de Judée et touche rouge du prunier.


Perspective colorée  2


Perspective colorée 3.


Cyprès chauve au bord du canal.


Perspective colorée 4  sur le canal.


Teintes rosées des tilleuls.


                                   Feuillage maintenant coloré du fusain des îles Sakhaline.


Feuilles et fruits maintenant ouverts.


Feuillage de l'érable japonais : il deviendra tout rouge.


Vue rapprochée.


Vue globale de l'érable japonais.

 
                        L'arbre à caramel : ses feuilles , frottées, dégagent cette odeur.


A VOIR AUSSI :

A LA DECOUVERTE DES OISEAUX DANS LE PARC ARBORETUM DE SEGREZ :

http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2015/04/a-la-decouverte-des-oiseaux-dans-le.html