correspondant agoravox

mercredi 27 septembre 2017

PATRIMOINE: LE CHATEAU DE GROUSSAY A MONTFORT L'AMAURY EST OUVERT A LA VISITE: FABULEUX!

Depuis 2016, il y a du nouveau au château de Groussay. Nous connaissions déjà son vaste parc agrémenté des "folies" ou fabriques installées là dans les années 60 par l'esthète Charles de Beistegui, à qui sa richesse permettait toutes les fantaisies. La  nouveauté est que le château lui même est ouvert à la visite, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Et franchement, quelle bonne surprise! S'il a été vidé de ses meubles d'origine, le château a gardé une grande partie de la décoration réalisée après 1950 par Charles de Beistegui.
On retiendra notamment un escalier d'entrée prodigieux, une bibliothèque monumentale et magnifique, des couloirs d'angle harmonieusement décorés, des lustres fabuleux pratiquement dans chaque pièce, et pour finir le clou de la visite, le théâtre baroque, un bijou, en parfait état après la rénovation effectuée par l'association.

"Nous avons encore la tête dans les étoiles du château de Groussay !" me dit une amie dans un message, de retour chez elle après la visite. C'est dire!

A LA DECOUVERTE DU CHATEAU:


      On arrive d'abord devant l'harmonieux château. Seule la partie centrale a été édifiée en 1815 pour la duchesse de Charost, fille de Mme de Tourzel, gouvernante des enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Charles de Beistegui, qui avait acquis le domaine en 1938, y ajoute en 1952  deux ailes respectant le style initial qui lui donnent véritablement la belle allure qu'il a aujourd'hui..
L'ensemble est classé monument historique depuis 1993.
Il est construit en plâtre creux et non en pierre: le château est un peu un simple décor de 2500 m2.
La duchesse d'Angoulême ou encore Napoléon III  y ont résidé.

       Charme supplémentaire en automne, la beauté de cet arbre situé à  gauche de l'édifice.

Les visiteurs sont accueillis par Gaël, de l'association "Patrimoine Aventure", une équipe de bénévoles qui restaurent et entretiennent le château en accord avec les nouveaux propriétaires, un société d'Ouzbékistan, et les Monuments historiques.
Le château après la mort de Beistegui survenue en 1970 a eu divers propriétaires. Parmi eux, signalons Jean-Louis Rémilleux, actuel réalisateur de l'émission Secrets d'Histoire, animée par Stéphane Bern, qui  entreprit sa restauration après 2001, et ouvrit pour la première fois le parc du château à la visite .

    Lorsqu'on entre, première surprise, avec ce  prodigieux escalier créé par Charles de Beistegui, qui a complètement remanié l'entrée de la partie centrale du château , qui date elle du début du XIX e. Beistegui s'est inspiré de l'escalier de la maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry.

  Les petits éléments décoratifs et l'essentiel de l'ameublement ne datent pas de l'époque de Beistegui, car après sa mort, tout le contenu a été plus ou moins rapidement vendu et  dispersé. Seuls quelques éléments "classés" ont été maintenus sur place, nous en verrons quelques uns.
L'escalier n'est pas en bois précieux, mais en bois ordinaire peint. L'essentiel pour Beistegui est l'effet produit. Ceci confirme que le château est avant tout un décor.

L'entrée est surmontée d'une ouverture circulaire qui donne sur l'étage supérieur.

Et l'on découvre aussi le premier des incroyables lustres, tous élégants et différents, qui ornent les  pièces du château.
Beistegui, paraît-il, aimait à se poster au dessus de cette ouverture pour voir quels visiteurs arrivaient.

Au mur, une décoration animalière apportée par l'association.

LA VISITE SE POURSUIT ALORS DE PIECE EN PIECE :

Un salon d'abord - les meubles ici ne sont pas d'origine.

Encore un joli lustre...

       On découvre ensuite la salle de billard, surmontée d'un lustre conçu par Emilio Terry, dont l'allure extravagante laisse le visiteur bouche bée!

Autre vue.
Au mur des photos de notre guide Gaël, photographe d'art.

Magnifique poêle autrichien en faïence aussi dans cette pièce. (Photo: Danielle PC). Un petite bûche introduit dans le poêle suffisait pour chauffer la pièce, tant la faïence décuplait la chaleur.


                                      Autre lustre, en verre de Murano, dans la salle à manger.
                       Beistegui connaissait bien Venise, où il avait une demeure, le palais Labia.

Cheminée d'origine, meubles rapportés.

Dans l'aile droite du château, un couloir incurvé a été magnifiquement décoré pour Charles de Beistegui.

  Ici un superbe tableau représente un cheval et son cavalier sur la place Royale à Paris (actuelle place des Vosges).

                                                                     Vue plus large.
Beistegui avait d'abord acquis les banquettes incurvées. Il a demandé à son architecte de concevoir dans les extensions des couloirs incurvés pour que les meubles puissent s'y adapter!

La cheminée est tapissée de porcelaine de Delft, un procédé décoratif omniprésent au château. C'est une fausse cheminée, en bois peint. Toujours l'illusion, l'important c'est le décor.


Zoom sur le dessus de cheminée.

 Toujours dans l'aile droite, les visiteurs se retrouvent dans une vaste et magnifique salle de bal. Pendant 20 ans, Beistegui a organisé au château de somptueuses fêtes, invitant tout le gotha, dont de nombreuses têtes couronnées. Elisabeth II par exemple fréquentait Groussay.

On voit  dans la décoration tout le goût de Bestegui : c'est lui qui l'a entièrement conçue.
Le tableau en haut et à droite est un don .

Fabuleux, le lustre!
Le plafond à caissons est en bois, ce qui amortit le bruit.

Et le carrelage en harmonie !

Les portes sont inspirées de celles des appartements du pape au Vatican.

Porte d'angle. On remarque l'utilisation à nouveau des carreaux de Delft à la base des murs, mais aussi autour de toutes les fenêtres (elles réfléchissent la lumière et contribuent à éclairer la pièce).

Détail décoratif.

Très belle tapisserie de style médiéval sur un mur.


LA GRANDE SALLE A MANGER...(photo: Jacqueline M. ).
Une véritable galerie des glaces (référence à Versailles). On remarque les chaises: le château en compte 250, une belle collection.

Encore de très beaux lustres. Le plafond est constitué de caissons  en bois (cela amortit le bruit).
(Photo: Jacqueline M. ).

NOUS QUITTONS L'AILE DROITE DU CHATEAU POUR REVENIR VERS LE PAVILLON CENTRAL .

  Bestegui a créé à l'arrière du pavillon central une rotonde où est installé le salon Marie-Antoinette , dont la décoration s'inspire de la chambre de la Reine à Versailles.

Avec encore un beau lustre classique.

Cheminée et décoration.

Détail du papier peint.
La chambre de Beistegui était à l'étage supérieur. Elle avait été auparavant la chambre de Mme de Charost, et aussi celle de la duchesse d'Angoulême lors de son passage à Groussay.

                         Le piano (russe) du petit salon de musique est un don d'une visiteuse.

Les poufs dateraient de 1815.

Ce luxueux plafond est en fait un coffrage de bois peint. Le joli lustre lui est assorti!

Et l'on parvient à l'époustouflante bibliothèque de Beistegui:


Elle est monumentale et absolument splendide...
Beistegui était un dévoreur de livres!

                Elle avait été vidée de ses livres. L'association a rempli de nouveau ses étagères...
Son plafond à caissons n'est qu'un trompe l'œil peint, destiné à faire pendant à celui de la salle de bal.


                                                 Le lustre et un aperçu des rayonnages.

                                                         LE SALON GOYA:

On passe ensuite dans l'aile gauche dans un second couloir incurvé, qui fait pendant à celui de l'aile droite. C'est le salon Goya. Il est merveilleusement décoré de tapisseries des Gobelins inspirées d'esquisses de Goya (actuellement au musée du Prado),et créées pour Beistegui. Et des lustres, toujours des lustres...

Les banquettes incurvées achetées par Beistegui datent de 1820-1825.



                               Voici les principales scènes figurant sur la première tapisserie.

                                           Les visiteurs sont époustouflés par une telle beauté...



Voici  les trois gracieuses scènes qui ornent la 2e tapisserie .

                         Le clou de la visite: le THEATRE BAROQUE.

C'est Charles de Beistegui toujours qui l'a fait installer. Il s'inspire de celui de Bayreuth. Il possède 25O places, et  une acoustique parfaite. Il a été inauguré en 1957 par des acteurs de la Comédie française, qui ont joué une pièce de Marcel Achard, grand ami du propriétaire.Jean-Claude Brialy et Annie Girardot par exemple y ont fait leurs premiers pas d'acteurs. Un mois de travail des bénévoles de l'association en avril 2015 lui a redonné tout son éclat.
Un programme de représentations théâtrales vient d'être mis sur pied: le théâtre revit!


                                      Les visiteurs éberlués découvrent le superbe théâtre.
                                                          Vue ici du fond de salle.

                                                         Le lustre  et le fond de salle.


                                                 L'incroyable lustre du théâtre pèse une tonne!

                                                       La salle et la scène - vue latérale.

Le lustre et la scène.

La scène et son décor.
               Ce jour-là, une visiteuse essaie l'acoustique (parfaite) en lisant un poème sur scène.


 DANS LE PARC, A LA DECOUVERTE DES "FOLIES" de Charles de BEISTEGUI:
Comme la transformation du château, la création des fabriques décoratives (ou "folies") du vaste parc se sont étalées entre 1950 et 1970 , date de la mort de Charles de Beistegui.
Il reprenait ainsi un siècle plus tard la tradition des parcs à l'anglaise de la fin du XVIII e et du début du XIXe siècles.
Les fabriques sont disposées d'une manière très étudiée pour créer sans cesse une nouvelle surprise au fil de la promenade. Des jeux de perspective ravissent l'œil, d'une fabrique on doit pouvoir en apercevoir une autre etc...
C'est avec la complicité des artistes Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff et des architectes Desbrosses et Costi que notre esthète a pu réaliser cet ensemble.
Ajoutons que la balade dans le parc par une belle journée d'automne commençant ajoutait un charme supplémentaire.

Le parcours  à travers le parc  suit la promenade habituelle de Beistegui, qui aimait faire en calèche le tour de ses fabriques avant le déjeuner.

                                                   On passe d'abord devant l'orangerie.

                                     Sur sa façade un bas relief évoquant les travaux agricoles.

    Pour accéder au parcours de découverte  concocté par le maître des lieux, il faut d'abord passer par cette porte monumentale qui donne accès à un jardin d'agrément. (Photo d'avril 2013).

On découvre alors la perspective créée par les alignements végétaux du jardin d'agrément , soigneusement entretenu.

Première agréable surprise, dans un encadrement de feuillage, une jolie cage à oiseaux se profile. Autrefois elle était vide, aujourd'hui de ravissants oiseaux l'occupent.

Nouvelle surprise plus loin: la tente tartare (ou turque) en tôle peinte de 1960, précédée d'un obélisque. Elle s'inspire de celle de Gustave III de Suède élevée en 1781.

L'intérieur est tapissé de 10 000 carreaux de Delft.

La surprise suivante est le "temple du labyrinthe", car autrefois situé dans un labyrinthe de verdure.

Le temple du labyrinthe, face arrière.

Ce premier parcours aboutit au théâtre de verdure, orné de statues représentant des personnages de la commedia dell arte.

C'est lequel celui-là? J'attends la réponse.

Le pont palladien d'Emilio Terry rappelle le pont Guglie à Venise, non loin duquel se trouvait le palais Labia, propriété de Beistegui, où fut organisé le "bal du siècle" resté dans les mémoires du gotha. Il enjambe un bras de l'étang. Il est vu ici depuis une autre fabrique, la pyramide.

Et voici, vue du pont palladien , la pyramide, qui nous emmène en Egypte

Dans la lumière de septembre.

Bientôt on a en vue le temple d'Amour, inspiré de celui du Trianon. C'est la plus ancienne fabrique du parc.

Sur une butte lui répond une autre construction, le temple d'Adam.

On se dirige ensuite en direction de l'étang.

Une autre nouveauté dans le parc: des animaux y vivent dans des enclos, comme cette petite chèvre.

                                    On aperçoit bientôt le château qui se mire dans l'étang.

Tout le charme des grands parcs d'Ile de France...

                                Charme accentué par les couleurs automnales qui se précisent.

                                                                        Plus près.
Autre vue.

                                                               Teintes automnales.

Dans l'or de l'automne.

Autre vue (photo :Danielle PC).

Nouvelle "folie": la pagode d'Emilio Terry (1963). De lourds aménagements ont été nécessaires pour l'installer et l'entourer d'un étang.

Les néophytes manquent souvent la colonne observatoire (1962) , enfouie au milieu des arbres.
Elle s'inspire de la colonne Vendôme à Paris. Du sommet on doit avoir une belle vue sur la campagne. Mais on n'y monte pas...

Un peu plus loin, on passe devant de belles écuries du XVIIe s, rénovées en 2008.

Le visiteur en cette saison peut remarquer dans le parc de superbes champignons, comestibles en plus me dit-on. Pour ma part, je préfère les manger du regard!

Au bout du parcours, jetons un dernier regard sur le château, en contemplant sa façade donnant sur le parc.

                                                                       
                                                 FIN.
                                
         
Charles de Beistegui (1895 - 1970)  avec la duchesse de Windsor (à gauche)
Il tenait semble-t-il sa fortune de ses grands parents, enrichis par des mines d'argent mexicaines.Il était ami notamment avec Jacques de Lacretelle, Salvador Dali, Charles et Marie-Laure de Noailles.

La salle de réception du temps de Beistegui: ce collectionneur d'art accrochait de nombreux tableaux aux murs.
Le palais Labia à Venise, où il organisa le "bal du siècle". Il possédait aussi un hôtel particulier à Paris.

Tout savoir sur Beistegui:

Voici le lien pour voir le Bal du comte d'Orgel, tourné au château, du temps de Beistegui.


POUR VISITER LE CHATEAU DE GROUSSAY:
Il se visite le week-end. Cependant le domaine est parfois privatisé pour des événements: ainsi des tournages de films y ont lieu souvent.
Pour savoir s'il est ouvert à la visite, reportez-vous à son site:


samedi 2 septembre 2017

LE HOURDEL: le lieu où il faut aller pour observer les phoques de la baie de Somme.

Un contraste saisissant:
Curieux lieu que la pointe du Hourdel, qui fait partie de la commune de Cayeux sur mer. Un petit port de pêche actif y est installé, on n' y trouve que quelques maisons, anciennement de pêcheurs. Nombre d'entre elles, aménagées, accueillent de rares vacanciers. Mais c'est le poste d'observation le plus avancé de la colonie de phoques de la baie de Somme. Il y en aurait plus de 500 en baie de Somme et sur la côte picarde, certains avancent des chiffres encore plus importants. Des veaux marins principalement, aux narines étroites, mais aussi des phoques gris , aux narines plus larges.Il paraîtrait qu'on en observe davantage entre juin et septembre. Nous y étions en août.

Le HOURDEL.

Toujours est-il que les phoques attirent les foules: chaque jour, un flot bruyant de voitures et de motos envahit le site, les parkings (bien que payants!) sont pleins à craquer. Mais le soir, le lieu est quasi totalement déserté, jusqu'à 10h le lendemain matin. Le contraste est saisissant pour qui, comme nous le fûmes, est installé sur place.

Comment voir les phoques?
Pas de problème au Hourdel, en tous cas en été! Je n'imaginais pas qu'il soit si facile d'en apercevoir! Nous qui séjournions sur place, nous avons vite repéré les lieux où ils se tiennent habituellement. Le plus souvent, on peut les observer depuis la plage de galets, ils se trouvent sur un banc de sable situé en face d'un ancien blockaus, de l'autre côté du chenal d'accès au port, du moins quand la marée n'est pas trop haute. Il suffit de marcher environ 500 mètres depuis le port pour se trouver en face d'eux.

                           Phoques au loin sur leur banc de sable habituel (cliquer pour agrandir)

Avec des jumelles ou des téléobjectifs, on les voit bien. Plus rarement, on en aperçoit au large de la pointe du Hourdel, entre ce site et la station balnéaire du Crotoy qui se profile en face.
Mais on peut aussi avoir la chance d'en trouver , toujours du côté du blockaus, sur un banc de sable plus proche, accessible de plus à marée basse. On peut alors les approcher vraiment: pas à moins de 300m, afin de ne pas les déranger!

Vue rapprochée.

Enfin, bien des fois, les visiteurs ont la joie de voir les têtes de quelques uns de ces sympathiques animaux marins émerger à quelques mètres d'eux, car à marée montante ils nagent tout près de la plage, voire même dans le chenal du port, non loin des bateaux!

Tout à coup une tête émerge.

Si vous n'êtes pas équipés de jumelles ou d'objectifs adaptés, et si vous souhaitez avoir davantage informations sur les phoques, vous pouvez aussi vous inscrire à une promenade guidée: de très nombreux guides officient à pied, en bateau, en kayak même. De sympathiques animatrices proposent aussi en principe gratuitement (à chacun de donner ce qu'il veut) la possibilité de regarder dans des

Des touristes arrivent avec leur guide.

longues vues  à l'entrée de la plage de galets pour ceux qui n'ont  pas le courage de parcourir les quelques centaines de mètres qui séparent cet endroit du blockaus. C'est une véritable manne touristique que ces phoques, et on comprend que dans la région on fasse la sourde oreille par rapport aux plaintes de certains pêcheurs qui accusent les phoques de leur manger leur poisson...
Toujours est-il que pour voir des phoques, j'en atteste, il n'est pas indispensable de recourir à un guide, même si le guide peut apporter une info supplémentaire aux gens pressés de passage....

Il fait "la banane", pour se conserver au sec le plus longtemps possible.

mercredi 30 août 2017

Didier ROUSSELET, L'HOMME QUI MARCHE POUR L'EUROPE !

Didier ROUSSELET est de ceux qui n'ont pas oublié que des siècles de nationalisme ont déchiré l'Europe. C'est donc depuis longtemps un fervent partisan de l'Union Européenne, dans un contexte qui était celui du dénigrement de plus en plus prégnant de celle-ci - contexte qui semble se retourner d'ailleurs avec l'élection d'Emmanuel Macron.
Alors, depuis quelques années, Didier Rousselet "marche pour l'Europe". Cela a commencé par une marche de Paris à Berlin, façon pour lui de célébrer l' amitié franco allemande, si précieuse après les séismes engendrés par deux guerres mondiales. Puis il s'est avisé " qu"il était évident que l'histoire commune de la France et de ses autres voisins n'avait pas non plus été un long fleuve tranquille", et que là encore il convenait de célébrer "l'inestimable cadeau des liens apaisés " entre eux  grâce à l'Union Europénne.
Il a alors marché ensuite, dans cet esprit, en Espagne, et il vient de parcourir 1000 kilomètres en Italie, avant un prochain parcours en Angleterre, à l'heure où malheureusement ce pays prend ses distances avec le reste de l'Europe.
A l'issue de chaque voyage, il produit un petit opus. Le dernier en date est donc ce "Voyage dans l'histoire franco-italienne", sous titré "1000 km à pied dans la Botte"


Le dernier opus de Didier Rousselet , suite à son périple italien.

(Editions SEPIA). Il comprend 50 textes correspondant chacun à une journée de voyage , chaque fois illustrés  par une photographie et agrémentés d'une citation. Chaque texte fait 25 lignes: "J'ai marché en moyenne 25 km par jour, chaque ligne correspond donc à 1 km parcouru!" aime-t-il à souligner.
Il nous emmène avec lui, en plusieurs épisodes, de Briançon à Bologne, à Florence, d'Arezzo à Spolète, à Rome, et de Salerne à Naples.
Il ne faut pas cependant pas s'attendre ici à un traditionnel récit de voyage. "J'ai voulu plutôt effleurer par petites touches quelques motifs liés à l'histoire des relations entre l'Italie et la France" (le sujet central de l'ouvrage, comme le souligne son titre), mais aussi " à mes sujets favoris comme le goût des paysages", précise-t-il.

Didier Rousselet lors d'une randonnée sur les chemins du Hurepoix.

Historien et géographe de formation, curieux du monde qui l'entoure, Didier Rousselet a été aussi directeur d'un troupe théâtrale, Le Néon, aux Etats-Unis, metteur en scène, comédien, et il se consacre aujourd'hui davantage à l'écriture, et effectue régulièrement des voyages à pied en Europe.

  * DIDIER ROUSSELET  A DONNE UNE CONFERENCE SUR SES VOYAGES A PIED  samedi 25 novembre à l'Espace Harmattan, dans le 5e.


                                Didier Rousselet pendant sa conférence.
                         La conférence a été suivie d'une séance de dédicaces.

On trouve ses ouvrages à l'Espace Harmattan, 21bis rue des Écoles, Paris Vème ou sur Amazon.