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jeudi 18 décembre 2014

Rencontre avec Philippe Buraud, céramiste.

Le hasard d'un reportage pour Le Républicain m'a fait rencontrer, le 8 décembre 2014, le céramiste Philippe Buraud. Comme chaque année, il avait proposé d'ouvrir au public les portes d'une salle d'exposition de ses œuvres installée chez lui, au 9, rue de la Fontaine Bourbon à Fontenay-les-Briis . Vers 11 h j'ai poussé la grille ouvrant sur un jardin, au fond duquel se découvrait une demeure au charme rustique , "une ancienne grange" , me dit l'artiste en m'accueillant.

 
La maison au fond du jardin...

Deux techniques de fabrication différentes.

 Deux sortes d'œuvres, correspondant à deux techniques de poterie différentes , étaient exposées tout autour de la salle. Philippe Buraud me présenta d'abord des réalisations obtenues par une technique extrêmement rapide,  d'origine japonaise, le RAKU." Elle associe argile et email (qui donne les couleurs) , que l'on cuit à 1000 degrés en 3/4 d'heure à 1 heure." explique -t-il. " Au refroidissement se produisent des craquelures qui deviennent des éléments décoratifs , et qui sont la marque des objets obtenus ainsi". Lui-même et son épouse enseignent cette technique à des élèves dans le cadre d'une association, "La Porte du Soleil". "Cette technique est liée à la cérémonie du thé au Japon. Les gens invités à boire le thé devaient fabriquer eux-mêmes la tasse où boire, ce qui était rapide avec ce procédé !".

Une pièce confectionnée avec la technique du RAKU.

Pour sa part , Philippe Buraud  préfère une autre technique , dite des "terres sigillées enfumées" , d'origine cette fois gallo-romaine, et qui n'utilise que de l'argile. "Outre l'argile qui sert à modeler la pièce, on utilise d'autres argiles, que l'on trouve dans la nature, et qui permettent de la laquer de couleurs différentes. Il faut parfois 15 couches de vernis , à quoi on ajoute le polissage." explique-t-il. "Puis on procède à une première cuisson , suivie d'une deuxième dite "cuisson d'enfumage" qui produit une teinte noire." L'artiste présente dans la salle de nombreuses œuvres obtenues par ce procédé, vases, bols, boîtes, tableaux en terre, grandes pièces décoratives... .

 
Philippe Buraud explique volontiers ses techniques de fabrication.

Un artiste autodidacte.

Philippe Buraud a longtemps exercé la profession de photographe publicitaire. C'est en amateur qu'il a donc commencé la poterie, il y a une trentaine d'années . Il est cependant  passé professionnel il y a 6 ans. Divers stages au fil du temps lui ont permis de se perfectionner. Il expose principalement dans des galeries , un peu partout , ou dans des marchés spécialisés hauts de gamme , où la sélection est très forte. Ses clients sont principalement des collectionneurs , à l'affût de pièces de qualité.
Mais à l'occasion de ces portes ouvertes , il était possible aux visiteurs non spécialistes d'acquérir un bel objet. L'opération devait se prolonger le dimanche suivant , le 14 décembre.

On peut admirer ses œuvres plus en détail sur son site : www.phi-b.fr

JMS. Les aventures d'un reporter.

Voir aussi notre article dans Le Républicain du 11/12/14.

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