correspondant agoravox

mardi 17 octobre 2017

QUAND LA GUERRE DES BOUTONS SEVISSAIT EN HUREPOIX...

Des sorties d'écoles aux bals de villages.
On se souvient du célèbre livre de Louis Pergaud, "La guerre des boutons", qui a donné lieu à plusieurs adaptations cinématographqiues : il retraçait les bagarres entre gamins de deux villages voisins du Jura, Longeverne et Velran. Il semble que les inimitiés et les rixes  entre jeunes de villages voisins était un phénomène largement répandu dans les campagnes de France, et le Hurepoix n'a pas échappé à la règle!
Dans leur livre sur Le folklore du Hurepoix (1937), Claude et Jacques Seignolle, qui ont enquêté sur le terrain, donnent des informations parfois amusantes. Par exemple à Massy, à la sortie des classes,"les gosses se rendaient au bord de la Bièvre se battre contre ceux de Verrières qui les attendaient de l'autre côté..la bataille commençait: c'était une pluie de pierres, de débris de toutes sortes, et quelquefois de tessons de bouteilles". Ces inimitiés persistent avec l'âge, et quand vient le temps des bals de village, les bagarres entre jeunes gens de communes voisines foisonnent!

Images du film: "La guerre des boutons", de Yann Samuel, d'après le livre de Louis Pergaud.

Par exemple , on apprend que "les gars de Marcoussis et de Janvry ne pouvaient pas se voir". les coups pleuvaient entre "les cochons de Marcoussis"(sic) et ceux de Janvry lors des fêtes ou des bals.
Ceux de La Celle les Bordes et de Clairefontaine s'étripaient aussi à l'issue des bals, pour des "histoires de filles". Ils se battaient dans les bois "à coup de bûches, de bâtons, ou de pierres".
Aujourd'hui, on a des bandes rivales venues des "quartiers" qui s'affrontent: rien de nouveau sous le soleil! Aux temps anciens, les gars de Grigny et de Ris Orangis, par exemple, passaient leur temps à en découdre! Idem pour ceux de Lisses et de Courcouronnes! Les jeunes des Molières "avaient fort à faire"en la matière, nous disent C et J Seignolle. Car il y avait déjà des inimitiés entre Les Molières, "les pantoufliers de Limours"(sic), et Briis; mais ils se battaient aussi avec ceux de Châteaufort, de Cernay la Ville, et de Saint-Rémy les Chevreuse!

Sobriquets en tous genres.
L'insulte fait partie de l'arsenal de ces affrontements, comme on le voit très bien dans le livre de Pergaud. Les combattants des divers villages s'affublaient notamment de divers sobriquets, que C et J Seignolle ont répertorié. Nous avons déjà cité "les cochons de Marcoussis"(on les appelait aussi "les Paresseux") et "les pantoufliers de Limours": cette dernière appellation vient du fait que " chaque fiancée fabriquait une paire de pantoufles à son futur mari". Ceux de Briis étaient appelés les Judassiens (parce qu'ils sont fourbes et faux)- sobriquet pas très sympathique et qui fleure bon l'antisémitisme. Citons aussi ceux d'Igny, surnommés les Juifs, parce qu'ils avaient assassiné leur seigneur au Moyen-Age (?), ou encore ceux de Bagneux... Il y en a de plus drôles: les culs fins (Bonnelles), les culs pelés (Champcueil), les Anes (Cheptainville, Ivry), les culs terreux (Orly), les Singes ou les Sauvages (Leuville), les Chiens (Ris Orangis, Linas), les Traîne -binette (Antony), les Ratapoils (Ballainvilliers), les Mangeux d'pierres à Cayenne (Palaiseau - beaucoup d'habitants avaient été déportées à la suite de la Commune en 1871), les Picotteux (Wissous -ils travaillent la terre

Bagarre entre bandes "des quartiers" aujourd'hui...Image internet.

comme des moineaux qui picottent du grain). Certains sobriquets semblent moins injurieux et s'appuient sur des carcatéristiques locales comme les Fraisuriens (Châtenay -on y cultivait surtout des fraises), les Patagons (Bullion -sobriquet revendiqué localement, une de leurs places s'appelle encore "place des Patagons"), les Moines (Longpont- où se trouve une célèbre abbaye), les Culbutants (Villejust - "parce qu'ils sont obligés de descendre- "culbuter"-pour aller dans les villages voisins"). Certains semblent même admiratifs comme les matois (Forges les Bains --parce que ce sont de solides gaillards"), les Durs-batteurs (Videlles) , ou même affectueux comme les Câlins (Avrainville, Massy)!  Les sobriquets animaliers foisonnent : les canards (Gentilly), les loups (Egly, Essonnes), les fouines (Ollainville), les ours (Villaines), les mulots (Villejuif)...D'autres sobriquets semblent reliés à des anecdotes locales, comme les Grenouilleux (Fresnes): chez la mère Fifine, une société de bouchers parisiens  se livrait à une coutume curieuse que racontent C et J Seignolle: "Dans une soupière remplie de vin blanc, on mettait une grenouille vivante et chacun à tour de rôle buvait un verre de vin sans toucher à la grenouille. Celui qui buvait le dernier verre avait la grenouille, mais devait payer une tournée de champagne".

Source: Le folklore du Hurepoix de Claude et Jacques Seignolle .Editions G.P. Maisonneuve et Larose, Paris .1937, réédité en 1978.

                                 LES HABITANTS DE LA REGION TEMOIGNENT:

A la suite  de la publication  de cet article sur Facebook , des habitants de la région ont réagi. Nous avons recueilli leurs témoignages:

                                              . A propos des bagarres entre jeunes:

Si André ,"natif de Limours", n'a jamais connu de telles bagarres lors des bals qui avaient lieu tous les dimanches (apparemment les jeunes de Limours s'étaient assagis), d'autres  anciens du Hurepoix confirment que cela existait encore dans leur jeunesse ou du temps de leurs parents:
Daniel, de Verrières le Buisson, a bien connu les bagarres entre les gamins de Verrières et ceux de Massy  :" C' est bien vrai: on avait rendez vous au lac l' après midi".
Alain , de Marcoussis, témoigne que dans les années 1965-70, les bagarres avaient encore lieu avec ceux de Janvry lors des bals. Et, ajoute-t-il :"  A l'époque de mon père, en 35 - 45, les gars de Marcoussis, c'était  contre La Ville du Bois. Montlhéry , c'était pas triste aussi!"
Madeleine , une autre habitante, se rappelle que c'étaient les gendarmes qui fermaient le bal de Montlhéry à cause des bagarres. Béatrice, elle, se rappelle les bagarres aux bals organisés "Chez Nicot" à Marcoussis avant 1965. Si cela s'est arrêté après 1970, Alain pense que c'est dû à la suppression des bals, remplacés par  des boites de nuit ou des dancings privés.

                     . A propos des sobriquets attribués aux habitants du village"ennemi":

* A propos du surnom des Fresnois: "les grenouilleux".
- Simone, habitante de Fresnes, confirme:"les Fresnois connaissent bien ce nom de grenouilleux, nous fêtons chaque année au printemps " la fête à la grenouille "; en effet, il y avait dans la Bièvre des grenouilles et quelques restaurants en étaient des spécialistes , les parisiens venaient en manger tout en profitant du lieu encore très bucolique. Il y a encore à Fresnes un restaurant "le red frog" qui cuisine des cuisses de grenouilles... mais elles ne proviennent plus de la Bièvre, cela vaut mieux!!"

A suivre...

(NOUS SOMMES PRENEURS DE TOUS TEMOIGNAGES ET ANECDOTES SUR LE SUJET: venez témoigner sur la page FACEBOOK: "J'AIME LE HUREPOIX"!)



lundi 16 octobre 2017

UNE ANCIENNE TRADITION DU HUREPOIX QUI SE PERPETUE: BRULER LE BONHOMME BINOT (ou BINEAU) LORS DU CARNAVAL.

                                                        Une origine incertaine:
Une tradition du Hurepoix est encore vivante: lors du Carnaval, on brûle le bonhomme Binô(t) ou Bineau après lui avoir fait traverser tout le village. En France aussi, on brûle souvent  un mannequin de paille pendant le carnaval. Dans des pays étrangers où l'hiver est très long, en Belgique, en Suisse ou encore au Canada, on parle de "bonhomme Hiver", le brûler signifie que l'hiver est enfin fini. C'est une façon de célébrer l'arrivée du printemps. D'après C et J Seignolle, auteurs d'un ouvrage sur le folklore du Hurepoix paru en 1937, l'appellation Binôt ou Bineau serait propre à une partie du Hurepoix située au sud de la région; ils ne précisent pas l'origine de cette appellation.

Saint -Yon: procession à travers le village derrière le bonhomme Bineau.

  D'après d'autres sources, Bineau serait le nom d'un ministre des finances de Napoléon III, détesté en raison de certaines mesures impopulaires prises. Il s'agit de Jean Martial Bineau (1805-1855). Par haine du personnage, l'aurait on assimilé au mannequin brûlé du carnaval, en guise de vengeance?

Jean-Martial Bineau, ministre des finances impopulaire de Napoléon III.

                                   
                                                Une pratique inégalement répandue:

  C. et J. Seignolle, par leurs recherches, ont pu montrer qu'on brûlait Binôt par exemple à Angervilliers, Arpajon ( où le mannequin était désigné par l'expression "le trop galant Bineau"), Avrainville, Brétigny, Bruyères le Chatel, Fontenay les Briis, Forges les Bains, Janvry, Lardy, Leudeville, Linas, Marolles en Hurepoix, Nozay, Saint Chéron, Saint Maurice, Saint Sulpice de Favières ...
LIMOURS: procession a bicyclette derrière le bonhomme Bineau lors du carnavelo.
                   
En revanche, à Limours , Pecqueuse , Palaiseau ,Wissous, Lisses, Longjumeau ,Chamarande, Chevreuse, La Ferté Alais le mannequin brûlé était appelé "Mardi gras", à Verrières le Buisson et à Champlan "Carême prenant", dans d'autres communes du Hurepoix il n'avait pas de dénomination. L'appellation Binôt ou Bineau était donc circonscrite à une partie seulement du Hurepoix. Par exemple, même du côté de Dourdan, cette pratique n'existait pas. Pourquoi était-elle cantonnée dans un coin du Hurepoix? On ne sait.
                        Le bonhomme Bineau sur le bûcher à Briis sous Forges lors du carnaval.

                                                 Deux cas particuliers dans la région:

Nous avons rappelé l'hypothèse selon laquelle , à Arpajon par exemple, le mannequin représentait peut-être une personne détestée ou mal vue ( le ministre Bineau ). Dans deux autres villes, mettre le feu à un mannequin prenait un sens analogue: à Bagneux, on brûlait l'effigie d'un personne fautive ou cocue. A Fontenay aux Roses, c'était celle d'une femme qui s'était mal conduite. Et le mari, lui, avait droit à un concert de casseroles et de pelles sous ses fenêtres...



   Sources:   
Le folklore du Hurepoix de Claude et Jacques Seignolle .1937 (réédité en 1978).
Wikipédia.
Photos: JMS.

A VOIR:
LES IMAGES DU CARNAVAL DE BRIIS SOUS FORGES :
voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2011/04/briis-sous-forges-bonhomme-bineau-et.html

samedi 14 octobre 2017

LES BOUTEILLES A LA MER AERIENNES D'AMIGOVILLE: le temps des récompenses!

Un grand lâcher de ballons à l'issue de la fête du village.
La traditionnelle fête du village de Gometz la Ville, en juin 2017, s'était achevée sur une "apothéose de couleurs", selon l'expression employée par Edwige Huot-Marchand, maire-adjointe à la Culture de la commune. En effet, la toute nouvelle association AMIGOVILLE (Les amis de Gometz la Ville), qui se consacre à la valorisation du patrimoine local, avait pris l'initiative de proposer aux enfants de Gometz d'expédier des "bouteilles à la mer aériennes": ils devaient inscrire leur nom sur une petite carte , laquelle serait attachée à un ballon de couleur; ensuite, tous les ballons ont été lâchés spectaculairement à l'issue de la fête. Sur chaque carte, de plus, était demandé à ceux qui la trouveraient de la renvoyer par la poste. Les enfants dont les cartes avaient été trouvées le plus loin de Gometz seraient récompensés lors d'une cérémonie.

                                                                 
Le temps des récompenses...
Samedi 14 octobre, plusieurs enfants, accompagnés de leurs parents, avaient donc investi la grande salle de la mairie pour recevoir leur récompense!
Finalement, neuf cartes étaient revenues, postées par des mains anonymes: sur quatre d'entre elles seulement, le lieu où elle avait été trouvée  avait été précisé. "Visiblement les ballons sont partis vers l'ouest " a fait remarquer Paul Duquennoy, le trésorier d'Amigoville. En effet, le message attaché au  ballon du jeune vainqueur, Eliot Vignais, avait été retrouvé à Auffargis. La carte du jeune Alexandre Dela , qui habite Clairefontaine en Yvelines, avait -surprise- été retrouvée dans


Eliot Vignais, le gagnant, reçoit sa tablette numérique des mains d'Edwige Huot-Marchand, 1e adjointe chargée de la Culture.
la même commune! Les deux autres communes identifiées sont Viroflay, où fut retrouvée la carte de Juliane Guendafa, et La Celle les Bordes , pour celle d' Eugénie Dufau. On ne sait pas d'où ont été renvoyées les cartes de Sarah Delot, Louna Pansiot, Perrine Thinet, et Loïc Dumas, mais tous ceux dont la carte est revenue, finalement, ont été récompensés : le vainqueur a reçu une tablette numérique, et tous les autres  un livret racontant l'histoire de l'aérotrain de l'ingénieur Bertin (qui passait dans la commune), un numéro de Sciences et Vie expliquant le fonctionnement de l'engin, et un grand paquet de friandises...

                                             Les gagnants présents posent pour la photo.
 A l'arrière plan de g à dr Paul Duquennoy, Michelle Guillaume, Claire Pescheux d'Amigoville, et Edwige Huot-Marchand .(Cliquer sur l'image pour l'agrandir).
Une association pleine de projets...
"Notre but était de créer une animation originale dans le village, et qui fasse plaisir aux enfants" indique Michelle Guillaume, membre du bureau d'Amigoville. Elle a aussi permis d'attirer l'attention sur un élément de l'histoire de  Gometz (l'aventure de l'aérotrain). Cela a été aussi l'occasion pour Claire Pescheux, présidente de l'association, de présenter celle-ci aux familles. Ont été évoqués en particulier les "ateliers" mis sur pied depuis sa création. Dans le cadre de  l'"atelier Mémoire" par exemple, les anciens de Gometz sont interrogés sur le passé du village. Cela promet une moisson intéressante. L'atelier "embellissement du village" a commencé son activité; Un atelier "orgue" se préoccupe de remettre en état le petit orgue de l'église... (1). Les habitants présents ont été invités à rejoindre l'association.
La séance s'est terminée autour d'un sympathique buffet.

(1) Concernant le détail de l'activité de l'association AMIGOVILLE, voir leur site sur:
http://amigoville.org/

                                                             D'autres images:



 Edwige Huot-Marchand accueille les familles.

Claire Pescheux, présidente d'Amigoville, présente l'association.




Les autres gagnants récompensés.



Reportage réalisé pour la BLOGAZETTE.

jeudi 5 octobre 2017

LA LETTRE D'INFORMATION DE LA BLOGAZETTE N°44 - SEPTEMBRE - OCTOBRE 2017. LES NOUVEAUX ARTICLES.SPECIAL: PICARDIE.

Bonjour,

La BLOGAZETTE est un blog journalistique qui veut faire connaître les initiatives

intéressantes et le  patrimoine remarquable de la région du Hurepoix mais aussi,

éventuellement, d'ailleurs.

Ce mois-ci, nous vous invitons à visiter avec nous LA PICARDIE.

Vous recevrez désormais cette lettre, qui vous avise des NOUVEAUX ARTICLES de nos blogs,

tous les deux mois.

Vous trouverez ci-dessous des liens donnant accès aux articles correspondants, mais

aussi  aux articles  les plus appréciés de nos principaux blogs. 

Bonne lecture !


Cordialement.

Le webmaster :

JM SATTONNAY.

La Blogazette des Ulis et du Hurepoix , une gazette sur le Net , déjà plus de 300 000 pages visitées.
www.jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com

Si vous ne souhaitez plus recevoir notre information, merci de nous le signaler par mail.
Si vous appréciez notre travail, n'hésitez pas à faire suivre ce message à vos contacts!

NOUVEAU:
Vous pouvez désormais nous rejoindre sur FACEBOOK: nous nous sommes aperçus qu'il n'existait pas de page Facebook consacrée au Hurepoix en tant que tel. Nous y avons remédié en créant le groupe "J'AIME LE HUREPOIX".
Si  comme nous, vous aimez votre région, rejoignez-nous pour contribuer, discuter, commenter...
Pour la découvrir, cliquer sur:
https://www.facebook.com/groups/140153466598733/?pnref=story

                                               * EVENEMENT:

* Le château de GROUSSAY à Montfort L'AMAURY est ouvert à la visite: prodigieux!
Voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/09/patrimoine-le-chateau-de-groussay.html
Château de Groussay: le théâtre baroque.
                                  
                                           * LA VIE EN HUREPOIX:

* LES JOURNEES DU PATRIMOINE EN HUREPOIX:

FORGES-LES-BAINS : QUAND LA MAIRIE S'APPELAIT "LE CHATEAU DE LA HALETTE":
Voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/09/les-jep-forges-les-bains-quand-la.html


* A JANVRY, LA FETE DE LA POMME: UNE HISTOIRE (de) CHOUETTE(s):
Voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/10/a-janvry-la-fete-de-la-pomme-une.html

* A SAINT-MAURICE MONTCOURONNE, LE FEU D'ARTIFICE, C'EST A LA SAINT-MAURICE!
Voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/10/la-vie-en-hurepoix-saintmaurice.html

  * NOUVELLES BREVES DU HUREPOIX et d'ailleurs...
           Dans cette rubrique, nous vous faisons part de faits intéressants ou insolites....
. Un cerf "volant", avez-vous déjà vu cela?
. En Essonne, un cinéaste cherche des figurants laids...
. Avez-vous déjà vu un paon en vol? Prodigieux!
Voir: https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/07/nouvelles-breves-du-hurepoix-et-parfois.html

 * SPECIAL: QUAND J'ME PROMENE EN PICARDIE!

* La pointe du HOURDEL: l'endroit où il faut aller pour voir les phoques de la BAIE DE SOMME:
Voir:https://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2017/08/le-hourdel-le-lieu-ou-il-faut-aller.html

* La pointe du HOURDEL: un lieu d'observation intéressant des oiseaux de la baie de Somme.
Voir: https://jmsattoimagesdefrance.blogspot.com/2017/09/a-la-rencontre-des-spatules-et-autres.html

* PATRIMOINE : Une belle surprise en vallée de Somme: le château de LONG (XVIII e s ) et son parc:
Voir: https://jmsattoimagesdefrance.blogspot.com/2017/09/un-belle-surprise-en-vallee-de-somme-le.html


  * LES PAGES LES PLUS VISITEES DE NOS BLOGS:

+ La Blogazette des Ulis, blog journalistique:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/01/les-articles-de-la-blogazette-les-plus.html

+  Charmes méconnus du Hurepoix , paysages et patrimoine:
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2013/12/les-pages-les-plus-visitees-depuis-la.html

+ Les Ulis, pays des Merveilles? Un autre vision de cette ville nouvelle :
http://jmsatto.blogspot.com/2015/07/les-articles-les-plus-lus-du-blog-les.html

+ JMS PHOTOGRAPHIES: le meilleur de 8 années de photographie consacrées au Hurepoix et autres lieux.
www.jmsphotographies.blogspot.com.

* DECOUVREZ LES SPECTACLES ET EVENEMENTS A VENIR EN 
HUREPOIX et  parfois ailleurs:
voir:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/02/spectacles-et-evenements-venir-en.html






LA VIE EN HUREPOIX: à SAINT MAURICE MONTCOURONNE, LE FEU D'ARTIFICE, C'EST... à la SAINT-MAURICE!


Il y a bien longtemps qu'à Saint Maurice Montcouronne on fête chaque année, à l'automne, la Saint-Maurice. A l'initiative du Comité des fêtes, on a une fois de plus sacrifié à cette tradition samedi 16 septembre à partir de 19h, dans la salle polyvalente de la commune. " Nous concevons ce rendez-vous annuel comme un moment convivial" explique  Jean-Marc Paris, le 1er adjoint de Saint-Maurice. Dès 19h, on se pressait dans la salle polyvalente pour l'apéritif, offert par le Comité des fêtes. 200 personnes s'étaient inscrites, selon le maire adjoint. Puis on a enchaîné, au choix, sur un méchoui  ou un barbecue. A 22 heures, arriva  le moment du feu d'artifice. " Dans notre commune , le choix a été fait de ne pas organiser de feu d'artifice le 14 juillet. Cela ne nous empêche pas célébrer dignement la fête Nationale. Mais ici, le feu d'artifice, c'est à la Saint-Maurice!" a précisé Jean-Marc Paris. Ensuite, les réjouissances se sont poursuivies avec la soirée dansante. Notons la participation active de la vingtaine d'associations qui animent la vie de la commune.

Les membres du Comité des Fêtes ont fêté joyeusement la Saint-Maurice.

* VOIR aussi notre article dans LE REPUBLICAIN  du 29/9/17.

mardi 3 octobre 2017

A JANVRY, LA FETE DE LA POMME : UNE HISTOIRE (de) CHOUETTE(s)...

                              650  KILOS DE POMMES PRESSES, selon les organisateurs...

Samedi 16 septembre, une intense activité régnait dans un coin abrité (car le ciel n'était pas clément ) de la petite ferme de Janvry. Comme tous les ans depuis une décennie, des enfants de l'école et leurs parents célébraient la fête de la Pomme, à l'initiative de la mairie, en procédant au pressage des  650 kilos de fruits récoltés , selon les organisateurs, dans les nombreux vergers de la commune. A Janvry, d'ailleurs, chaque fois qu'un enfant naît , on plante un pommier, le cheptel s'accroît donc peu à peu. Tout d'abord toute l'école avait été mobilisée pour le ramassage ; à présent, de jeunes enfants lavaient avec ardeur les précieux fruits. L'opération suivante nécessitait des muscles solides, et ce sont les parents qui s'y "collaient": elle consistait à "gruger" (briser) les pommes à l'aide d'un engin actionné par une manivelle (grugeoir). Enfin les débris obtenus étaient placés dans l'antique pressoir du début du siècle dernier , pour être transformés en jus. La pulpe restante était destinée aux animaux du parc animalier."Les enfants apprennent ainsi que le jus de pomme ne sort pas  des briques de Carrefour" a souligné le maire, Christian Schoettl .

Les enfants nettoient activement les pommes dans la cour de la Petite Ferme.

Le jus obtenu est mis en bouteilles, qui sont transportées avec les enfants dans le fameux" petit train de Janvry" pour être vendues par eux dans le village, au profit de la caisse des écoles.

UNE HISTOIRE DE CHOUETTES:

Mais d'où vient le culte local de ce fruit ? « Il y a 25 ans, il n'existait plus un pommier à Janvry » explique le maire Christian Schoettl. En effet, autrefois, les pommiers fournissaient de quoi produire du cidre pour les ouvriers agricoles. Comme les ouvriers agricoles ont disparu, on a supprimé les pommiers sur le territoire de la commune. "Un jour, raconte Christian Schoettl, on est venu me proposer de réinstaller une chouette dans le clocher. A quoi bon le faire, ai-je objecté, si elle n'a rien à manger? C'est de là qu'est venue l'idée de replanter des pommiers, pour attirer oiseaux, mulots, tout ce qui peut consommer des pommes et servir de proie à cet oiseau ... Résultat : il y a des chouettes partout aujourd'hui à Janvry!".

Chouette chevêche.

De ce fait, la récolte est abondante chaque automne, d'où l'idée de créer une fête de la Pomme , façon aussi d'impliquer les enfants dans un événement de la commune.

PLUS D'IMAGES:

Les enfants participent avec entrain.

Les parents grugent.

Le pressoir.
M. le Maire comme toujours met la main à la ... pulpe.

* VOIR aussi notre article dans LE REPUBLICAIN  du 29/7/17.


jeudi 28 septembre 2017

LES JEP A FORGES LES BAINS: QUAND LA MAIRIE S'APPELAIT LE "CHATEAU DE LA HALETTE"


La superbe mairie de Forges les Bains était autrefois une demeure privée appelée" château de la Halette". A l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la municipalité, à l'initiative de Séverine Martin, ancienne élue déléguée à la Culture, a  proposé  dimanche 17 septembre une évocation théâtralisée de l'histoire de ce château , avec le concours de la compagnie Etosha. Tout a commencé dans l'église de Forges, où l'association des Amis de l'église avait conçu une belle présentation par panneaux pédagogiques des richesses de celle-ci. Devant l'édifice, une sorte de M. Loyal a accueilli les Forgeois. Un faux clochard très calé en architecture médiévale en a ensuite présenté les caractéristiques à sa manière un peu surprenante. Après quoi une première saynète, devant le confessionnal, a fait revivre Mme Labarth, qui fit construire La Halette en 1865, suite aux

                                       La mairie a revécu le temps du château de La Halette.

préconisations d'une cartomancienne ! Depuis l'église, les habitants ont suivi deux magnifiques cavaliers, venus de la ferme  Van Dooren, jusqu' au château , et là une série de saynètes ont évoqué divers épisodes de son histoire, comme l'occupation prussienne en 1870, puis allemande durant la dernière guerre, ou encore l'époque de la  dernière famille propriétaire du château, les Caloni." Cette animation a été construite sur la base d'une documentation , notamment les 4 ouvrages de Mme Petit sur l'histoire de Forges rédigés dans les années 90" a précisé Julien Lecomte, chargé de l'événementiel auprès de la municipalité. Le bâtiment fut tour à tour occupé par plusieurs familles     (Schleicher, Fontane puis Caloni). Il a été racheté par la commune en 1984 de peur qu'il échoie à un promoteur immobilier qui aurait pu en faire un usage indésirable...

                                       DES IMAGES ...


Devant l'église: une sorte de M. Loyal va guider les habitants au fil d'un voyage dans le temps.

Première saynète dans l'église: Mme Labarth annonce la construction du château de La Halette.

Départ vers le château derrière deux magnifiques cavaliers.

Dans le parc de la mairie pour la suite de l'"évocation théâtralisée" du passé de Forges.

Ici une saynète évoque le temps où le château était occupé par les prussiens en 1870;

Deux soldats prussiens ivres font du tapage au balcon...

Plusieurs saynètes évoquèrent ainsi divers épisodes du passé de l'actuelle mairie pour le plus grand bonheur des spectateurs

Quelques infos supplémentaires:

Le spectacle a été écrit et mis en scène par Marie-Lise Gault (Compagnie Etosha) et Eric Pitton (auteur).
La visite était guidée par le comédien, David Braun.
Les comédiens amateurs des Tréteaux Ivres de Forges, de la Boîte à Bonheur de Nozay et de la troupe de Dourdan ont interprété les saynètes.
Le concert de Flûte traversière était assuré par Janine Hingston.

      * Voir aussi notre article dans LE REPUBLICAIN de L'ESSONNE du jeudi 21/9/17.