correspondant agoravox

jeudi 22 décembre 2016

QUAND LE PEINTRE A BESOIN DU PHOTOGRAPHE...

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* QUAND LE PEINTRE A BESOIN DU PHOTOGRAPHE...

                                                  De la photographie au tableau.

Le peintre Didier WATRIN (1)  m'a demandé récemment l'autorisation d'utiliser une de mes photos pour réaliser un tableau des tours des Ulis. Il prépare en effet une exposition dans les cadre des 40 ans de la ville, et a besoin de quelques vues locales prises à des saisons différentes pour créer quelques œuvres nouvelles . Il avait un certain choix dans mon blog LES ULIS, PAYS DES MERVEILLES (www.jmsatto.blogspot.com)
Il est intéressant de regarder un peu le passage de la photographie au tableau:
                                                      
                                                                      La photo:



Une photo d'atmosphère automnale plutôt sombre, empreinte de mystère (fond estompé...).

                                                                      Le tableau:



Ca n'a rien d'une imitation servile...! Le cadrage et les détails de la vue sont conservés, mais l'atmosphère est tout autre, le peintre a arrangé les choses à son goût, préférant ciel bleu et couleurs claires. Il n'a pas reproduit non plus les volatiles présents dans le cliché.

(1) Sur Didier WATRIN, peintre du Hurepoix, voir notre article et son interview sur:


Violette VERGELY: l'imagination au pouvoir.

Beaucoup de peintres travaillent à partir de photos qu'ils prennent eux-mêmes, et que parfois ils empruntent à un photographe. L'aquarelliste Violette VERGELY (2) procède ainsi, mais se montre encore plus libre par rapport  au cliché de base! Ainsi, inspirée me dit-elle par le ciel tourmenté et coloré au dessus des tours qu'elle avait repéré sur une de mes photos des Ulis, a-t-elle abouti, son imagination aidant, à un paysage enchanteur qui n'avait plus rien à voir avec le modèle. Tout se passe comme si le ciel de la photo n'avait été qu'un déclic pour la création, mais ensuite l'imagination de l'artiste prend le pouvoir.

La photo dont elle s'est  inspirée:

Ciel du soir au dessus des tours.

  Voici l'aquarelle à laquelle elle a abouti:

Ciel d'orage . Violette Vergely.

"J'ai été inspirée par ce ciel féérique qui nous "aspire " vers un monde imaginaire !!!"(Violette Vergely).

(2) Sur l'aquarelliste Violette VERGELY, voir:


*Christophe GROTH ou la transposition fidèle.

Il y a quelques années, le peintre allemand Christophe Groth avait repéré sur internet une de mes photos du vieux Grasse. Le tableau obtenu transpose avec fidélité le cliché qui lui avait visiblement plu dans sa totalité.

. Sur l'œuvre de Christophe GROTH, voir: http://chrislizgroth.blogspot.de/ .

La photo:



Le tableau:


vendredi 9 décembre 2016

NOUVELLES BREVES DU HUREPOIX. DECEMBRE 2016.



            * LE LOUP DE RETOUR EN HUREPOIX!

Petits chaperons rouges, ne vous hasardez plus dans les bois: le loup est de retour en Hurepoix! Ainsi un loup aurait été observé récemment entre Rambouillet , Auffargis et Cernay la Ville! Ce loup serait originaire de l'Yonne, d'après les spécialistes de l'Observatoire du loup, qui confirment un phénomène de migration du loup en direction de l'Ile de France. Le loup, paraît-il, se déplace de 20 à 60 km par jour; il n'est pas impossible qu'il se fixe dans la région s'il trouve le gibier suffisant (lapins) et une zone où il se sent relativement en sécurité.
                                                              
                                                                     

LOUP, Y ES-TU?

Néanmoins d'autres spécialistes restent sceptiques: peut-être les témoins ont-ils confondu avec un chien, certaines races ressemblent beaucoup au loup! Seule l'analyse génétique des excréments ou des poils collectés sur le terrain  donnerait une réponse sûre, mais de telles analyses n'ont pas encore été menées.
Il ne faudrait pas trop tarder pour les réaliser, selon l'Observatoire du loup, afin d'éviter les problèmes avec les élevages, et les massacres de loups  à tout va qui pourraient s'ensuivre !


             * BIENTOT UN TELEPHERIQUE EN ESSONNE!

Un téléphérique en Essonne, ce pays plat? Quelle drôle d'idée! C'est pourtant bien, paraît-il, ce que projettent les élus de la Communauté de communes Cœur d'Essonne Agglomération! Il s'agirait de relier  la station du RERD du Bois de l'Epine à Ris Orangis   à celle du RERC de  Brétigny sur Orge, car il manque une liaison entre les deux RER. Les avantages seraient un gain de temps, car avec ce système, finis les bouchons, et c'est un transport propre, écologique... D'autre part, il est assez simple à mettre en place. Néanmoins le coût pourrait avoisiner les  70 ou 80 millions d'euros; le syndicat des Transports d'Ile de France étudie la faisabilité d'une telle dépense. Réponse début 2017. Ce type de "téléphérique urbain" est utilisé par exemple à Brest pour la traversée de la Penfeld, le fleuve qui sépare la ville en deux.


Le téléphérique urbain de Brest, dont on veut s'inspirer.


* LA CRECHE EN PAILLE DE JANVRY A EU LES HONNEURS DE LA CATHEDRALE D'EVRY:

Chaque année, à l'occasion du fameux marché de Noël du petit village de  Janvry (Essonne) , environ 150 crèches du monde entier , appartenant pour la plupart à la collection du maire Christian Schoettl, sont exposées dans l'église. Parmi elles, il en est une particulièrement magnifique , en paille et lin tressés, de grande taille, fruit d'un an de travail, confectionnée spécialement pour Janvry à la demande du maire par un artiste polonais, Andrzej Wrzecinko. Mgr Dubost, évêque d'Evry , a été séduit, et a décidé de l'accueillir dans sa cathédrale. On peut l'y admirer en décembre et jusqu'au début janvier.



La crèche en paille de Janvry, détail des rois mages.


* DECOUVREZ LE BOUDDHISME A LA PAGODE D'EVRY, LA PLUS GRANDE D'EUROPE.

Depuis mai 2016, après vingt ans de travaux, la grande pagode d'Evry est ouverte au public. La salle de prières est accessible le  dimanche de 11h30 à 12h30; un repas traditionnel est proposé dans la foulée.
La grande pagode Khanh Anh est une pagode bouddhiste vietnamienne. Fondée par le vénérable Thich Minh Tam (1940-2013) et construite avec des fonds privés sur un terrain de 4000 m2, elle a été officiellement inaugurée le 12 août 2008 par le dalaï lama, alors qu'elle était encore inachevée.


Le bâtiment central, qui contient notamment la salle de prières, est flanqué de deux tours de taille inégale. La salle de prières de 530 m2 peut contenir 1500 personnes. Une grande statue de Bouddha dans la position du lotus, de 4 m de haut, et recouverte d'or, y trône. Dans la salle du recueillement est installé un portrait du fondateur, sous lequel sont placés des objets personnels. Ses cendres se trouvent dans la plus petite tour.


Cinq moines vivent dans la pagode et y prient trois fois par jour. Elle est aussi un centre de formation de jeunes moines.
Il est question d'y ouvrir un cabinet de médecine traditionnelle qui proposera des séances d'acupuncture gratuites.
Elle est située au bord de la N7, en direction de Corbeil.

Pour visiter  : Tél. 01.60.79.36.84 ou 01.47.35.59.08 ou 01.46.55.84.



* IL FAUT SAUVER LA MAISON D'ALPHONSE DAUDET A DRAVEIL:

La propriétaire, qui ne bénéficie pas de subventions officielles,  lance un appel pressant aux dons.

Le 6 avril 1887, Alphonse Daudet acquiert dans le quartier de Champrosay, à Draveil (Essonne), une belle maison bourgeoise qui sera sa résidence d'été, avec sa famille, jusqu'à sa mort onze ans plus tard. Il y écrira plusieurs œuvres. Elle existe encore, au 33 de la rue qui porte aujourd'hui son nom. Elle s'est dégradée au fil du temps, et depuis 20 ans, Isabelle Guignard, son actuelle propriétaire, s'efforce, sans subventions officielles, de la restaurer peu à peu grâce au concours notamment de bénévoles. Des entrepreneurs locaux
lui sont récemment venus en aide, mais le coût du prochain programme de travaux s'élève à 170 000 euros, ce qui est au dessus des moyens d'Isabelle. Elle lance donc un appel  pressant à des dons déductibles des impôts.
Ajoutons qu'Isabelle a fait de la maison un lieu de mémoire consacré à l'écrivain, accueillants visiteurs et groupes, mais aussi une résidence d'artistes, hébergeant notamment des conteurs francophones venus de tous les horizons.



La maison de Daudet à Champrosay.

Pour toutes informations complémentaires s'adresser à:

Maison d'Alphonse Daudet
Isabelle guignard
33, rue A Daudet
91210 Draveil
ou par courriel: maison.daudet@laposte.net
tel 06 30 56 79 08


(1) Sur Daudet à Champrosay, voir notre article sur:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/04/sur-les-pas-dalphonse-daudet-champrosay.html 

* MARIE-HELENE PERCY, LA DON QUICHOTTE DES MOULINS A EAU:
Don Quichotte luttait contre les moulins à vent, Marie-Hélène Percy, la présidente de l'association pour la sauvegarde des moulins d'Ile de France, s'en prend, elle, non pas aux moulins à eau, mais à ceux qui , selon elle, risquent de causer la perte d'un patrimoine qui est le 3e du pays après les églises et les châteaux! Propriétaire elle-même d'un moulin, elle s'insurge contre un projet de dérivation des cours d'eau du sud est de l'Essonne, notamment la Juine et l'Ecole.
Si les syndicats de gestion de ces cours d'eau envisagent cette mesure, c'est pour appliquer une directive européenne qui demande "la restauration de la continuité écologique".

Un des moulins de la Juine autrefois.

Mais selon Marie-Hélène, si l'eau vient à disparaître ou à diminuer sous les moulins, les pieux sur lesquels ils reposent seront exposés au vent, attraperont des champignons, et risqueront de faire s'effondrer tout l'édifice.
85 moulins seraient menacés sur la Juine, 18 sur l'Ecole.
Aux dernières nouvelles, le syndicat de gestion de la Juine semble vouloir engager un dialogue avecles propriétaires de moulins et ne pas vouloir les mettre devant le fait accompli. L'association en espère autant que celui de l'Ecole.
La lutte de Marie-Hélène Percy pourrait donc  s'avérer moins vaine que celle de Don Quichotte!



* LES RUSSES ET LES AMERICAINS S'INTERESSENT AU HUREPOIX....

... si l'on en croit le compteur de mon blog "CHARMES MECONNUS DU HUREPOIX" consacré à la région (paysages et patrimoine) ! Ces derniers temps, plus de 1600 visites émanent de Russie et plus de 1100 proviennent  des USA , la France n'arrive qu'en 3e position avec + de 500 visites. Les pages qui les ont le plus attirés dernièrement sont celles qui sont consacrées à la découverte des Yvelines à pied (Auffargis, Levis Saint Nom et le vallon du Pommeret, Le Mesnil Saint-Denis, l'abbaye ND de la Roche à Levis Saint Nom) , ou encore l'article sur "Les 3 moulins des Vaux de Cernay", et les images d'automne dans le parc de Morsang sur Orge... Ainsi donc ces internautes lointains semblent visiter notre région grâce à notre blog, peut-être en attendant de venir la découvrir réellement! Des repérages avant voyage peut-être? Voilà en tous cas qui est encourageant pour le blogueur!

L'abbaye ND de la Roche à levis Saint Nom.

* Lien vers le blog Charmes méconnus du Hurepoix:

* Lien vers JMS PHOTOGRAPHIES où sont réunies nos meilleures images du Hurepoix:


* PRATIQUER LE CHAR A VOILE EN ESSONNE, C'EST POSSIBLE !

Ce sport n'était pratiqué jusqu'ici que sur nos côtes. Mais des élus de la communauté de communes Coeur d''Essonne, à la recherche d'utilisations possibles de l'ancienne base aérienne de Brétigny sur Orge, ont eu une idée : consacrer une partie de ce terrain, située sur la commune  du Plessis Pâté, à cette activité. Il s'agit d'une piste de 1,4km de long et de 100 m de large, sans constructions autour, qui devrait bien convenir aux amateurs. Un contrat d'utilisation de 3 ans a déjà été signé avec la Fédération française de char à voile. Ainsi les franciliens adeptes de ce sport n'auront plus à prendre leur voiture pour gagner les côtes françaises, et ils pourront s'y adonner toute l'année...

Jusqu'ici le char à voile ne se pratiquait qu'en bord de mer...


* PARC DES ULIS : DES FOULQUES AFFAMEES S'EN PRENNENT AUX MOLLETS D'UNE PROMENEUSE!
Une promeneuse, en effet, a cru revivre "Les oiseaux" d'Hitchcok, les corbeaux étant remplacés par des foulques, autres oiseaux noirs!
J'ai appris quelque chose sur les foulques, ces grosses poules d'eau noires à crête blanche: elles peuvent, dans certaines circonstances, attaquer l'homme, ou plutôt la femme en l'occurrence!
Les volatiles  du parc ont faim, et ils ont pris l'habitude d'accourir vers les promeneurs qui semblent avoir l'intention de leur donner à manger; réflexe conditionné par le fait que beaucoup de passants donnent aux oiseaux, bien que ce soit officiellement interdit.
Ce 30 décembre, jour de brouillard et de froid intense, je vois à une certaine distance une cohorte considérable de foulques se diriger en hâte vers une dame qui tient à la main un  sac en plastique apparemment garni de pain ou autre denrée susceptible d'intéresser ces volatiles; la dame s'écarte à reculons, un bouquet d'arbres me cache alors la scène en partie, mais j'entends des cris!



Foulque macroule.

Quand j'arrive sur les lieux, un reflux des oiseaux vers l'étang s'est produit, du fait que la promeneuse a fait mine de partir, mais je la vois qui se rapproche en se frottant la jambe: "Il y en a une qui m'a mordue! C'est que ça fait mal!"
En réalité, elle n'avait pas l'intention de nourrir les oiseaux! Elle avait dans son sac une brioche qu'elle se proposait de déguster chez elle avec sa famille, c'est ce qui a attiré cette bonne troupe, dont certains membres sont devenus mauvais! Est-ce par frustration ou par colère parce qu'on ne leur accordait pas ce qui leur était visiblement promis, certaines foulques se sont mis à avoir un comportement agressif!
Pendant que je discutais avec la promeneuse, les bêtes, voyant de nouveau le sac pendant au bout du bras de mon interlocutrice, se sont à nouveau précipités vers nous, et nous avons évité de justesse de nouveaux coups de bec!
La foulque est normalement peureuse, mais elle peut-être hargneuse!
Et la faim peut favoriser, on le voit, ce deuxième trait de caractère!




*MERIAM LAOUEJ, 38 ans, et déjà 23 ans de bénévolat à son actif !

                     La jeune élue des Ulis a reçu la palme de la Fondation du bénévolat.

Samedi 10 décembre Françoise Marhuenda, maire des Ulis, a remis à une de ses jeunes élues, Mériam Laouej, adjointe chargée de la jeunesse et du périscolaire , la palme de la Fondation du bénévolat, en présence notamment de Mme Malika Alaoui, consule du Maroc à Orly. « On n'a pas l'impression à voir ce jeune visage, mais Mériam a déjà 23 années de bénévolat à son actif » a souligné l'édile. Dès l'âge de 11 ans, Mériam allait volontiers aider le Secours populaire . A 15 ans, dans le cadre de l'association Culture et Liberté, elle réalise des chorégraphies pour les jeunes des Ulis. Mériam, née aux Ulis, a la double nationalité franco-marocaine: "une richesse", dit-elle.

De g à dr: F.Marhuenda, Mme Malika Alaoui, consule du Maroc à Orly, et Meriam Laouej.

 Devenue une juriste chevronnée, après un parcours scolaire méritoire, elle met ses compétences au service de tous, dans le cadre notamment de son Association du Droit à la Justice pour tous, et vient en aide aux primo-arrivants. Elle crée pour finir l'association franco-marocaine pour le Progrès et le Développement global , qui a pour but de favoriser la coopération entre la France et le Maroc, son pays d'origine, de développer notamment des actions humanitaires: construction de bibliothèques au Maroc, collectes de vêtements, envoi de jouets et de manuels scolaires par exemple.  Elle aide aussi d'autres associations franco-marocaines dans leurs démarches. Un parcours déjà riche, en effet !

* Sur ce sujet, voir aussi notre article dans LE REPUBLICAIN DE L'ESSONNE du 15/12/16.


* LA JOURNEE DES MUSICIENS EN ESSONNE: quand les professionnels de la musique viennent au secours des débutants...
Ils en ont de la chance les musiciens débutants en Essonne! REZONNE un réseau regroupant des professionnels des "musiques actuelles" du département, venus des MJC ou autres salles de spectacles, organise chaque année une « Journée des musiciens » . Le samedi 10 décembre, cela se passait à la maison Jacques Tati d'Orsay. «  Il s'agit de provoquer une rencontre entre les professionnels et de jeunes musiciens afin de fournir à ceux-ci des outils pour les aider à monter leurs

Une journée d'échanges fructueux...

projets » explique Gladys Le Bian, membre de l'organisation. Des moments d' échanges plus ou moins informels étaient prévus entre professionnels et artistes néophytes autour des projets de ces derniers . Une table ronde a permis à des artistes confirmés de partager leur expérience. Dans différents ateliers, des professionnels donnaient des conseils sur des points techniques précis : comment s'adresser à un programmateur ou enregistrer sa première maquette par exemple. La journée a été très animée, l'événement a attiré beaucoup de monde . Joli coup de pouce à la génération montante!

* Sur ce sujet, voir aussi notre article dans LE REPUBLICAIN DE L'ESSONNE du 15/12/16.










jeudi 8 décembre 2016

Didier Watrin, peintre du Hurepoix.

Bords de l'Yvette à Champlan.

Didier WATRIN se définit comme un "peintre de la nature et de la lumière". Il vit aux Ulis depuis 18 ans, et il trouve principalement son inspiration dans la campagne du Hurepoix proche, même s'il a pu dépeindre d'autres lieux situés en Bretagne, en Normandie, dans le marais poitevin ou encore en Provence à l'occasion de ses déplacements . "Je suis un peintre d'extérieur, car j'aime l'ambiance du dehors quand le soleil change les ombres sur les arbres, sur l'eau, les maisons" dit-il. Il peint la nature telle


             Didier Watrin met la dernière main à une de ses nouvelles toiles au parc des Ulis (1)

qu'elle est, il ne cherche pas à modifier ce qu'il voit . A cet effet, il se déplace dans toute la région avec son chevalet, pour peindre sur le motif . Mais il travaille aussi à partir de photographies préalablement prises. C'est aussi un peintre animalier, il aime moins représenter la figure humaine.
Son travail est apprécié: il a reçu de nombreux prix lors des divers concours pour peintres amateurs auxquels il participe.

Il a réalisé aussi différents tableaux sur la ville des Ulis en vue d'une exposition organisée en 2017 dans le cadre des  40 ans de la ville.


                                               Chemin de bouleaux au parc nord des Ulis.

                                                   INTERVIEW:

                 Nous avons pu rencontrer Didier Watrin  et lui poser quelques questions.

* Comment est née votre vocation de peintre?
J'avais un oncle peintre, et ma mère dessinait très bien et peignait, des rues de Paris surtout. Elle réalisait même des fresques murales. J'ai fait mon premier tableau à 15 ans...

*Parlons de votre formation...:
Je suis autodidacte. Je n'ai pas suivi de cours. J'ai toujours été très bon en dessin à l'école. Je me suis formé peu à peu. A mes débuts, des amis qui suivaient une formation aux Beaux-Arts m'ont donné des conseils. Plus tard, j'ai adhéré à l'association des Peintres et Sculpteurs de Palaiseau : à l'occasion des "ateliers libres" qui étaient organisés, on avait des échanges techniques. Certains peintres m'ont bientôt dit qu'il étaient étonnés par mes progrès. Il y en a même qui ont fini par m' acheter des tableaux!

* Quand avez-vous commencé à peindre "sérieusement"?
Je n'ai pas attendu la retraite pour peindre. Je peignais tout en travaillant. Je m'occupais la journée de logistique dans  une boîte américaine  qui fabriquait des caisses enregistreuses , des distributeurs de billets etc ... Et le soir, je peignais. D'abord je montrais mes œuvres à la famille, aux amis, et puis je les rangeais dans un placard. Et puis, dans les années 90,  quelqu'un m'a conseillé d'adhérer à l'association des Peintres et Sculpteurs de Palaiseau, ville où j'habitais alors. En 2003, j'ai présenté des tableaux à un concours qu'ils organisaient: j'en avais 5 disponibles, ils m'en ont pris 3 pour l'expo... C'était encourageant! A partir de là, je me suis mis à participer régulièrement aux concours organisés dans la région. Et ça a marché.

* Vous vous déplacez souvent dans la région pour peindre apparemment...
C'est-à-dire que je participe  dans la région à des concours de peinture  qui m'amènent à réaliser des tableaux dans les communes où ils ont lieu. Je participe par exemple à la Fête de la peinture, qui est organisée chaque année dans une quinzaine de communes de l'Essonne. L'idée est d'aller dans chaque village  pour peindre tel ou tel coin de ce village... Cette année, par exemple, je me suis déplacé dans 12 des 15 communes concernées.



*Ah oui, c'est cela qui explique que vous ayez tant d'œuvres représentant des coins du Hurepoix?
Oui, mais je me déplace aussi dans la région en dehors des concours. Par exemple , j'aime aller peindre du côté des Petits Ponts de Chevreuse....ou dans des endroits de balades, comme pour le tableau "Sous bois  à Malassis " par exemple. Une fois, j'ai voulu avec un ami aller pêcher dans l'Yvette à Champlan; au dernier moment , j'ai constaté que j'avais oublié mon matériel de pêche; en revanche j'avais tout ce qu'il faut pour peindre. Mon ami m'a dit: "Eh bien tu n'as qu'à peindre pendant que je pêche!". C'est ce que j'ai fait, d'où le tableau: "Bords de l'Yvette à Champlan"!

* Vous peignez vite? Comment procédez-vous?
Oui. Je peins un tableau en 5 à 8 heures. Je fais un dessin au départ. Ensuite je peins en commençant par les parties sombres, puis je remets de la lumière. Je préfère peindre les paysages. C'est ce qui est le plus apprécié.

* J'ai remarqué que vous avez une prédilection pour les chemins....
Oui, on s'imagine ce qu'il y a après, on rentre dedans..."Je ferais bien une balade sur tes petits chemins" m'a dit un ami. Cela fait un peut rêver les gens. L'important est que le tableau donne une émotion à celui qui le regarde...

* Vous avez eu de nombreux prix, je crois?
Oui, par exemple cette année, lors de la Fête de la PEINTURE, j'ai eu 12 prix dans les 12 communes où j'ai fait un tableau. Et à la finale entre les lauréats, en novembre, à Marolles en Hurepoix, j'ai eu le 2e prix catégorie huile. Au Salon des Indépendants de Longjumeau, en janvier-février 2016, j'ai eu le premier prix sur le thème imposé:  "dans une rue".

* Quels sont vos peintres préférés?
Les impressionnistes, et surtout Sisley. J'aime sa touche, ses aplats. Et puis il peint la Nature. J'aime Caillebotte aussi.

* Merci à vous, et bravo!

   (1) Didier Watrin m'a fait l'honneur de s'inspirer d'une de mes photographies pour cette œuvre.

                              UN PETIT APERCU DE SES OEUVRES:

                                   Images du  Hurepoix:


Coquelicots à Marcoussis.


Bottes de pailles à Saint-Maurice Montcouronne.


Le lavoir de Janvry.



Le lavoir de Chevreuse.


Les Vaux de Cernay.


Le Val Saint Germain.


Bords de l'Yvette à Champlan.


Au bord de la Bièvre à Igny.


Vue sur la basilique de Longpont sur Orge.


L'abbaye de Vauhallan.


La mairie d'Athis Mons.


Parc de la Maison rouge à Villiers sur Orge.


CHEMINS DE CAMPAGNE:

Un sujet de prédilection de l'artiste visiblement...



Sous bois de châtaigniers à Malassis (Forges les Bains).


Courdimanche sur Essonne.


Petit chemin à Marcoussis.


Petit chemin,  Marolles en Hurepoix.


Automne matinal (non situé).

Dans ce tableau on voit l'attrait du peintre pour les jeux de lumière, qui apparaît dans plusieurs œuvres.


SUJETS ANIMALIERS:

Des animaux qu'il a pu observer au parc nord des Ulis ou dans la région.


Ecureuil.


Colvert en vol.



Caneton colvert.


Pigeon ramier.


Grèbes huppés.


Coq.

ANIMAUX (autres):

Les trois chatons.

Jeunes pumas.


FIGURES HUMAINES:


Dans le marais poitevin.


Partie de pétanque en Provence.


Ados en balade.

* ON PEUT VOIR DAVANTAGE D'OEUVRES SUR:
hfx7as.livegalerie.com/

                       NOUVELLES OEUVRES (2018):




                                      Beaux chemins.



* A VOIR AUSSI:
SERGE REIX, peintre du rugby.... et de la Bretagne.
Voir: http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2016/12/honneur-un-peintre-amateur-serge-reix.html