correspondant agoravox

vendredi 27 septembre 2013

VALENCAY , "le château de TALLEYRAND".

 
Talleyrand et Valençay.
 
En 1803 , à la demande de Bonaparte, et avec son aide financière, Talleyrand (Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord), ministre des relations extérieures du consulat, acquiert le château de Valençay pour recevoir des hôtes étrangers de marque . Il y accueillera notamment, de 1808 à 1814 , Ferdinand VII, le roi d'Espagne déchu et sa famille. Après 1816 , Talleyrand habite Valençay . Dorothée de Courlande , épouse de son neveu Edmond , va l'accompagner dans la dernière partie de sa vie et sera très présente à Valençay. Talleyrand sera aussi conseiller municipal puis maire de Valençay et fera beaucoup pour la petite ville.
A la mort de Talleyrand , le domaine échoit à son petit neveu Louis-Napoléon de Talleyrand-Périgord , fils d'Edmond et de Dorothée de Courlande, qui avait été fait duc de Valençay par Charles X en 1829. Le château restera dans la famille jusqu'en 1979. Aujourd'hui le château est géré par le conseil général de l'Indre et la commune de Valençay.
 
Un "château de la Loire":
 
Bien que situé dans le Berry , le château de Valençay s'apparente à un château de la Loire. Il a été construit en 1540 par Jacques d'Etampes  sur les ruines d'une forteresse médiévale du XIIe siècle. Son ambition était de faire construire une demeure qui rivalise justement avec les châteaux du val de Loire. Le château restera dans la famille d'Etampes jusqu'au XVIIIe siècle. Il sera partiellement remanié à cette époque par le fermier général Legendre de Vilmorien , son nouveau propriétaire. Le château associe donc style Renaissance et style classique. Il est classé aux Monuments historiques depuis 1975.
 
 
VISITE DU CHATEAU :
 On peut cliquer sur les images pour les agrandir.
 
 
Vue générale depuis le jardin à la française.

 
Le donjon est considéré comme une chef d'oeuvre de la Renaissance.
 
 
Détail des sculptures du donjon.
 
 
 
Vue arrière du donjon.
 
 
Autre vue.

 
Aperçu du "jardin de la Duchesse" qui surplombe la vallée du Nahon.
 
 
Le grand salon ,de style Empire. Les sièges ont été brodés par les dames de la Cour d'Espagne en exil
 
 
Jolie statue d'Eros.
 

 
Le salon bleu , avec un portrait de Talleyrand entre les fenêtres. Sous la Restauration , il aimait travailler dans cette pièce. Le traité de Valençay ,qui restituait à Ferdinand VII le trône d'Espagne, fut signé ici.

 
Portrait de Dorothée de Courlande , duchesse de DINO , compagne des dernières années de Talleyrand.

 
La galerie Talleyrand-Périgord.
 
 
Vue sur la vallée du Nahon depuis le château.
 
 
Chambre de Talleyrand : le mobilier Empire vient de l'hôtel Saint-Florentin , son hôtel particulier de Paris , situé place de la Concorde, où il est mort en 1838.

 
A gauche , le fauteuil roulant de ses vieux jours. Au centre ,le buste de Talleyrand dont une réplique se trouve au château du Marais (Essonne).(1)
 
 
Aperçu de la chambre où le roi d'Espagne déchu Ferdinand VII dormit pendant six ans.
Le lit de style Louis XVI avait été fabriqué spécialement pour lui. Le reste du mobilier est de style Empire.

 
Chambre Dino , de style Empire , orné d'un portrait de Dorothée, duchesse de Dino.
 

 
Cabinet de toilette adjacent.

 
Chambre Bénévent ou de la princesse de Talleyrand : Catherine Noël Worlée ,une très belle femme, avait épousé Talleyrand en 1802 .Son portrait par Mme Vigée-Lebrun ,peintre de prédilection de Marie-Antoinette ,trône dans la pièce. Les meubles sont de style Louis XVI.
 
 
Le cabinet de travail de Talleyrand : à gauche le fauteuil à soufflets où il mettait ses journaux.

 
Le secrétaire en acajou orné de sphinges lui avait été offert par Murat, roi de Naples.
De chaque côté ,des colonnes supportant le buste de Rousseau (à gauche) et de Voltaire.

 
La grande galerie (70 m de long) avec à son extrémité une Diane de Houdon.
 

 
Le grand escalier d'honneur ,orné notamment d'une tapisserie des Gobelins de 1735 œuvre du peintre animalier François Desportes.
 
 
Une superbe statue ...
 
 
Le grand escalier (suite).
 
 
La grande salle à manger :la table en acajou pouvait réunir 36 convives. La table de Talleyrand , grâce à son cuisinier le célèbre Antoine Carême ,était des plus réputées.
 
 
Une autre vue du château. Le jardin à la française date du début du XXe siècle.

 
Une allée vers le parc.

 
Le château vu du parc.
 
 
Une jolie rencontre.

 
Paons. Une partie du domaine a été aussi transformé en parc animalier.

 
Autre vue du château depuis le parc.
 
 
Contre-jour

 
Contre jour 2.
 

 
Dans le jardin.

 
Le château vu de la vallée du Nahon.

 
En face du château , un joli édifice précédé d'une magnifique grille attire l'œil...
Il s'agit d'un pavillon de chasse d'inspiration italienne , appelé "la Garenne", qui fut édifié en 1805-1807 sur l'ordre de Talleyrand.
 
 
Les princes d'Espagne y chassaient le lapin au furet ...
En 1834 , Dorothée , duchesse de Dino, y organisa une réception pour  le duc d'Orléans , fils de Louis-Philippe.
 
                                                               DANS LE VILLAGE .

 
Un hommage de la ville à Talleyrand ,qui fut son maire et son bienfaiteur.

 
La très belle halle aux blés. Il semble qu'elle ait été reconstruite en 1845. Elle faisait partie du domaine de Talleyrand.

 
Chapelle de l'église où repose la dépouille de Talleyrand (2010). Auparavant son corps était dans la crypte.

 
De nombreux membres de la famille sont enterrés dans la crypte.
 
 
A DECOUVRIR AUSSI DANS LA BLOGAZETTE :
 
 
*L'EXPOSITION COURLANDE au château du MARAIS:
 
 

jeudi 26 septembre 2013

Les surprises du "circuit -patrimoine mystère" de la Communauté de communes du Pays de Limours (Septembre 2013) .


Dimanche 15 septembre , c'était la 17e édition du "circuit-patrimoine mystère" organisé par la Communauté de communes du Pays de Limours : cinq départs de cars ont eu lieu depuis Briis- sous- Forges dans la journée  : ainsi, cette année encore, sous la houlette du "Président", Christian Schoettl, ou de Mme Jacquet de l'office de tourisme du pays de Limours, plus de 300 personnes sont  allées à la découverte de la région sans connaître à l'avance leur(s) destination(s)!

Des Molières à Boullay-les-Troux.

Cette fois, ce sont les communes des  Molières et de Boullay-les-Troux et leurs environs qui ont été explorés. Quel  plaisir de découvrir le substrat humain et historique de lieux apparemment anodins : aux Molières, par exemple , des trous dans un bois se sont avérés être d' anciennes carrières de meulière : on a appris que les ouvriers qui y travaillaient avaient 40 ans d'espérance de vie à force de respirer la poussière de silice ; plus loin , un vieux mur et une tour ne sont rien moins que ce qui reste des anciennes fortifications du village des Molières !  Tout près de Boullay-les-Troux , la présence insoupçonnée au milieu d'un bois de l'immense château neo- Renaissance de Méridon a été


 
Un immense château néo-Renaissance ...

révélée...Le château date de 1883 , mais il a été construit sur un site médiéval dont il reste des traces; il est aujourd'hui dans les Yvelines, sur le territoire de la commune de Chevreuse : mais il faut savoir que ce site a appartenu aux  seigneurs des Troux , châtelains de Boullay, aux XVIIe et XVIIIe siècles...(1)

Rencontre avec la grande histoire...

A Boullay encore , la jolie et sobre église Saint-Jean l'Evangéliste (2) récemment rénovée a été construite en 1655 par Guillaume Dugué de Bagnols  , seigneur des Troux , adepte du jansénisme et bienfaiteur de l'abbaye de Port-Royal des Champs , centre janséniste ; son château , aujourd'hui disparu, s'élevait derrière l'église, ce qui explique la situation excentrée de celle-ci : elle était d'abord

 
Dans la petite église : une sobriété toute janséniste...
 
la chapelle du château! Quand l'abbaye de Port-Royal fut détruite sur l'ordre de Louis XIV pour hérésie , château et église devinrent un refuge pour certains jansénistes. Tout près , le châtelain avait fait construire  des "petites écoles" , où étaient accueillis certains pensionnaires de Port-Royal ; Nicole, le mâitre de Racine , y a enseigné notamment ! Qui se doute de cet arrière plan historique en passant à côté de cette église toute simple? 
 
Pour finir , les participants ont pu , dans la ferme d'Alain Vigot , maire de la commune, ouverte pour l'occasion au public, découvrir une exposition d'outils anciens , assister à la confection d'un panier ou encore au pressage des pommes , dont ils ont pu déguster le jus. Agréable épilogue!

 
Pressage des pommes à l'ancienne dans la ferme d'Alain Vigot à Boullay-les-Troux

(1) : en savoir et en voir plus sur le château de MERIDON  : cliquer sur :
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2013/09/le-chateau-de-meridon.html

(2) : en savoir et en voir plus sur l'église de Boullay-les-Troux : cliquer sur :
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2011/02/leglise-de-boullay-les-troux-essonne.html

                Une version partielle de cet article est parue aussi dans le Républicain du 19/9/13.

                                                     PLUS D'IMAGES  :

 
Dans un petit bois derrière l'école Anne-Franck des Molières :les anciennes carrières de meulière.

 
Surprise ; une "gogotte" :elle résulte d'un dépôt de silice , par le jeu de l'infiltration de l'eau, autour de grains de quartz

 
Devant ce vieux mur (ancienne enceinte des Molières) la présence imprévue de sympathiques chèvres et d'un âne.

 
Château de Méridon (autre vue avec le puits).

 
Dessus de porte et plafond néo-Renaissance ou néo gothique?

 
 De curieuses caryatides à pied de lion  de chaque côté de la cheminée.

 
Vestiges (discutés) de l'ancien château médiéval.
 
 
Façade de l'église de Boullay-les-Troux (XVIIe )
 
 
Vitrail représentant Saint-Jean L'Evangéliste...
 
 
Vue latérale de l'église entourée de son petit cimetière.
 
 
Dans la ferme d'Alain Vigot : démonstration de vannerie.

 
Instruments agricoles anciens

 
Dégustation de jus de pommes : agréable épilogue!