correspondant agoravox

samedi 22 avril 2017

L'exposition FORG ART à Forges les Bains : des artistes bluffants!


L'exposition Forg'Art, nouvelle mouture du très ancien Salon des artistes Forgeois, a accueilli 31 exposants les 22 et 23 avril au Centre socio-culturel. "Nous avons voulu redynamiser notre traditionnel Salon " explique Séverine Martin, de la mairie. " Un thème a été choisi par les participants, "Reflets, ombres et lumières", et l'exposition a été ouverte aussi à des artistes extérieurs. De plus le public maintenant décerne un prix un prix au créateur qui a le mieux représenté le thème selon lui". La peinture était bien représentée, avec par exemple les oeuvres de

18  des 31 exposants de l'exposition posent avec Séverine Martin (1er rang à droite) et Julien Leconte  (dernier rang à gauche) , chargés de la communication à Forges.
(cliquer sur la photo pour l'agrandir)

Didier Duclos, peintre amateur confirmé et invité d'honneur du Salon: inspiré par la Bretagne, il a créé un style personnel: chez lui la figuration tend à l'abstraction à force d'épure . La photographe Christiane Eysseric  bluffait le visiteur par ses créations abstraites obtenues à partir d'un rien grâce au procédé de la macrophotographie. Nelice nous a  intrigués par ses "photographies ciselées et rétroéclairées" et ses videos. La minutie des tableaux en dentelle de Michèle Guiller, des compositions au feutre de Béatrice Petitpas, ou  à l'encre de chine de Danielle Lepeut , a subjugué les visiteurs. Mauleine,

Lou Intiet, 11 ans, le plus jeune artiste exposant, un as du pliage...

sculptrice, décryptait volontiers pour le public intéressé ses oeuvres très pensées. Christiane Gaben, céramiste, déclinait son art en 10 thèmes, du cirque à la photographie en passant par la BD, le cinéma, et les différents arts: tout pour elle semble pouvoir devenir céramique! Claudine Beauparrain et son jeune élève très doué, Lou Untiet, 11 ans, prouvaient aussi que l' art du pliage fait merveille! Les réalisations de Lucie Asifatu nous transportaient de l'autre côté de la Méditerranée.
Dans une partie de la salle étaient aussi exposées les réalisations de 17  élèves de Yolande Nétange, professeur très estimée à la MJC de Forges. Samedi 22, le groupe Fab 'M est venu animer musicalement l'événement.

                                                   PEINTURE, DESSIN :

                         Didier Duclos  , l'invité d'honneur du Salon, est inspiré par la Bretagne.
Chez Didier Duclos, à force d'épure, la figuration tend à l'abstraction.

L'île.

Voiliers.

Une curiosité: robe peinte.

Deux chênes par Servane Beaupparain.
        Un tout autre style , mais très séduisant aussi.

Abondance automnale, de la même artiste.

Très jolie figure d'enfant berbère à l'encre de Chine de Danielle Lepeut.

Dans l'arène, de Sylvie Boulu-Gauthier.

                                               
                                  Oiseaux des marais.Très jolies avocettes de Patricia Pennot.

Les minutieuses compositions au feutre de Béatrice Petitpas.

Une des compositions.

Jolie aussi celle-ci.

                                      PHOTOGRAPHIE:


Christiane Eysseric  nous bluffe par ses créations abstraites obtenues à partir d'un rien grâce au procédé de la macrophotographie.




                                                                       Plus près...


                        Nelice intrigue par ses "photographies ciselées et rétroéclairées" et ses videos.

                                                 ART DE LA DENTELLE:


                Michèle Guiller réalise son travail minutieux de dentellière sous l'œil des visiteurs.


                                                      Un très beau "tableau de dentelle".

                                                                      ORIGAMI:

D'incroyables réalisations de Claudine Beaupparain à partir de simples pliages.

                                          SCULPTURE:


Le fil de la vie, par Mauleine.
"La sculpture figure un corps de femme," explique Mauleine " et la partie blanche émergente une naissance, celle de ma petite fille". Au dos deux fils de longueur différente représentent la vie de chacune.


                                La fusion, de Mauleine toujours, évoque la relation amoureuse.

                                                          CERAMIQUE:


  Pour Christiane Gaben, absolument tout doit pouvoir devenir céramique!

  Non, ce n'est pas un vrai appareil photo d'antan, c'est de la céramique!µ

Les réalisations de Lucie Asifatu ont apporté une touche d'exotisme à l'exposition.


Le groupe Fab'm est venu animer musicalement la manifestation.

lundi 17 avril 2017

A LA DECOUVERTE DU " PARCOURS D'HIPPOLYTE", une nouveauté du domaine de Courson.


Faire connaître aux enfants les arbres rares du parc de façon ludique.

Après avoir longtemps comblé les amateurs de jardins avec ses fameuses "Journées des plantes", transférées aujourd'hui à Chantilly, le domaine de Courson se tourne désormais vers les familles et les enfants âgés de 7 à 12 ans. En effet, depuis ce printemps , "Le parcours d'Hippolyte", un parcours pédagogique et ludique a été aménagé; il est  destiné à  faire découvrir  à ce public la grande richesse en matière d'arbres rares de ce parc de 40 hectares labellisé "Jardin remarquable", mais aussi à le sensibiliser à la Nature." Lors des Journées des Plantes, j'avais remarqué que les gens, lorsqu'ils venaient chercher de quoi alimenter leur jardin, ignoraient un  peu le parc lui-même et ses trésors", explique Patricia de Nervaux, une des propriétaires de Courson, qui a conçu le projet. D'où l'idée de ce dispositif.

Un voyage initiatique à travers le monde.

Le parcours, qui peut s'effectuer en 1h30, comporte 21 étapes: à chacune d'elles, un double panneau comportant une illustration attractive dans le style de la bande dessinée , surmontée d'un petit texte pédagogique, attend les jeunes participants. Ceux-ci reçoivent au départ , un livret baptisé "dépliant-jeu des botanistes". Ce document comporte des questions , souvent des devinettes amusantes, auxquelles ils devront répondre une fois arrivés devant le panneau correspondant.

Patricia de Nervaux (2e en partant de la gauche) et des visiteurs devant le panneau correspondant au "cornouiller des pagodes", que l'on aperçoit en arrière plan.

Ce parcours fait référence à ces botanistes qui, du XVIIe au XIXe siècle, embarquèrent sur les bateaux des navigateurs partis explorer le monde et en rapportèrent des espèces inconnues en Europe. Il s'inscrit aussi dans l'histoire du domaine. Chaque participant est censé suivre un certain Hippolyte, jeune pépiniériste des années 1830, qui accompagne  à travers le monde Victor, capitaine de frégate et neveu du Duc de Padoue, cousin de Napoléon, et  propriétaire à l'époque de Courson. Les deux compères partent à la recherche de graines d'arbres rares pour enrichir les plantations du domaine, et aussi d'un mystérieux "arbre aux merveilles".  Chaque panneau illustré  d'étape raconte une séquence de leur voyage : celui-ci  les conduit en Amérique du nord, au Japon, en Chine , au Tibet, au Mexique, au Maroc, en Corse, en Iran, en Grèce, pays d'origine des arbres rares rencontrés dans le parc.
                                                                     
Le premier panneau illustré figure , devant le château, de gauche à droite, le duc de Padoue, son neveu Victor, le jeune Hippolyte, et Marie fille du duc.
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)
                                                                                                              
  Les jeunes participants apprendront par exemple de quelle façon déterminer l'âge d'un arbre, ou encore à mesurer sa taille au moyen d'un petit accessoire fourni. Ils découvriront le nom et les particularités parfois étonnantes de ces arbres venus d'ailleurs, comme l'immense sequoia du parc, classé arbre remarquable, ou  le cyprès chauve, ainsi nommé parce qu'il est le seul conifère à perdre ses aiguilles en hiver, et bien d'autres informations  sur les arbres, l'utilisation qu'on en fait, et l'écosystème, à préserver absolument, dont ils font partie...

Mais quid de l' "arbre aux merveilles"? Chut! on vous laisse la surprise!                                 

Le sequoia géant du parc: les enfants apprendront à évaluer sa hauteur.

De loin en loin, sur le parcours, des dispositifs ludiques (agrès etc...)  leur permettront de s'offrir une pause détente en testant leur agilité. Pour finir, ils pourront voir quels oiseaux et animaux vivent dans parc grâce à une  exposition photographique située dans le château d'eau du XVIIe siècle. Notons qu'une petite aire de jeux est aussi disponible à Courson.

De loin en loin, un dispositif ludique pour une pause détente...

Autre nouveauté: le parc est  aussi ouvert désormais en semaine de 14 à 18h. Plusieurs écoles  ont déjà prévu une sortie pédagogique utilisant  le "parcours d'Hippolyte ".Mais cela peut se faire aussi agréablement en famille.
Des visites guidées du parc pour des groupes d'adultes sont également possibles.

*Pour toutes précisions, voir le site du domaine de Courson:


LE PARC DE COURSON, UN VERITABLE ARBORETUM.

Le parc du château de Courson compte plus de 300 espèces différentes d'arbres, ce qui en fait un véritable arboretum, qui s'est constitué d'apports successifs  du XVIIe siècle (époque de la construction du château par Guillaume de Lamoignon), du XIXe (plantations à l'initiative du duc de Padoue en 1820, intervention des frères Bühler, jardiniers, en 1860 - les cyprès chauves, tulipiers de Virginie, pins laricios de Corse datent de cette époque) du XXe ( plantation du massif de conifères, des ensembles de rhododendrons et d'azalées qui bordent l'étang par le comte Ernest de Caraman entre 1920 et 1950; plantation de 3000 arbres depuis 1980 ...). Il s'est modelé, ordonné au fil de  ces interventions successives
Voici quelques uns  de ces arbres  et des perspectives décoratives, fleuries notamment, qui y ont été ménagées:                                                                               
                            
                                                    Le jardin de conifères (créé en 1920).

                                                     Cyprès chauve de Louisiane (1860)
                                                            
Perspective avec statue, accompagnée d'un tilleul centenaire.

Effet miroir de l'étang.

Autre.


Cèdre pleureur de l'Atlas.

Cryptomeria du Japon (arbre sacré là-bas).


Bel agencement d'arbres dans le coin des rhododendrons et des azalées.

Magnifique cornouiller des pagodes (Chine).


Bel agencement encore  de formes et de couleurs: azalées, rhododendrons, érable...

Erable sycomore
Exochorde "The bride"- "arbre de la mariée".

Plus près.


Le coin des camellias (déjà en fin de floraison).

Encore beau, celui-ci.

Cornouiller du Pacifique.

Fleurs.

                                                                                          
Platanes de 1860 au tronc penché (recherche de la lumière).

Belle écorce du cerisier du Tibet.

Et voici son feuillage...

Cèdre bleu du Maroc.

Beaux arbres, à belles formes :


Chêne rouvre de 1860.


Un coup d'œil vers le château.


DE L'AUTRE COTE DE L'ETANG:


Tache rose d'une azalée et au fond des pins noirs de Corse ou pins laricio (1820).


De nouveau la tache rouge et rose d'un bosquet d'azalées.

Liquidambar d'Amérique du sud.


Tulipier de Virginie. Il produit de belles fleurs à la fin du printemps ou en été.

Grand sequoia de 1860, classé arbre remarquable de France.

Parrotie de Perse.


De merveilleux pommiers du Japon en fleurs.

Dans le petit bois de magnolias.

Fleur de magnolia.

If, à la fois poison et plante médicinale.
A gauche, serre de Delarue (1860)

Et aussi de magnifiques marronniers dans le parc.