correspondant agoravox

lundi 21 juillet 2014

LA LETTRE D'INFORMATION DE LA BLOGAZETTE n° 17. JUILLET- AOUT 2014. LES NOUVEAUX ARTICLES .Le thème du mois :COUPS DE COEUR/PATRIMOINE.

Bonjour,

La BLOGAZETTE est un blog journalistique qui met en exergue initiatives intéressantes et richesse du patrimoine d'ici et d'ailleurs.
Vous trouverez ci dessous les liens donnant accès aux articles nouveaux , et aux articles récents les plus consultés.
De plus deux liens  vous permettront de voir quels sont les articles de la Blogazette et du blog Charmes méconnus du Hurepoix  qui ont été les plus lus jusqu'ici.
Bonne lecture !
Cordialement.
Le webmaster :
JM SATTONNAY.

La Blogazette , une gazette sur le Net , déjà plus de 110 000 pages visitées.
Charmes méconnus du Hurepoix ( paysages et patrimoine) : déjà plus de 71 000 page visitées.
Si nos articles vous ont intéressés , merci de faire suivre  cette lettre d'information à vos contacts...
Si vous ne souhaitez plus recevoir notre information, merci de nous le faire savoir par mail.

* LES NOUVEAUX ARTICLES :

* TOUR DE FRANCE : le passage du peloton à GOMETZ LA VILLE en images:
Vous n'étiez pas là , nous y étions pour vous. Images d'ambiance lors du passage du tour en pays de Limours.
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/08/tour-de-france-le-peloton-de-passage.html


* Quand DAUDET chantait ... la Seine et Oise (aujourd'hui l'Essonne) !
Pour les anciens écoliers que nous sommes tous , le nom d'Alphonse Daudet est indéfectiblement lié à la Provence , cadre des Lettres de mon moulin ou des aventures de Tartarin de Tarascon. Daudet pour nous est donc un des chantres du sud de la France.
Mais ce qu'on ne sait pas en général , c'est que Daudet a chanté aussi... la Seine et Oise (aujourd'hui l'Essonne ), notamment dans son dernier roman : LA PETITE PAROISSE. Analyse de l'oeuvre ...
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/07/quand-daudet-chantait-la-seine-et-oise.html

* CHATEAU DU MARAIS : 3 siècles de jardinage pour construire un paysage.
Une conférence en juin sur l'histoire des jardins du château du Marais.
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/06/chateau-du-marais-3-siecles-de.html

* QUAND TALLEYRAND HEBERGEAIT LES PRINCES D'ESPAGNE DECHUS à VALENCAY.
Un point d'histoire exploré  lors d'une récente conférence au château du Marais
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/08/les-conferences-du-marais-quand.html

* "SI LES MARES M'ETAIENT CONTEES" : une animation Nature du Conseil général de l'Essonne.
Régulièrement , le conseil général de l'Essonne organise des animations NATURE dans le département. Celle-ci , organisée à Angervilliers, était consacrée  aux créatures et plantes des mares. Une agréable expérience pour ceux qui aiment la Nature.
Voir: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/08/si-les-mares-metaient-contees-une.html

* ARTISANS D'ART en HUREPOIX:
Rencontres avec des artisans d'art à JANVRY et au château de SAINT-JEAN DE BEAUREGARD.
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/06/artisans-dart-en-hurepoix-rencontres.html

* FETES et FESTIVALS en HUREPOIX :
Un petit regard en arrière sur les fêtes et festivals de mai et juin 2014 en Hurepoix , à  Palaiseau, Fontenay les Briis , Briis sous Forges, Les Ulis, Les Molières ,Gometz la Ville ,Courson-Monteloup...
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/06/fetes-et-festivals-en-hurepoix-mai-juin.html

* REPORTAGES EN IMAGES EN PAYS DE LIMOURS :
Vitalité des animations dans nos villages. A Fontenay-les-Briis , Briis-sous-Forges , Limours ...
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/06/images-de-reportages-en-hurepoix-mai.html

* QUAND LES JEUNES MONTENT SUR LES PLANCHES :
Reportages en images à Gometz-la-Ville , Forges- les-Bains...
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/06/quand-les-jeunes-montent-sur-les.html

ET AUSSI :
* le thème du Mois : COUPS DE COEUR/PATRIMOINE :

* Sur les pas de RONSARD au manoir de la POSSONNIERE , près de Couture sur Le Loir
(NOUVEAU) .Visite guidée à la découverte de la maison natale de Ronsard , un manoir datant du XIVe siècle où il a passé son enfance et où il a appris à aimer ce Vendômois si souvent chanté dans ses poèmes. Un site encore magnifié par un beau jardin ,  de roses évidemment !
 VOIR: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/07/sur-les-pas-de-ronsard-au-manoir-de-la.html

* DECOUVERTE DU CHATEAU DE M. de MALESHERBES, ministre du Roi (NOUVEAU).
Au nord du Loiret , à la limite de l'Essonne , il se découvre au fond d'un immense parc. Construit au XVIIIe siècle , il intègre des éléments du XIV (tourelles). Après après avoir appartenu aux seigneurs de Marcoussis et de Gometz , le domaine est acheté par Guillaume de Lamoignon ; son fils, M. de Malesherbes , ministre de Louis XVI et ami des philosophes , en héritera.
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/07/coup-de-coeurpatrimoine-decouverte-du.html

*LES JOLIS CHATEAUX DE L'ESSONNE : CHATEAU DU SAUSSAY , à Ballancourt sur Essonne (NOUVEAU).
Il y a toujours un château à découvrir ici ou là , en Essonne. Celui-ci , réfugié dans son beau parc ,véritable havre de paix , a appartenu à d'illustres familles...
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/08/le-chateau-du-saussay-ballancourt-sur.html

*LES JOLIS CHATEAUX DE L'ESSONNE : CHATEAU DE SANDREVILLE à Villeconin. (NOUVEAU).
Un vaste château tout rose , juché sur une colline au milieu des arbres... Il a appartenu notamment à Pierre de ROTROU , frère de l'illustre dramaturge Jean de ROTROU.
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/08/les-jolis-chateaux-de-lessonne.html

* DECOUVERTE DE LA MAYENNE : LAVAL (NOUVEAU).
Laval est le chef-lieu de la Mayenne . La ville est située  dans le bas Maine, au carrefour de trois grandes régions: la Normandie , la Bretagne , et les pays de Loire. Elle s'est développée autour du  château-fort  ( le vieux château). Les comtes de Laval ont été de très puissants seigneurs. Une belle visite à faire !
http://jmsattoimagesdefrance.blogspot.com/2014/07/decouverte-de-la-mayenne-laval.html

* SPLENDEURS BAROQUES ET ROCOCO en Allemagne du sud et en Autriche (NOUVEAU) :
L'église catholique avait misé sur "l'éblouissement des sens" pour lutter contre l'influence grandissante du protestantisme : d'où ces chefs d'œuvre souvent ébouriffants ...
Voir: http://jmsbaroquerococo.blogspot.com

* Le CHARME ANCIEN du vieux GOMETZ LE CHATEL (Essonne).
L'automobiliste qui traverse  trop vite Gometz par la très fréquentée route de Chartres méconnaît le charme ancien du vieux village...
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/05/le-charme-ancien-du-vieux-gometz-le.html

* Le vieux VIRY-CHATILLON:
Qui ne connaît de Viry-Châtillon que l'image peu flatteuse qu'en donnent les abords de la N7 ne se doute pas du charme qui se dégage du centre historique.
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2014/04/le-vieux-viry-chatillon.html
                                                                         
* LES ARTICLES DE LA BLOGAZETTE LES PLUS LUS :
VOIR : http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/04/les-articles-de-la-blogazette-les-plus.html
* CHARMES MECONNUS DU HUREPOIX : les articles LES PLUS LUS : http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2013/12/les-pages-les-plus-visitees-depuis-la.html 
                           
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*Les conférences du Marais :
 DIMANCHE 14 SEPTEMBRE à 15h  : dans le grand salon du château du Marais , Eric Mension Rigau , historien, traitera le sujet suivant : "Un Talleyrand dans la grande guerre". 

 
Coordonnées du château sur le site : www.lechateaudumarais.com

*JOURNEES DU PATRIMOINE AU CHATEAU DU MARAIS (20-21 septembre):

- Ouverture exceptionnelle au public de plusieurs pièces du château.
- Visites animées par des comédiens.
- Artisans d'art au château:

 
 
Compagnie Théâtrale de la Cité
Direction artistique Nicolas Hocquenghem
Centre Hospitalier de Bligny 91640 Briis-sous-Forges
Tél : 01 60 81 90 18   Mél : bligny@delacite.com
Plan d'accès au théâtre : www.delacite.com

*Vendredi 19 septembre 2014 à 20H00
Soirée d'ouverture des 80 ans du Théâtre de Bligny:
 

Vendredi 19 septembre 2014, 80 ans jour pour jour après son ouverture, le Théâtre de Bligny (dernier bâtiment-théâtre encore en activité au sein d'une institution hospitalière en France) invite le public à venir prendre connaissance des découvertes historiques et mémorielles exhumées par l'équipe des "80 ans", et qui redonnent à ce vénérable monument art déco toute la dimension historique et culturelle hors-norme qui est la sienne. Une histoire insoupçonnable, généreuse, méconnue, oubliée...

Les plus grands artistes sont venus à Bligny ! Un cas unique en France. Une destinée exceptionnelle à travers les bouleversements inimaginables du XXème siècle. 
 
*Sam. et dim. 20 et 21 septembre 2014 de 10H à 18H
Journées Européennes du Patrimoine au Théâtre de Bligny (à l'occasion des 80 ans du théâtre):
 



* LA COCCINELLE SE POSE SUR LES CHAMPIGNONS:

Karine , "la coccinnelle à 7 points" , qui initie avec bonheur les Buressois à la biodiversité , a publié avec Philippe Joly un guide pour vous permettre de reconnaître les diverses espèces de champignons.
(Voir notre article sur Karine sur: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/03/karine-la-coccinelle-sept-points-ou.html

dimanche 20 juillet 2014

Coup de coeur/Patrimoine : découverte du château de M. de Malesherbes.

 
Ce château se situe à Malesherbes , petite ville du nord du Loiret , qui se trouve à égale distance d'Etampes et de Fontainebleau, construite au bord de la rivière Essonne.
La visite du parc s'arrêtant à 16h , il peut paraître  judicieux de manger sur place, pour avoir deux bonnes heures à consacrer à la découverte du site. L'office du tourisme fournit la lsite des restaurants locaux.

Une allée d'honneur somptueuse!
A la sortie du village en direction de Pithiviers , la grille d'entrée du parc est le seul élément qui signale la présence d'un château...
On s'y introduit par une petite porte latérale . Pas d'accueil , l'accès est  libre.
On s'engage alors dans une allée d'honneur absolument somptueuse , bordée d'arbres  au feuillage en été d'un vert intense contrastant à l'horizon avec le bleu du ciel , taché de quelques nuages :  leurs branches courbes semblent vous faire la révérence.

 
Une allée d'honneur somptueuse d'1 km de long.(cliquer pour agrandir)
 
Un km plus loin le visiteur tombera en arrêt devant ce qui lui est présenté comme un mégalithe (une pierre couchée d'époque mégalithique ) . Il a été trouvé dans la région, à Marseulles , en 1973 ,et transporté ici : ça n'a pas dû être une petite affaire! A certains indices on peut penser qu'il servait de polissoir pour abraser les outils. Bientôt, l'allée d'honneur aboutit à  une sorte de carrefour , comportant en son centre un obélisque : de cet endroit , des chemins partent en étoile. On emprunte à droite une autre belle allée d'arbres , plus courte et pavée , qui  mène au château ; une construction qui a notamment appartenu  à Chrétien-Guillaume de Lamoignon , alias M. de Malesherbes (1721- 1794) , ministre du roi Louis XVI et ami des philosophes. Féru de botanique , il a fait planter dans son domaine de nombreuses espèces d'arbres.

Le château : une synthèse harmonieuse de deux époques.
On est frappé d'abord par l'immense douve sèche qui enserre à l'avant du château un terre-plein aménagé en jardin à la française ; cette douve est un vestige vraisemblablement de l'ancien château du XIVe siècle.
La façade du château , à parements de briques , qui date du XVIIIe siècle , est d'une harmonie toute classique. mais cet aspect classique est corrigé par la présence de trois des quatre tours médiévales, conservées par l'architecte ainsi que la courtine est de l'ancien château . Vrigny, architecte du roi , travaillait pour le compte de Guillaume de Lamoignon (père de M. de Malesherbes) , nouvel acquéreur en 1718  d'un domaine laissé à l'abandon depuis un siècle : c'est donc lui qui est l'au-

 
Le château , synthèse harmonieuse de deux époques (XIVe - XVIII e).
 
-teur de cette fusion harmonieuse entre l'ancien et le nouveau. L'aile XVIIIe , qui fait face aux douves , avait été conçue de façon à créer une enfilade de salons, paraît-il. On est ainsi passés du plan carré du château médiéval , avec tours à chaque angle , à un plan en équerre , rythmé par 3 des tours conservées.
On est aussi frappé par l'aspect "neuf" du château et de l'ensemble des dépendances : sans doute la dernière rénovation est-elle récente (1).

Des dépendances fort intéressantes.

Elles ont en effet un grand intérêt. Non loin d'un magnifique arbre qui date de l'époque de M. de Malesherbes, la chapelle du XVe siècle, de style gothique flamboyant , contient les sépultures de différents châtelains de Malesherbes ,et deux monuments funéraires remarquables : un gisant de Louis Malet de Graville (1438-1516) , amiral de France et personnage influent des cours de Louis XI , Charles VIII et Louis XII , et de son épouse Marie de Balzac. Le monument  est de Pierre Bontemps ,grand sculpteur funéraire de l'époque. La deuxième sculpture est un orant de César de Balzac d'Entragues (mort en 1640 ) , conseiller du roi,  fils de François , lui-même conseiller du roi, et de  Jacqueline de Rohan , et demi- frère d'Henriette , maîtresse du roi Henri IV , qui lui avait extorqué une promesse de mariage si elle lui donnait un fils ... hélas mort né! Propriétaires de Malesherbes , ces personnages l'étaient aussi du château de Marcoussis.

 
Le gisant curieusement accoudé de Louis Malet de Graville , amiral de France.

A gauche de la chapelle , nous trouvons l'entrée d'une glacière de 12 m de profondeur , où était conservée de la glace introduite là en hiver , dont on prélevait des éléments le reste de l'année pour la conservation des aliments. Plus loin s'élève un colombier médiéval de forme trapue à 1800 boulins ; le nombre de boulins était lié à la superficie du domaine du propriétaire et indiquait donc son importance. A ces éléments habituels dans les domaines seigneuriaux , s'ajoutent deux édifices originaux: une longue maison d'allure rustique , pleine de charme , dite "maison de Chateaubriand": ce sont en fait les neveux de Châteaubriand qui  auraient été cachés dans son grenier pendant la Terreur par leur gouvernante pour échapper à la guillotine. Leur père Jean-Baptiste de Chateaubriand , frère de l'écrivain , qui avait épousé Aline de Rosanbo , une petite fille de Malesherbes, avait eu moins de chance. Comme Malesherbes lui-même et le reste de sa famille , ils avaient péri sur l'échafaud.

 
La monumentale grange aux dîmes (XIVe s).

 . Enfin, la présence rare d'une monumentale "grange aux dîmes"  du XIV e siècle étonne: elle a une superficie de 2000 m2, comprend 3 niveaux , et est ornée d'une tourelle abritant un escalier à vis. Les paysans y déposaient les redevances -un dixième de leurs récoltes- dues au seigneur du "Bois Malesherbes" , qui était à l'époque Jean de Montaigu (1345-1409) , seigneur de Marcoussis , et un des dignitaires des cours de Charles V et Charles VI.
L'ampleur de l'édifice montre l'importance des revenus du propriétaire. On accède au premier niveau , et on peut constater que les plafonds sont soutenus par des piliers en bois mouluré.

Bref , une belle visite, fort intéressante, bien que l'accès soit limité à l'allée centrale et à la cour du château. On est étonné aussi de ne pas apercevoir de plan d'eau (2) , ce qui est rare dans un tel domaine. la rivière Essonne , paraît-il , coule près de la propriété , mais on ne l'aperçoit pas.(3)

Les propriétaires successifs (récapitulation):

* du XIVe au début du XVIII e siècle : Jean de Montaigu , seigneur de MARCOUSSIS et ses héritiers par les femmes , à savoir les familles de Montaigu, de Graville (XVe-XVIe) , et de Balzac d'Entraygues (XVIIe- début XVIIIe). Les propriétaires successifs sont tous des hauts dignitaires de la cour de France.
*Le domaine , laissé à l'abandon depuis un siècle, est acheté en 1715 par Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil (1683-1772) , cadet d'une célèbre famille de parlementaires parisiens. Il fait transformer le château qui prend son aspect actuel. Son fils, Chrétien-Guillaume de Lamoignon , alias M. de Malesherbes (1721- 1794) , en héritera. Il périra sur l'échafaud avec sa famille. Le

                       
                                          M. de MALESHERBES.

domaine sera ensuite démantelé , puis reconstitué en partie au bénéfice de son arrière petit-fils Geoffroy-Louis de Chateaubriand , neveu de l'écrivain, un des rescapés de la Terreur. Jusqu'en 1997 , le château appartiendra à ses héritiers par les femmes : familles de Beaufort, de Lévis Mirepoix, princes de Robech , jusqu'au décès de la princesse de Robech.
*De 1997 à 2007 ,le groupe Les Hôtels particuliers exploitera le domaine.
*Depuis 2007 , il appartient de nouveau à un propriétaire privé , un entrepreneur parisien dont le nom n'est pas publié.

(1) Nous avons eu confirmation que le nouveau propriétaire vient de rénover château et dépendances.
(2) Seule pièce d'eau proche , un étang sis dans le hameau de Pinçon était accessible par le parc du château ; on ne peut plus y parvenir que par une route.
(3) : L'Essonne passe derrière le château et longe le centre ville.

                                     VISITE EN IMAGES .
              (Cliquez sur les photos que vus souhaitez agrandir)
 

 
La grille du parc est la seule indication de la présence d'un château à la sortie du village.

 
Les visiteurs ont le plaisir ensuite de s'engager dans la belle allée.

 
Un km plus loin ,  on découvre un mégalithe trouvé en 1973 dans la région.

 
L'allée aboutit à un obélisque.


Une allée pavée sur notre droite mène au château.

 
Nous découvrons  un ensemble architectural enclos d'un mur

 
 1e vision de la façade du château (aile d'époque XVIIIe ). On aperçoit vers l'avant l'amorce de douves puissantes datant du Moyen -Age. On aperçoit deux des tours du XIVe intégrées à la construction postérieure.



La chapelle  du XVe vue de l'extérieur.


La chapelle vue de l'intérieur de la cour du château , flanquée d'un arbre tricentenaire qui a connu M. de Malesherbes.


 

Le gisant accoudé de l'amiral de Graville.



 

Orant de César de Balzac d'Entragues (XVIIe)




 

César de Balzac d'Entragues - vue rapprochée.




 

Relief situé sous l'orant.




 
Dans une autre partie de la chapelle , un élément significatif du style gothique flamboyant.

 
Accès  parfumé par la lavande à la glacière de 12 m de profondeur.
 
 
Et si on allait voir le colombier?


 
Le colombier médiéval d'aspect trapu ( 1800 boulins ).


 
La maison dite de Chateaubriand : la gouvernante des neveux de l'écrivain et arrière petits fils de Malesherbes les a cachés dans le grenier pour qu'ils échappent à l'échafaud.
 
 
Une bâtisse pleine de charme agrémentée d'une glycine paraît-il centenaire.
 
 
La monumentale grange aux dîmes du XIVe siècle et sa tourelle qui enferme un escalier à vis permettant d'accéder aux étages.
 
 
                          La tourelle est pourvue d'un cadran solaire et d'une horloge.
 
Dans chaque pièce de la grange , des piliers en bois soutiennent le plafond.
 
 
Contournons le château : voici  une des trois tourelles .
 
 
De l'autre côté , le bâtiment XVIIIe s'allonge au bord d'une pelouse.
 
 
Hep! C'est la plus belle vue par ici!
 
 
Dernier regard sur la belle allée qui  ramène  le visiteur à la grille...

 
L'accès au parc, certes libre, de ce château privé ,  ne se fait que pendant certaines périodes en été (à l'exception des week-ends) et les journées du patrimoine ; tous renseignements à l'office du tourisme :
 Office de Tourisme du Malesherbois - 19-21 Place du Martroy
45330 MALESHERBES
Tél: 02.38.34.81.94
office.tourisme@cc-malesherbois.com  .

dimanche 13 juillet 2014

QUAND DAUDET CHANTAIT... la SEINE ET OISE (L 'ESSONNE aujourdhui).!


De la Provence à la Seine et Oise.

Pour les anciens écoliers que nous sommes tous , le nom d'Alphonse Daudet est indéfectiblement lié à la Provence , cadre des Lettres de mon moulin ou des aventures de Tartarin de Tarascon. Daudet pour nous est donc un des chantres du sud de la France.
Bien sûr , on n'est pas sans savoir qu'il a par la suite écrit plusieurs romans , à commencer par le petit Chose , très autobiographique, qui nous fait déjà quitter le sud.
Mais ce qu'on ne sait pas en général , c'est que Daudet a chanté aussi... la Seine et Oise ! (aujourd'hui l'Essonne).
En effet , Alphonse Daudet avait choisi pour ses villégiatures en famille, l'été, un coin d'Ile-de France situé à l'époque dans ce département , aujourd'hui en Essonne : le hameau de Champrosay , à Draveil,  limité au nord par la forêt de Sénart et au sud par la Seine . Et il en fait le cadre de  son dernier roman , intitulé La petite paroisse . Il y restitue la vie du hameau à la fin du XIXe siècle , y fait revivre les personnages qui l'animaient , et qu'il regardait passer de sa fenêtre sur la route de Corbeil . Il va même jusqu'à évoquer des personnes réelles du quartier à l'époque. La fenêtre de sa dernière demeure estivale notamment , qui existe encore aujourd'hui au 33 de ce qui est devenu la rue Alphonse Daudet. (Ci-contre : portrait d'Alphonse Daudet)

La petite paroisse , un drame de la jalousie .

Le dernier roman de Daudet , sous titré "moeurs conjugales", paraît en 1895. Son sujet , comme l'indique la citation qui figure sous cette dernière mention ( "Jaloux n'a paix ne soir ne mâtinée ") , est la jalousie.

L'intrigue imaginée par l'écrivain est la suivante : Richard Fénigan vit avec sa mère , une mère plutôt possessive, dans un château situé aux Uzelles (nom de substitution de Champrosay)  , au bord de la route de Corbeil. Jusqu'au jour où son regard se pose sur Lydie , une des protégées des religieuses qui gèrent l'orphelinat de Soisy , la ville voisine , dont on apprend qu'elle a été abandonnée à sa naissance devant la porte des sœurs . Mme Fénigan  - ô surprise ! - encourage l'idylle ; elle pense en effet pouvoir , en cas de mariage, garder le contrôle de la maisonnée avec une "recrue" de si faible origine," sans dot et sans famille". Le mariage se fait. Lydie ne tarde pas à souffrir de l'autoritarisme de Mme Fénigan , que son fils n'ose pas contrarier : elle se voit ainsi supprimer son voyage de noces , considéré comme superflu , ou encore dans l'impossibilité de sortir un peu à Paris. Lydie, qui rêve de voyages et de découvertes, se sent quelque peu frustrée , et cloîtrée...Bientôt les Fenigan sont amenés à fréquenter les châtelains de Grosbourg ( un domaine tout proche ) le général duc d'Alcantara et son épouse , dont le fils Charlexis, prince d'Olmutz ,un lycéen de 17 ans , devient peu à peu un familier des Fénigan. Ce "joli blondin imberbe et rose" dont on ne se méfie pas est en fait un séducteur aussi précoce que cynique , et bientôt une liaison clandestine se noue entre Lydie et lui. Et puis un jour , Lydie n'est plus là , le joli blondin l'a enlevée ; on apprend qu'ils naviguent dans son yatch du côté de Monaco. Richard , mari bafoué , souffre : parviendra-t-il à oublier l'épouse volage? Mme Fénigan , pour l'y aider , fait venir de Bretagne une jolie cousine , aux charmes de laquelle il semble se montrer sensible. Mais non, Richard retombe dans ses tourments, ne pense bientôt plus qu'à sa vengeance , entreprend de provoquer le blondin  en duel ... Rebondissements divers , renversements de situations , quiproquos dramatiques attendent ensuite le lecteur...Richard , jusqu'au dernier moment , alors même que le bonheur redevient possible pour lui, sera rongé par une jalousie qui peut tout compromettre  ...

La petite paroisse , le roman de Champrosay.

Mais le roman vaut aussi , et peut-être surtout , par le tableau qu'il brosse de la vie dans ce petit coin de Seine et Oise à la fin du XIXe siècle . Car cette intrigue hautement romanesque , il la situe dans le cadre réel de ce hameau de Draveil , qu'il connaît bien puisqu'il l'a habité tous les étés pendant 30 ans.
Si le nom de Champrosay curieusement n'est pas prononcé (remplacé par Les Uzelles) , tous les autres noms de lieux inscrivent bien le roman dans la région : Draveil , Soisy , Ris, Juvisy, Corbeil , la forêt de Sénart, la Seine "entre l'écluse d 'Evry et celle d'Athis" , Mérogis et son château , Villeneuve Saint Georges ou encore "la plaine de Courcouronne" forment principalement  le décor de l'histoire.
Le "château" des Fénigan , dont les fenêtres donnent sur la route de Corbeil , semble être à l'emplacement  de la maison que Daudet avait acquise et où il séjournait avec son épouse Julia et ses enfants les dernières années. Il va jusqu'à faire de " l'isba" , petite construction installée dans sa propriété , et qui lui servait de cabinet de travail, le lieu des retrouvailles clandestines de Lydie et Charlexis  !
 
La maison d'Alphonse Daudet à Champrosay.

Quant à la petite paroisse , qui donne son nom au roman, c'est celle qui est liée à la chapelle Sainte Hélène , dite "chapelle du bon cocu", toute proche de la maison de Daudet : elle avait été élevée par un certain Napoléon Quantinet (qui devient Mérivet dans le livre)  en souvenir de sa femme volage à qui il avait pardonné , mais qui , revenue à lui, était morte prématurément. La chapelle existe toujours , comme l'inscription dédicatoire. Plusieurs scènes du roman s'y déroulent , et un chapitre entier est consacré au récit fait à Richard  par Napoléon MERIVET  de son histoire. Lequel personnage va jouer un rôle actif dans la fiction comme ami et conseiller du héros. Le desservant de l'église , l'abbé Cérès a pour modèle l'abbé Reure de l'époque.

Une célébration de ce coin de Seine et Oise.

On peut parler par exemple d'une véritable célébration , dans ce livre , de la route de Corbeil ,"poudreuse" à l'époque , à travers le regard de Richard enfant solitaire qui trompe son ennui en observant de sa fenêtre le spectacle qui s'y déroule , comme d'ailleurs Lydie depuis son orphelinat - et comme Daudet lui-même , notamment à la fin de sa vie , tandis que la maladie le taraude. La route de Corbeil ,"avec son passage de charrettes, de voitures, d'hommes et de bêtes , routiers , bergers , maraîchers , camelots " égaie l'enfant. La plume de Daudet fait ainsi vivre - et revivre pour le lecteur d'aujourd'hui - toutes les scènes de la rue à l'époque , par exemple le défilé des pauvres en quête de "deux sous et d'un chiffon de pain", le passage d'une noce "à la mode de l'ancienne France" , ou  encore, les jours de marché à Corbeil, "de grands troupeaux de bœufs , des roulottes de forains"...
Richard et Lydie se rappellent "la brouette du cantonnier , le petit bossu marchand de chaussures " ou "le Turc en fourrures rapées passant tous les automnes avec son ours" , ou encore "la charrette à Foucart où l'on transportait les noyés sous une serpillère". Plus loin, il est question des "charretiers de la ferme rentrant de baigner leurs chevaux"; au fil du texte , d'autres personnages du quartier à

 
Scène de la vie quotidienne à Champrosay à la fin du XIX e siècle.

l'époque sont  "croqués" , comme les laveuses qui ne perdent rien des conversations , la boulangère  qui se penche sous l'auvent de sa voiture, ou "le garçon boucher à cheval, un grand panier de viande en travers de son tablier blanc". Certains personnages secondaires du roman représentent divers "rôles sociaux" du hameau : ainsi Chuchin , le garde pêche , à la "figure boucanée , plus ridée que la rivière par un vent d'est"; Sautecoeur , dit L'Indien ," vieux forestier géant , redouté du braconnage"; M.Alexandre , ancien majordome de Grosbourg, "très chic , souliers vernis, pantalon clair"; le père Georges, un vagabond, "avec sa longue trique, un morceau de pain sous le bras"; le brave abbé Cérès, le curé de la chapelle Sainte-Hélène (Sainte Irène dans le roman) ; Delcrous, le juge d'instruction ...
Les loisirs du héros, Richard , sont ceux du quartier , ceux de Daudet lui-même pendant ses séjours ,comme  la pêche "aux verveux" en bord de Seine ; et notre écrivain évoque en connaisseur l'atmosphère des lieux, par exemple un matin de juillet "embrasé et lourd": "la rivière fumait immobile et silencieuse (...).Cette buée chaude aiguisait (...) l'âpre senteur des plantes d'eau, la saveur fade des cantharides en taches d'émeraude sur les frênes". On va pêcher en barque à l'île aux Moineaux "merveilleux endroit pour jeter l'épervier"; Richard , comme Daudet , est également un grand chasseur , dans la forêt de Sénart toute proche. On retrouve dans ces portraits et évocations le meilleur Daudet...

JMS

* VOIR AUSSI NOTRE ARTICLE : SUR LES PAS DE DAUDET à CHAMPROSAY.
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/04/sur-les-pas-dalphonse-daudet-champrosay.html

Il est possible de visiter la maison de Daudet à Champrosay , gérée par une association.
Pour tous renseignements ,voir le site: www.maison-alphonse-daudet.com
adresse mail : maison.daudet@laposte.net 
On peut aussi s'y procurer le roman.
* Mais on peut aussi se procurer le roman tout simplement sur AMAZON , ou chez son libraire  si on préfère .







jeudi 3 juillet 2014

SUR LES PAS DE RONSARD au manoir de la POSSONNIERE (vallée du Loir).

RONSARD et La POSSONNIERE .
Le manoir de la Possonnière , situé près de Couture sur Loir, est la maison natale d'un de nos grands poètes français :  Pierre de Ronsard , chef de file du goupe de la Pléiade. Il y naît en septembre 1524. Il y passera son enfance. Il y contractera un amour très fort de son Vendômois , qu'il exprimera dans ses poèmes ; il envisagera même  d'installer son tombeau à l'Ile verte , proche de Couture.
Cependant dès l'âge de 12 ans il quitte le manoir de son père  et devient page du dauphin François (fils aîné de François 1er). Il sera ensuite le page de Charles , duc d'Orléans , 3e fils du roi , puis de sa fille Madeleine , future reine d'Ecosse grâce à son mariage avec Jacques V Stuart - il séjournera alors quelque temps dans ce pays.
Par la suite il s'établira à Paris.

 
Le manoir de La Possonnière vu des jardins (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

À la mort de son père Loÿs de Ronsard , c'est son frère aîné Claude qui hérite de La Possonnière.
L'attachement de Ronsard à la région se traduira cependant par l'achat de plusieurs prieurés après 1565  : celui de Saint-Cosme , près de Tours, où il mourra en décembre 1585, celui de Sainte Marie-Madeleine de Croixval , entre Montoire et Couture, et celui de Saint-Gilles à Montoire.

Le manoir familial des RONSARD.

Le site a appartenu à la famille Ronsard dès le XIVe siècle. A l'origine existait un château troglodyte dont il reste quelques traces comme les caves et le pigeonnier. Les Ronsard étaient les "sergents-fieffés" ( gardes chasse) des comtes de Vendôme.
Le corps principal du logis semble avoir été construit en 1480 par Olivier Ronsard , grand-père du poète gentilhomme de l'Hôtel du Roi et  échanson de Louis XI.
Loÿs de Ronsard , père du poète , était également gentilhomme de l'Hôtel du Roi. Il a participé aux guerres d'Italie dans l'entourage de Louis XII et François 1er . Après la défaite de Pavie,  il accompagnera les enfants royaux François et Henri (futur Henri II ) , otages de Charles Quint pendant 4 ans...
 
 
Buste de Loÿs de Ronsard sur la tourelle d'escalier.
Au dessous , une inscription latine : "Voluptati et gratiis" (avant partir): aux voluptés et aux grâces( avant de mourir) : expression d'un idéal épicurien caractéristique de l'humanisme de la Renaissance.

L'influence de la Renaissance italienne est visible dans le répertoire ornemental du manoir.
Un buste de Loÿs de Ronsard orne le fronton de la porte de la tourelle d'escalier. Plusieurs inscriptions sur la façade expriment  les idéaux à la fois chrétiens et humanistes de cette époque.

Plusieurs modifications ont été apportées à la façade nord au XIXe siècle  (pour renforcer son style Renaissance notamment), et les meubles  du logis  sont également du XIXe , quoique de style Renaissance parfois. Ils appartenaient aux derniers propriétaires.

La Possonnière a appartenu à des propriétaires privés jusqu'en  2000. Le dernier propriétaire Bernard Hallopeau,  l'a ouvert à la visite en 1987  ; depuis 2001, la Communauté de commune du pays de Ronsard , devenue aujourd'hui Communauté de communes Vallées Loir et Braye, en est la propriétaire . Un très beau jardin notamment de roses (cela s'imposait) magnifie encore le site.

                                                        PLUS D'IMAGES :
                                                                                   (Cliquer sur les images pour les agrandir).

 
Lorsqu'on monte du village de Couture sur Le Loir , on distingue le manoir qui émerge de la forêt de Gâtine.

 
Le manoir semble émerger de la verdure.
 
 
On découvre d'abord le château côté jardin. Un jardin bien fleuri qui magnifie le site.

 
La rose est à l'honneur bien sûr , ancienne ou récente.


 
D'autres espèces encore...

 
 
Allée fleurie.
 
 
Des parterres fleuris.

 
 
 
 
Approchons nous du château (façade nord). Les ouvertures de ce côté n'existaient pas à l'époque de Ronsard , elles sont un rajout du XIXe .


                           A droite de la façade nord , des dépendances ( l'ancienne basse-cour).

 
Un passage donne accès à la cour et à la façade sud.

 
La façade sud du logis principal ; à droite , on aperçoit l'amorce des caves.
Au centre , une jolie tourelle abrite un escalier en colimaçon.
Les fenêtres du 1er étage sont surmontées d'inscriptions: DNE (domine) CONSERVA ME (Seigneur conserve moi) ; et la réponse de Dieu : RESPICE FINEM AVANT PARTIR (pense à ta fin avant de mourir).Une inscription révélant cette fois  les attaches chrétiennes de Loÿs de Ronsard.
 
  
     Le buste de Loÿs de Ronsard au dessus de la porte de la tourelle d'escalier.
 
 
Une des belles fenêtres à meneaux ,surmontée d'une partie de l'inscription.


                                               Lucarnes ouvragées , rajoutées au XIXe siècle.

 
Petites sculptures sur la façade.
 
 
Les caves sont en partie creusées dans la roche à laquelle s'adosse la structure.
Au dessus , l'amorce d'un bois : ce qu'il reste de la forêt de Gâtine chantée par Ronsard.
 
 
A l'entrée de chaque cave , une inscription indique son usage. Ici : la fourière = une réserve de petit bois servant à allumer fours et cheminées. 7 caves sont ainsi identifiées.
 
 
Intérieur d'une des caves.
 
 
Cette tour quadrangulaire  à droite des caves abrite un escalier à vis qui donnait accès à d'anciens bâtiments disparus. L'inscription "Tibi soli gloria"(= à toi seul la gloire) est tirée de l'épître de Saint Paul aux Romains.

 
On voit encore ici les boulins de l'ancien colombier trogolodyte.
 


              La pièce principale du logis avec sa cheminée RENAISSANCE (restaurée au XIXe).

 
Vue rapprochée.
 
 
Sur le manteau de la cheminée:
- En haut les fleurs de lys représentant le pouvoir royal (époque de François 1er).
- Au dessous le blason des Ronsard : 3 "ross" (petits gardons du Loir). Allusion à "Rossart", nom d'origine des ancêtres du poète; puis l'inscription : NON FALUNT FUTURA MERENTEM = l'avenir appartient à celui qui le mérite.
- en dessous : des ronces ardentes ,autre symbole familial.
 
 
A gauche ,un animal dans les flammes: la salamandre de François 1er?

 
Dans le bandeau décoratif inférieur s'insèrent différents blasons ...

 
Ces peintures murales , représentant des blasons de la famille , étaient cachées par de la toile de jute jusqu'en 2004 et ont été restaurées en 2005.
A gauche le blason de Loÿs de Ronsard.

 
A droite , le blason de Jeanne Chaudrier , mère de Ronsard , orné de 3 chaudrons.
 
 
Autre cheminée dans une pièce adjacente.

 
On retrouve ici au centre le blason des Ronsard (dans la bibliothèque).

 
Les meubles , parfois de style Renaissance , appartenaient au dernier propriétaire privé M. Hallopeau.

 
Tout l'aménagement intérieur date du XIXe siècle.
 
 
La fontaine BELLERIE (ou Belle Iris) chantée par Ronsard  est située non loin du manoir.
 
 
Le château domine le village de Couture sur Le Loir...
 
 
Autre vue.
 
 
  LES FAMILLES PROPRIETAIRES SUCCESSIVES :
 
En réalité , il n'y en eut que deux :
 
- la famille RONSARD et ses héritiers  par les femmes (Les Legay , les Château-Renault) du XIVe à la fin du XVIIIe siècles.
 
    - le manoir n'est vendu qu'une fois : à Christophe Joseph Delaplace , procureur au Châtelet et avocat , après la Révolution.
Puis les propriétaires suivants , les DELAHAYE au XIXe et les HALLOPEAU au XXe sont ses héritiers par les femmes.
 
 
Une de nos photos de la Possonnière, recadrée en raison du format de la revue, a fait la première page du n° du 9 mars 2016 de VEILLEES DES CHAUMIERES.