correspondant agoravox

vendredi 30 septembre 2016

LA LETTRE D'INFORMATION DE LA BLOGAZETTE N° 35 - OCTOBRE 2016. SPECIAL JOURNEES DU PATRIMOINE;

Bonjour,

La BLOGAZETTE est un blog journalistique qui veut faire connaître les initiatives intéressantes

et le  patrimoine remarquable de la région du Hurepoix mais aussi, éventuellement, d'ailleurs.

Cette lettre vous avise des NOUVEAUX ARTICLES de nos blogs. Ce mois-ci, actualité oblige,

nous vous proposons un NUMERO SPECIAL sur LES JOURNEES DU PATRIMOINE 2016

en HUREPOIX et parfois ailleurs.

Vous trouverez ci-dessous des liens donnant accès aux articles correspondants, mais aussi  aux

articles  les plus consultés de nos principaux blogs. 

Bonne lecture !

Cordialement.
Le webmaster :
JM SATTONNAY.

La Blogazette , une gazette sur le Net , déjà plus de 233 000 pages visitées.
www.jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com

Si vous appréciez ce blog , aidez- nous à le faire connaître en diffusant cette lettre à vos contacts.
Si vous  ne souhaitez plus recevoir notre information, signalez le nous par mail.


* NOUVELLES BREVES DU HUREPOIX et d'AILLEURS:
                                 Nous avons sélectionné pour vous des actualités intéressantes ou insolites..

NOUVEAUX ARTICLES:

. UN ORGUE VENU D'UN CHATEAU AUTRICHIEN POUR L'EGLISE DE VAUHALLAN...

. DES POMMIERS POUR FAIRE REVENIR LES CHOUETTES.
A Janvry, si on peut organiser une fête de la pomme, on le doit aux chouettes!

. CES COMMUNES QUI RENDENT HOMMAGE A LEURS CELEBRITES.
A Gif sur Yvette, à Bièvres, à Cernay la Ville, on a rendu hommage aux célébrités qui ont séjourné et aussi travaillé sur le territoire de la commune.

. A VILLIERS LE BACLE, ON HABILLE LES ARBRES POUR L'HIVER!
Le "gang des teigneuses" a encore frappé!

. L'EXTRAVAGANT CHATEAU DE LA BARRERIE A VILLIERS LE BACLE...
Il semble surgir du fond de la vallée comme un mirage!

* POUR ACCEDER A CES ARTICLES, CLIQUER SUR:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/09/nouvelles-breves-du-hurepoix-septembre.html

           * SPECIAL JOURNEES DU PATRIMOINE:

* QUAND L'ESSONNE ETAIT UNE REGION DE VIGNES.
Savez vous que la vigne autrefois était cultivée sur le territoire de 194 communes de l'Essonne?  De nombreuses traces d'une activité viticole révolue y existent encore.

VOIR: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/09/quand-lessonne-etait-une-region-de.html

* LES MAIRIES ECOLES A L'HONNEUR LORS DES JOURNEES DU PATRIMOINE.
De quand datent les mairies-écoles  de nos villages? Qui les a construites? Comment se déroulait les cours autrefois? Les animations autour des mairies écoles ont suscité un réel intérêt.

VOIR: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/09/les-anciens-bus-parisiens-plate-forme.html

* LES ANCIENS BUS PARISIENS A PLATE FORME ONT FAIT LE PLEIN A PARIS LORS DES JOURNEES DU PATRIMOINE 2016.
Le témoignage de Christian Coullaud, grand passionné d'autobus devant l'Eternel.

VOIR:http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/09/les-anciens-bus-parisiens-plate-forme.html

* LE FORT DE VILLERAS, UN OUVRAGE MILITAIRE CACHE SUR LE PLATEAU DE SACLAY.
Pour la 2e année, les Journées du Patrimoine ont permis aux curieux de découvrir le site.

VOIR:http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/09/le-fort-de-villeras-un-ouvrage.html

                     
                     * PASSION PATRIMOINE:
                   les visites guidées de la Blogazette.

La suite de notre  nouvelle rubrique , qui  vous propose des visites guidées de sites patrimoniaux intéressants.

* SUR LES PAS DE RONSARD EN TOURAINE: VISITE GUIDEE DU PRIEURE SAINT COSME.
VOIR:http://jmsattovaldeloire.blogspot.com/2016/09/sur-les-pas-de-balzac-en-touraine.html

* SUR LES PAS DE BALZAC EN TOURAINE: visite guidée du château de SACHE.
VOIR:http://jmsattovaldeloire.blogspot.com/2016/09/sur-les-pas-de-balzac-en-touraine.html

* Pélerinage photographique sur les pas des peintres paysagistes de Cernay - Les Vaux de Cernay.
VOIR:http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2016/09/pelerinage-photographique-sur-les-pas.html

* LES PAGES LES PLUS VISITEES DE NOS BLOGS:
+ La Blogazette des Ulis, blog journalistique:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/04/les-articles-de-la-blogazette-les-plus.html
+  Charmes méconnus du Hurepoix , paysages et patrimoine:
http://jmsattohurepoix.blogspot.com/2013/12/les-pages-les-plus-visitees-depuis-la.html
+ Les Ulis, pays des Merveilles? Un autre vision de cette ville nouvelle :
http://jmsatto.blogspot.com/2015/07/les-articles-les-plus-lus-du-blog-les.html
+ JMS PHOTOGRAPHIES: le meilleur de 6 années de photographie consacrées au Hurepoix et autres lieux.
http://jmsphotographies.blogspot.com/2015/12/jmsphotographies-les-articles-les-plus.html

** SPECTACLES ET EVENEMENTS A VENIR EN HUREPOIX et ailleurs:
voir:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2015/09/evenements-venir-en-hurepoix.html

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mercredi 28 septembre 2016

LES ANCIENS BUS PARISIENS A PLATE FORME ONT FAIT LE PLEIN LORS DES JOURNEES DU PATRIMOINE 2016.

Christian Coullaud, grand passionné d' autobus devant l'Eternel , a participé  à l'opération organisée par la RATP à Paris pour les JEP 2016. Nous lui donnons la parole:

Malgré les craintes du public en ces temps d'insécurité, malgré les polémiques sur la pollution, les bus parisiens à plate-forme ont fait le plein lors des Journées du Patrimoine RATP des 17 et 18 septembre 2016.

L'association www.autobusdeparis.com avait mis en service ses trois plus beaux exemplaires de 1931, 34 et 37 dans un parfait état de restauration. 6000 voyageurs se sont succédé en deux jours et pas seulement des septuagénaires nostalgiques soucieux de faire revivre, l'espace de quelques heures, le charme du « bon vieux temps ».

On mesure combien ces mécaniques d'un autre âge, disparues depuis plus de 45 ans, sont définitivement associées à l'image du Paris éternel : beaucoup de photos déjà diffusées sur les cinq continents et surtout beaucoup d'émotion et de sourires.

                                               A Paris dans les années 60.

L'intergénérationnel est une notion à la mode qui vit réellement dans ces rencontres informelles : chacun y va de son anecdote et les plus jeunes, qui n'ont pas connu ces véhicules, sont heureux de les découvrir, de participer aux conversations sur la plate-forme ou, pour quelques privilégiés férus de mécanique, de faire quelques kilomètres, cheveux au vent, à côté du conducteur.

Chacun peut constater que si beaucoup de choses ont changé en 80 ans, le transport urbain reste le flux sanguin qui, depuis bientôt 200 ans, irrigue la capitale.


C'était le temps de la 4 chevaux....


A vitesse variable selon les époques, le bus est le compagnon quotidien de l'homme dans ses déplacements professionnels, ses loisirs, sur le chemin du bureau, de l'atelier ou de l'école. Des relations s'y nouent.

Le look de ces lourdes machines surprend mais n'étaient-elles pas le produit du génie humain, à la pointe du progrès technique, lorsqu'elles furent conçues ?




Et quel encouragement pour ceux qui ont restauré ces bus de voir l'intérêt qu'ils suscitent de nouveau après un si long sommeil ! Le patrimoine industriel devient, au fil des années et au-delà d'une simple émotion passéiste, un sujet de recherches universitaires, l'éveil d'une vocation pour certains jeunes, qu'il nous appartient d'entretenir.



Christian Coullaud


                     * LE TEMOIGNAGE D'UN VOYAGEUR D'UN JOUR :

Thomas C., 23 ans, étudiant à l'école des Chartes, qui n'a pas évidemment connu le

temps des autobus à plate-forme,  a été conquis par l'antique engin..
.


C'est au cours de ces deux jours exceptionnels que j'ai eu l'occasion de découvrir, il y déjà trois ans déjà, l'existence de ce patrimoine.


J'ai été surpris de voir, par hasard, déambuler ce cortège à la fois iconique et méconnu de la plupart du public, si ce n'est dans une représentation d'un Paris éternel et désormais lointain et que nombre de touristes tentent de retrouver en parcourant la capitale.


Au même titre que les airs d'accordéon, les réverbères en fonte, les fontaines Wallace, les kiosques à journaux et les colonnes Morris, les autobus parisiens sont un des symboles d'une représentation fantasmée de la France, bien que réels.


                  "un tour entre les monuments les monuments les plus réputés de Paris"


A l'exception près que ce symbole - que Paris n'a pas su maintenir - n'est visible qu'une seule fois par an, quand les double-deckers londoniens, parfois des décennies après leur mise en service, continuent leur patient labeur, entourés de la bienveillance dont l'usager quotidien peut faire preuve face à un compagnon si fidèle et vaillant dans le fil des jours.

Si l'action de la RATP et des bénévoles entièrement dévoués à maintenir un patrimoine peu connu se trouve récompensée le temps d'un week-end, cela est avant tout dû à l'occasion offerte aux curieux d'effleurer le Paris des années 30, des années 50 ou des années 60, le temps d'un tour entre les monuments les plus réputés de notre pays.

Le charme de la plate-forme, les trépidations de la caisse, la surface glacée de la moleskine frappée du logo de la RATP, les odeurs d'essence et de vieille mécanique chaude (comme on ne peut jamais en sentir dans aucun musée) font que chacun y trouve son compte, du nostalgique au petit garçon attiré par les camions.

                                        "la surface glacée de la moleskine..."

La machine donne corps au rêve, et si le rêve n'accompagne pas le passager curieux, la balle est dans le camp de la découverte d'un monde inconnu, et de la belle rencontre inopinée.

La mauvaise humeur dont la légende affuble le Parisien était abolie par ce retour à la simplicité. Prendre un de ces bus revient à se plonger dans la douceur plus ou moins fantasmée d'un monde disparu. Cette douceur, enjolivée par les souvenirs des témoins et embellie par les paroles des anciens, confère un charme indéniable à la manifestation.

Le temps d'un trajet, Paris devient un village bienveillant où chacun se rejoint dans une communauté de souvenirs ou d'impressions nouvelles.

Le provincial passionné de vieilles voitures que j'étais a non seulement découvert une capitale qu'il ne connaissait pas de la manière la plus charmante qui soit, mais a également fait connaissance de ces quelques septuagénaires nostalgiques à la passion si communicative, qui ont fait que pour rien au monde, je ne raterais cette manifestation dont on ne peut se lasser.


La ligne 58.

Il est impressionnant de constater la précision, l'érudition qui anime les passionnés, capables de reconnaître le trajet d'un de ces bus par son simple numéro, capables de mentionner la plus minime des caractéristiques techniques d'un véhicule avec une précision encyclopédique.

Si cela est connu du monde des amateurs de voitures et de motos anciennes, aucun ne peut se targuer de connaître les trajets passés de son véhicule comme ces passionnés le font; exception faite des véhicules qui ont eu la chance de traverser paisiblement leurs années de purgatoire dans le garage ou la grange familiale, et qui ont échu dans les mains du collectionneur dévoué.

En outre, si l'aspect humain a été primordial dans l'approche de ce monde exotique, notamment grâce au chauffeur de l'un de ces bus me donnant le privilège de m'asseoir à ses côtés, c'est aussi la curiosité technique qui m'a poussé à approcher ces outils d'autrefois.

Bien que ces bus aient le privilège d'avoir leurs vieux enfants pour raconter leur histoire - tandis que beaucoup de voitures sont des orphelines gardées par un passionné protecteur - il n'en reste pas moins que l'observation des mécanismes apporte son lot de surprises et de questionnements.

                                                    Mécanismes d'autrefois....

Ces autobus sont aussi le témoignage que les ingénieurs de Louis Renault nous ont laissé dans la forme muette des pièces mécaniques : témoignage d'un monde en pleine révolution industrielle, où les débuts héroïques de l'automobile n'étaient pas si lointains.

L'épaisseur des tôles, l'absence d'assistance de direction, les volants surdimensionnés, la position de conduite surélevée sont autant d'éléments qui poussent au dépaysement et à la mise en question de l'utilisation des véhicules actuels. Les gestes évidents d'aujourd'hui ne l'ont jamais été, et sont le résultat d'années d'usage, de déconvenues, de mise au point patiente.

La découverte des solutions techniques de l'époque, pour qui sait observer, nous montre à quel point la culture matérielle d'une société est faite de changements et de permanences, et ce dans le moindre de ses objets.

Chaque année, je ne me lasse pas de me rappeler à quel point les années 30, à travers ces témoignages animés, sont faites tant de modernité que de traditions séculaires.

Penser au contexte de fabrication de ces bus, c'est penser à la modernité époustouflante de la firme de Louis Renault, un innovateur que Schumpeter n'aurait pas renié. Si l'on excepte l'habitacle issu des voitures à chevaux de la Compagnie Générale des Omnibus, imaginez que ces bus, de la coulée d'acier jusqu'à à leur mise en service, n'ont bénéficié de l'expertise et du savoir-faire que d'une seule entreprise : Renault.

chassis...

Imaginez que leurs moteurs, pendant près de quarante ans, ont tenu la dragée haute dans un des trafics urbains les plus denses.

Imaginez que ces mêmes moteurs, entre autres raffinements, possèdent des pompes de refroidissement, démocratisées sur l'ensemble des véhicules seulement une dizaine d'année après la mise en service de ces derniers.

Tout cela pousse à l'admiration, et à la surprise, si l'on considère malgré tout que le moteur est encore placé là où se trouvait le cheval au temps des omnibus, et que le chauffeur fait encore office de cocher, surélevé dans son baquet de tôle exposé à tous les vents.

Pour un jeune homme de 23 ans, toutes ces choses confèrent étonnement et surprise face à ce qui fait et ne fait plus notre quotidien : des pratiques encore bien vivantes aujourd'hui qui créent le lien avec les générations précédentes, et des gestes, des modes de pensée oubliés, qu'une archéologie des transports pourrait faire revivre rien que par l'observation des mécanismes, que certains curieux et passionnés pratiquent déjà.

                                                       Plaque d'autobus.

Pour cela, et malgré le contexte de plus en plus autophobe de ces dernières années, il est légitime de louer l'accueil chaleureux du public face à ces manifestations trop rares, et pourtant dignes d'intérêt. C'est une occasion de transmettre la flamme de la passion, avec toute sa chaleur et sa lumière, tant aux générations présentes qu'à venir, pour ne pas perdre la mémoire d'un passé qui, inexorablement, s'éloigne de nous, et dont les traces les plus infimes sont les premières à disparaître.



Thomas C.

mardi 27 septembre 2016

LES MAIRIES ECOLES A L'HONNEUR LORS DES JOURNEES DU PATRIMOINE.


         DES ANIMATIONS AUTOUR DES MAIRIES-ECOLES orchestrées par le PNR.

Lors des dernières Journées du Patrimoine, dont le thème était "Patrimoine et Citoyenneté", le Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse a fédéré une action visant à mettre à l'honneur les mairies-écoles, lieux où s'est justement construit la citoyenneté depuis le XIXe siècle.. Un bon nombre des 51 communes du Parc Naturel Régional ont donc organisé autour de leur mairie-école des animations, consistant en général à reconstituer une classe d'autrefois dans un bâtiment de mairie qui le plus souvent a abandonné aujourd'hui sa fonction scolaire, en raison de l'augmentation progressive du nombre des élèves. Associations et particuliers ont été sollicités pour fournir objets scolaires  et photographies de classe  d'autrefois. Exercice de nostalgie, qui a suscité aussi la curiosité des enfants d'aujourd'hui, comme le montre ci-dessous le témoignage de Michèle Guillaume, de la toute nouvelle association Amigoville , de Gometz la Ville.


Reconstitution d'une classe dans la mairie de GOMETZ LA VILLE.


         LES CONSTRUCTIONS ONT COMMENCE AVANT LA IIIe REPUBLIQUE.

Le PNR a aussi fourni aux communes engagées dans cette action un intéressant document sur le sujet des mairies-écoles. On s'aperçoit en le lisant, par exemple, que contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas la IIIe République qui a initié ces constructions à double vocation. C'est sous Louis Philippe que la loi Guizot de 1833 ayant institué l'obligation pour les communes de créer une école de garçons (il faudra attendre 1850 pour les filles), une autre loi en 1837 impose aux mairies d'avoir aussi une fonction d'école. D'autres mairies écoles seront édifiées sous Napoléon III. Et bien sûr lorsqu' en 1881-1882, les lois Ferry rendent l'enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire, tous les villages qui ne sont pas encore dotés vont l'être.

                       DES MAIRIES-ECOLES QUI ONT UN AIR DE FAMILLE.

Qui parcourt les communes du Hurepoix et s'intéresse un peu aux mairies,  est gagné très vite par l'impression  qu'elles ont  un "air de famille". Le document du PNR apporte sur ce point une confirmation. Pour réaliser les mairies-écoles, ou bien on fait appel à un architecte, lequel en construit souvent plusieurs ; ainsi les mairies de Courson, Janvry, Longvilliers, Saint Jean, Bullion.... ont été construites par le même architecte, Baurienne, de Dourdan. Ou bien on se passe d'un architecte, et on puise dans des recueils d'architecture où sont diffusés des modèles de mairies
-écoles...
La mairie de Gometz la Ville ( 1860) jouxte l'église. Elle a gardé sa structure d'autrefois, malgré l'ajout d'un vestibule vitré. La salle de classe est devenue la salle du conseil municipal. Elle a conservé un escalier intérieur intact.

L'intéressant document du PNR  énumère les plans-types pour ces constructions: le plan "en pavillon", carré ou rectangulaire, avec l'école en rez de chaussée , la salle de mairie et le logement de l'instituteur à l'étage (Clairefontaine, La Celle les Bordes...) ; le plan en profondeur, avec mairie et logement à l'avant, salle de classe à l'arrière ( Courson, Janvry, Cernay...); le plan à composition ternaire, avec mairie au centre, logement à l'étage, école de garçons et de filles de part et d'autre (Saint-Rémy les Chevreuse...).
Petite curiosité: quelques mairies de la région, rares, conservent encore leur fonction d'école: c'est le cas à Janvry par exemple.

On apprend aussi que la mairie devait s'imposer comme symbole du village face à l'église, ce qui explique qu'on l'ait souvent construite à côté de celle-ci (Gometz la Ville, Fontenay les Briis ...) ou au contraire assez loin pour créer un nouveau pôle de vie communale (Auffargis).

                         LES ENFANTS D'AUJOURD'HUI ET L'ECOLE D'HIER.

La visite de classes d'autrefois reconstituées a suscité un vif intérêt chez les enfants d'aujourd'hui.
Voici le témoignage de Michèle Guillaume, de la nouvelle association Amigoville, qui veut mettre en valeur le patrimoine de Gometz-la-Ville:

" C'est intéressant de voir comment un tel projet rencontre de sympathie et de participations ! Trois classes de l'école primaire Jean Bertin de Gometz-la-Ville sont venues avec leurs institutrices découvrir cet univers qui les a beaucoup intéressés !
Ils ont fait des exercices d’écriture sur modèle de l'époque avec les porte-plumes et l'encre violette mis à leur disposition (pour les plus grands). Les plus jeunes (grande section de maternelle) ont reproduit des dessins à partir de tampons et ont aussi tracé quelques graphismes au porte-plume.
Ils ont posé toutes sortes de questions à des anciens du village qui avaient fréquenté l'école dans les années 1930-1940 : Qui faisait le ménage de la classe ? est-ce qu'on allait à la piscine ? Y avait-il une cantine ? etc. Ils ont été surpris d'apprendre que c'étaient les élèves qui étaient chargés de balayer régulièrement la classe ; d'apporter de chez eux des bûches pour garnir le poêle lequel permettait de réchauffer la gamelle ; qu'à l'automne, les enfants devaient ramasser les feuilles des 3 tilleuls de la cour ; qu'ils venaient à pied des différents hameaux (La Vacheresse, la Folie-Rigault, des fermes alentours près du château de Belleville et autres lieux éloignés...) et faisaient ainsi plusieurs kilomètres matin et soir sans pour autant arriver en retard quel que soit le temps. Et bien sûr, qu'il n'y avait pas de piscine ! Beaucoup d'étonnements et une forte attention à tous ces récits."



La leçon de morale.

Poêle et sabots.

Une classe d'autrefois (Gometz la Ville).
CLIQUER SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR.

dimanche 25 septembre 2016

SAINT-JEAN DE BEAUREGARD: LA FETE DES PLANTES D'AUTOMNE A CELEBRE LA COULEUR ROUGE.

                           
L'automne est revenu, et avec lui la Fête des plantes, du 23 au 25 septembre, dans l'écrin du parc du château. Pour cette nouvelle édition d'une manifestation qui a une fois de plus attiré de nombreux amateurs de jardinage, le beau temps aidant, surtout les deux premiers jours, il s'agissait de mettre en évidence «toute la beauté et tout l'éclat du rouge », dans ses différentes nuances. Comme toujours, un choix très grand de fleurs, de plantes, de légumes, de fruits, mais aussi de matériel de jardinage, était proposé par plus de 200 professionnels, toujours prêts à conseiller la clientèle. Conférences, signatures d'ouvrages, animations diverses, y compris pour les enfants, ont cette fois encore enrichi la manifestation. Et puis il y a eu la traditionnelle remise de prix: cette fois, c'est une caryopteris « White surprise » proposée par la société Revaplant, venue de l'Orne, qui a remporté le grand prix de Saint-Jean de Beauregard.

                                                Cliquer sur les images pour les agrandir...


Belle affluence, une fois de plus, à la Fête des plantes d'automne dans le parc du château.



Belle lumière d'une belle journée d'automne.








Célébration du rouge, dans toutes ses nuances...

Mais l'orange, ce n'est pas mal non plus...


Le château du XVIIe siècle, fabuleux décor.

La caryopteris « White surprise », grand prix de Saint Jean de Beauregard.

Autre vue.

Prix de la SNHF à un beau gingembre du Jardin de la Roche St Louis.

Prix de la Presse à l'aesculus neglecta "Autumn fire" du Jardin en marche.


Quel est le vrai? Quel est le faux?




Et l'on repart les bras chargés de plantes...





QUAND L'ESSONNE ETAIT UNE REGION DE VIGNES.

           Une présence de la vigne attestée dans les communes de l'Essonne.

Savez vous que la vigne autrefois était cultivée sur le territoire de 194 communes de l'Essonne? On y produisait un vin blanc ( à l'origine un vin de messe) qui était très apprécié, y compris dans les cours d'Europe. Par la suite, avec le développement de Paris, on produisit aussi du vin rouge, qui correspondait à une demande, mais sa qualité était moindre, les conditions climatiques n'étant pas suffisantes, et les vignes ont bientôt disparu. Dans certaines communes, on organise encore cependant des fêtes de la vigne. "Entre 1984 et 1988, quand j'étais maire, j'organisais encore une fête de la Vigne à Vauhallan", explique Renée Delattre, aujourd'hui présidente du syndicat d'initiative. A ce titre, elle ne manque pas chaque année d'entretenir  la mémoire de ce passé viticole de la commune. A l'occasion de la fête de la gastronomie, une exposition était ainsi organisée dans ses locaux samedi 24 septembre: la présence de vignes dans la commune et dans les communes voisines (Igny, Massy, Orsay, Palaiseau ...) y était attestée par des  cartes postales et d'autres documents. Dans toutes ces communes, des noms de chemins et de rues ("chemin des vignes" "rue des caves"...) rappellent par exemple la présence de la vigne. D'autres documents et objets en rapport avec le thème de la vigne étaient présentés. Symboliquement, un beau panier de "chasselas de Fontainebleau accueillait les visiteurs: est-ce donc qu'on en produit encore dans le sud de l'île de France? Il paraît même qu'on essaie de réintroduire de la vigne du côté d'Antony...

Cette carte postale ancienne atteste la présence de la vigne (premier plan) sur un coteau dominant le village de Vauhallan.

Au fond, la même colline aujourd'hui, complètement couverte de bois.

              Une promenade révélatrice dans le village de  de Vauhallan.

Une petite balade dans Vauhallan "sur le chemin des vignes" a été édifiante: Renée Delattre, la présidente du syndicat d'initiative, fit découvrir dans le village aux curieux du sujet plusieurs "maisons de vigneron", reconnaissables à la présence d'une porte basse (celle de la cave) et d'un escalier extérieur permettant d'accéder, à l'étage supérieur, dans la maison. Preuve évidente de l'importance de l'activité viticole dans ce village autrefois. Grâce à une carte postale, on repéra l'emplacement, sur un coteau dominant le village, des anciennes vignes, auxquelles s'est substitué aujourd'hui un bois. Un petit tour dans l'église , sous la houlette de Pierre et Anne Wallez,  permit de découvrir un vitrail représentant Saint Vincent, patron des vignerons, offert en 1859 par la Confrérie des vignerons, autre preuve irréfutable de leur prospérité, encore, au XIX e siècle!

La séquence s'est close par une collation autour du raisin, fête de la gastronomie oblige.

Un ouvrage sur la Vigne en Essonne, fruit d'un travail de 7 années de chercheurs de l'Université du Temps libre, va paraître à la fin de l'année; il promet d'être passionnant!
           
                                                                                                        JM SATTONNAY.

                                                             D'AUTRES IMAGES:



Symboliquement, un beau panier de "chasselas de Fontainebleau" accueillait les visiteurs devant le syndicat d'initiative.

L'exposition présentait toutes sortes de documents et objets en rapport avec la vigne.

Renée Delattre emmène les curieux du sujet sur "le chemin de la vigne".

Un petit tour à l'église.

Le vitrail de Saint Vincent, patron des vignerons, offert par la Confrérie des vignerons en 1859.

Près de l'église, deux maisons de vignerons parmi d'autres...

On les reconnaît par la présence d'une porte basse (de cave) et d'un escalier donnant accès à la maison.

Un autre exemple, cette fois au pied de la colline des vignes.

samedi 24 septembre 2016

LE FORT DE VILLERAS, un ouvrage militaire caché sur le plateau de Saclay.

Un non initié, passant sur la route qui sépare les étangs de Saclay, ne peut pas soupçonner la présence, à proximité de ceux -ci, d'un fort, tant il est dissimulé dans la verdure , même si quelques pancartes signalent l'existence d'un terrain militaire, interdit au public. C'est grâce aux Journées du Patrimoine que le site a pu  été révélé au public, plusieurs visites ces deux dernières années ayant pu y être organisées. Le fort de VILLERAS fait partie d'une ceinture de 18 forts construits autour de la capitale pour la défendre entre 1874 et 1881.La guerre de 1870 avait en effet montré la vulnérabilité de la défense de Paris. Le concepteur de ce système fut le général Adolphe Séré de Rivière (1815-1895). Le visiteur découvre un ensemble imposant, encore en partie couvert de végétation, qui s'étend


L'entrée du fort de Villeras.

sur 72 hectares. Il pouvait accueillir 770 hommes dans 59 pièces et pouvait résister à un siège de 90 jours. Il était entouré d'un fossé défendu par des casemates (ou caponnières) placées dans les angles. Au fil de la visite, on découvre aussi les casernements, le magasin à poudre (d'une capacité de 75 tonnes) soigneusement ventilé, les réservoirs d'eau  (433 m3 d'eau pouvaient être stockés), des expositions de photos et documents. Quelques inscriptions gravées par les soldats d'autrefois sont visibles. Le site a été occupé par les allemands pendant la dernière guerre, ils sont partis en faisant exploser les casernes proprement dites. En marge du site, a été installé depuis 1946  un centre d'essais de propulseurs (pour les avions).

PLUS D'IMAGES:

Le plan du fort. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).


Des visites sont organisées par la mairie de Saclay lors des Journées du Patrimoine.


Intérieur du fort, avec notamment les chambres des officiers de part et d'autre.

Enfilade de tunnels.

Le magasin à poudre, soigneusement ventilé par des ouvertures (en bas à gauche).

Accès aux casemates.